SUJETS CORRIGES SUR PARTIE 1 CHAPITRE 2


Correction du sujet : « Après avoir montré que le progrès technique peut être facteur de chômage, vous mettrez en évidence les limites de cette relation »

1 – Le progrès technique peut être facteur de chômage au niveau micro-économique et à court terme

1.1 – si la croissance de la productivité est supérieure à la croissance de la demande

1.2 – si la qualification requise pour les nouveaux emplois est différente de celle des emplois détruits

1.3 – s’il n’y a pas un partage équitable  de la valeur ajoutée


2 – Le progrès technique peut aussi créer des emplois

2.1 – parce que les emplois détruits dans certains secteurs peuvent être compensés par d’autres (théorie du déversement)

2.2 – parce que le progrès technique stimule la demande donc à terme la croissance et l’emploi (Schumpeter+ effet multiplicateur)


Correction du sujet « Dans quelle mesure l’organisation actuelle du travail remet-elle en cause l’organisation tayloro-fordiste du travail ? »

1 – Dans certaines entreprises, l’organisation actuelle du travail remet-elle en cause l’organisation tayloro-fordiste du travail

1.1 – parce que, face à l’évolution de la demande, le toyotisme propose une organisation plus flexible que le système de production tayloro-fordiste

1.2 – parce que, face à l’évolution de la population active, la NOT propose des emplois plus enrichissants que le tayloro-fordisme.


2 – Cependant, l’organisation actuelle du travail garde des caractéristiques l’organisation tayloro-fordiste du travail

2.1 – car la division du travail reste une caractéristique majeure de l’organisation actuelle du travail

2.2 – car les conditions de travail restent encore difficiles


Correction du sujet  « Dans quelle mesure la baisse du coût du travail peut-elle réduire le chômage ?»

1 – Si on considère que le marché du travail est un marché comme un autre, une baisse du coût du travail peut entraîner une réduction du chômage

1.1 – Selon les libéraux, une baisse du coût du travail permettrait à l’offre et à la demande de travail de s’équilibrer librement sur le marché

1.2 – Une baisse des cotisations sociales permettrait d’augmenter les créations d’emplois, notamment dans les services.


2 – Si on considère que le niveau de l’emploi dépend du niveau de la demande, alors une baisse du coût du travail risque plutôt à terme d’entrainer une hausse du chômage

2.1         Une baisse du coût du travail peut entraîner l’augmentation d’autres coûts pour les entreprises (baisse de la productivité et hausse des autres PO)

2.2        La baisse des salaires et des cotisations sociales peut ralentir la croissance (théorie keynésienne)


Correction du sujet «  Dans quelle mesure la réduction du coût du travail permet-elle de faire baisser le chômage des travailleurs peu qualifiés ?»

1 – la réduction du coût du travail permet de faire baisser le chômage des travailleurs peu qualifiés , dans la mesure où elle se traduit par une baisse des cotisations sociales

1.1 Une baisse des CS permettra à l’offre et à la demande de travail de s’équilibrer sur le marché du travail peu qualifié (théorie néo-classique)

1.2 Une baisse des CS permettra l’extension des créations d’emplois peu qualifiés dans le secteur des services.

2- la réduction du coût du travail risque de faire augmenter le chômage des travailleurs peu qualifiés , si elle se traduit par une baisse des salaires

2.1 La baisse des CS peut engendrer l’augmentation d’autres coûts pour les entreprises

2.2 La baisse du coût du travail peut entrainer à terme une baisse de la consommation et de la production (analyse keynésienne)


Correction du sujet : « Dans quelle mesure la politique d’allégement des cotisations à la charge des employeurs est-elle favorable à l’emploi ? »

1 – La politique d’allègement des cotisations patronales est créatrice d’emplois peu qualifiés à court terme

1.1 – A l échelle micro-économique, elle rend le coût du travail moins cher pour l’employeur

a)    La baisse du coût du travail incite l’entreprise à substituer du travail au capital (effet-substitution)

b)   La baisse du coût du travail permet à l’entreprise de baisser ses prix de vente (effet-compétitivité)

c)    La baisse du coût du travail permet à l’entreprise d’augmenter ses profits (effet-profitabilité)

1.2 – A l’échelle macro-économique, elle peut faire augmenter la demande de travail

a)    Sur un marché de concurrence pure et parfaite, la variation du prix à la baisse permet l’ajustement de l’offre et de la demande de travail

b)   Pour les entreprises qui utilisent beaucoup de main d’œuvre (et en particulier pour le secteur tertiaire), l’élasticité de la demande au prix du travail est forte : une baisse du prix entraîne une forte hausse de la demande


2 – La politique d’allègement des charges patronales peut se révéler néfaste pour l’emploi à long terme

2.1 – L’allègement des charges patronales ne crée pas nécessairement des emplois.

a)    N’a pas d’effet sur les entreprises qui ont une forte intensité capitalistique ou qui utilisent surtout du travail qualifié

b)   les emplois peu qualifiés peuvent se substituer aux emplois qualifiés (risque de déclassement social)


2.2 – La politique d’allègement des charges peut à terme entraîner des destructions d’emplois.

a)    Risque de destruction d’emplois qualifiés ou de baisse de la productivité du travail ce qui peut générer une perte de compétitivité hors-prix

b)   Risque d’une augmentation des autres taxes, ce qui peut faire baisser le revenu disponible et donc à terme la consommation

c)    Risque de limiter la hausse des salaires (effet pallier) et donc d’entraîner une faiblesse de la demande intérieure


Correction du sujet : « la flexibilité est-elle une solution au problème du chômage ? »

1 – Si l’effet sur l’offre de biens et services est supérieur à l’effet sur la demande, la flexibilité du marché du travail peut entrainer une baisse du chômage

1.1 – Rétablir les bonnes conditions de l’offre permet une hausse de la production donc de l’emploi (théorie néo-classique)

1.2 – La flexibilité a permis la stabilisation des emplois sur le marché interne

Et la création d’emplois sur le marché externe


2 – Mais, si à terme l’effet sur la demande est plus fort que l’effet sur l’offre, la flexibilité peut ralentir la croissance et donc la création d’emplois

2.1 – la flexibilité a entrainé l’augmentation de la précarité

2.2 – la baisse des revenus engendrée par la flexibilité peut menacer la croissance

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