SUJETS CORRIGES SUR PARTIE 1 CHAPITRE 2

Correction du sujet : Dans quelle mesure les problèmes de croissance, à partir des années 70, ont-ils conduit à une transformation de l’organisation du travail ?

En introduction, il fallait déterminer qu’est-ce qu’on entendait par « problèmes de croissance » : ralentissement de la croissance du PIB et ralentissement des gains de productivité, expliquer pourquoi on partait des années 70 (fin des 30 Glorieuses, début de la crise, et exprimer l’expression « transformation de l’organisation du travail » en passage du tayloro-fordisme au toyotisme.

1. Le ralentissement de la croissance et des gains de productivité à partir des années 70 ont conduit certaines entreprises à adopter des principes toyotistes dans leur organisation du travail.

1.1 Le toyotisme répond au ralentissement de la croissance en cherchant à mieux adapter la production

a) par une diversification de l’offre pour répondre à la volatilité de la demande
b) par une production «juste à temps » pour limiter les stocks et les délais
c) par une flexibilité interne et externe du travail

1.2 Le toyotisme répond au ralentissement des gains de productivité par une plus grande implication des salariés.

a) Dans une recherche permanente de qualité (Kaizen)
b) En laissant les ouvriers intervenir sur la chaîne de production (autonomation)
c) Grâce à un management participatif (cercle de qualité)

2. Cependant, dans un grand nombre d’entreprises, des caractéristiques majeures du tayloro-fordisme subsistent encore aujourd’hui.

2.1 Une importante division du travail persiste

a) La division horizontale concerne encore un grand nombre d’ouvriers
b) La division verticale reste le modèle hiérarchique

2.2 La production de masse reste un modèle

a) Car la production artisanale est trop chère et inadaptée pour un grand nombre de produits<
b) Le travail à la chaîne®ne concerne plus d’un ouvrier sur dix
c) La différenciation des produits se fait le plus souvent à la marge

CONCLUSION : Après avoir résumé l’ensemble des sous-parties, on pouvait conclure en disant que plutôt que de toyotisme les NFOT sont plutôt du néo-taylorisme.

« Après avoir montré que le progrès technique peut être facteur de chômage, vous mettrez en évidence les limites de cette relation »

1. Le progrès technique peut être facteur de chômage au niveau micro-économique et à court terme

1.1 si la croissance de la productivité est supérieure à la croissance de la demande

1.2 si la qualification requise pour les nouveaux emplois est différente de celle des emplois détruits

1.3 s’il n’y a pas un partage équitable de la valeur ajoutée

2. Le progrès technique peut aussi créer des emplois

2.1 parce que les emplois détruits dans certains secteurs peuvent être compensés par d’autres (théorie du déversement)

2.2 parce que le progrès technique stimule la demande donc à terme la croissance et l’emploi (Schumpeter+ effet multiplicateur)

Correction du sujet « Dans quelle mesure l’organisation actuelle du travail remet-elle en cause l’organisation tayloro-fordiste du travail ? »

1. Dans certaines entreprises, l’organisation actuelle du travail remet-elle en cause l’organisation tayloro-fordiste du travail

1.1 parce que, face à l’évolution de la demande, le toyotisme propose une organisation plus flexible que le système de production tayloro-fordiste

1.2 parce que, face à l’évolution de la population active, la NOT propose des emplois plus enrichissants que le tayloro-fordisme.

2. Cependant, l’organisation actuelle du travail garde des caractéristiques l’organisation tayloro-fordiste du travail

2.1 car la division du travail reste une caractéristique majeure de l’organisation actuelle du travail

2.2 car les conditions de travail restent encore difficiles

Correction du sujet « Dans quelle mesure la baisse du coût du travail peut-elle réduire le chômage ? »

1. Si on considère que le marché du travail est un marché comme un autre, une baisse du coût du travail peut entraîner une réduction du chômage

1.1 Selon les libéraux, une baisse du coût du travail permettrait à l’offre et à la demande de travail de s’équilibrer librement sur le marché

1.2 Une baisse des cotisations sociales permettrait d’augmenter les créations d’emplois, notamment dans les services.

2. Si on considère que le niveau de l’emploi dépend du niveau de la demande, alors une baisse du coût du travail risque plutôt à terme d’entraîner une hausse du chômage.

2.1 Une baisse du coût du travail peut entraîner l’augmentation d’autres coûts pour les entreprises (baisse de la productivité et hausse des autres PO)

2.2 La baisse des salaires et des cotisations sociales peut ralentir la croissance (théorie keynésienne)

Correction du sujet « Dans quelle mesure la réduction du coût du travail permet-elle de faire baisser le chômage des travailleurs peu qualifiés ? »

1. la réduction du coût du travail permet de faire baisser le chômage des travailleurs peu qualifiés, dans la mesure où elle se traduit par une baisse des cotisations sociales.

1.1 Une baisse des CS permettra à l’offre et à la demande de travail de s’équilibrer sur le marché du travail peu qualifié (théorie néo-classique)

1.2 Une baisse des CS permettra l’extension des créations d’emplois peu qualifiés dans le secteur des services.

2. la réduction du coût du travail risque de faire augmenter le chômage des travailleurs peu qualifiés, si elle se traduit par une baisse des salaires.

2.1 La baisse des CS peut engendrer l’augmentation d’autres coûts pour les entreprises

2.2 La baisse du coût du travail peut entraîner à terme une baisse de la consommation et de la production (analyse keynésienne)

Correction du sujet : « la flexibilité est-elle une solution au problème du chômage ? »

1. Si l’effet sur l’offre de biens et services est supérieur à l’effet sur la demande, la flexibilité du marché du travail peut entraîner une baisse du chômage.

1.1 Rétablir les bonnes conditions de l’offre permet une hausse de la production donc de l’emploi (théorie néo-classique)

1.2 La flexibilité a permis la stabilisation des emplois sur le marché interne

Et la création d’emplois sur le marché externe

2. Mais, si à terme l’effet sur la demande est plus fort que l’effet sur l’offre, la flexibilité peut ralentir la croissance et donc la création d’emplois.

2.1 la flexibilité a entraîné l’augmentation de la précarité

2.2 la baisse des revenus engendrée par la flexibilité peut menacer la croissance

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