La spécialisation prônée par les théories libérales du commerce international conduit à la spécialisation des Etats, ce qui entraîne une division du travail au niveau international ; Qui produit ? quoi ?

La question qui se pose alors est de savoir si cette spécialisation est favorable aux Etats qui participent  aux échanges internationaux.

DIT : Expression de la spécialisation des différents pays qui participent aux échanges internationaux.

A) De l’ancienne à la nouvelle DIT

La DIT évolue avec les transformations de l’économie des pays et avec le développement des échanges internationaux.

On distingue traditionnellement deux périodes différenciant deux DIT :

1 ) L’ancienne DIT : 1950-1970

  • PED (pays en développement) : spécialisation dans les produits de base, les produits bruts
  • PD (pays développés) : spécialisation dans les produits manufacturés
 Rem arque : Jusque là on peut relativiser l’existence d’une réelle DIT car les pays développés représentent une énorme majorité des échanges internationaux (plus de 70%)

2 )La nouvelle DIT : après 1970

L’époque est marquée par la montée en puissance des 4 dragons du sud est qui développent leur industrie (d’abord celles nécessitant beaucoup de main d’œuvre puis les autres, technique de remontée de filière). Cela entraîne une forte concurrence avec les pas développés qui doivent restructurer leur production vers des productions à haute intensité capitalistique.

Il en résulte une nouvelle DIT :

  • PED : Produits à faible Valeur ajoutée qui nécessite beaucoup de main d’œuvre
  • PD : Produits à forte valeur ajoutée qui nécessite des hautes technologies (la recherche et l’innovation leur permet de garder des avantages comparatifs dans ces domaines)

Remarque :

  • Les PED se dirigent de plus en plus vers des industries au contenu technologique plus élevé (ex : électronique) et remettent en cause l’hégémonie des pays développés.
  • Avec le développement des échanges intra-branche et le boom des firmes multinationales dont les stratégies dépassent la logique des frontières, la lecture du commerce international au travers de la division internationale devient moins pertinente au moins pour ce type d’échanges.

 

B) Une insertion inégale dans la DIT

->Il ne suffit pas d’analyser la balance des paiements, il faut aussi analyser les termes de l’échange, et surtout l’évolution des termes de l’échange.

Rappel :

(évolution) les termes de l’échange= (indice du) prix des exportations/ (indice du prix) des importations.

On peut accroître son excédent commercial en vendant les mêmes quantités de produits à l’étranger si le prix relatif à augmenter (ex pétrole, minerai, céréales) A l’inverse, on peut échanger toujours les mêmes quantités mais avec les prix des produits exportés qui diminuent ou qui augmentent moins vite que le prix des biens importés : il y a alors dégradation des termes de l’échange.

C’est la situation qu’a connu et que connaît encore certains PED qui exportent des matières premières, notamment alimentaires.

 

Entre 1948 et 2005 l’insertion dans le commerce international n’a pas été égalitaire, on peut mettre en évidence des perdants et des gagnants. Ainsi il semblerait que l’insertion dans le commerce international ne mettent pas fin aux inégalités, et qu’au contraire elle tend à les accentuer.

En effet certains pays en particulier les pays d’Asie ont vu leur croissance économique exploser grâce au développement de leurs échanges internationaux (l’Asie représentait 14% des exportations en 1948 elle en  représente 27,4% aujourd’hui). A l’inverse les pays d’Afrique ont vu leur situation se dégrader (leur part dans les exportations est passé de 7,3% à 2,9%).

On peut mettre en évidence le fait que les pays gagnants, les pays les plus dynamiques sont ceux spécialisés dans les produits dont la demande mondiale progresse le plus rapidement (pays d’Asie). Alors que la spécialisation d’autres pays du sud n’est pas pertinente au regard de l’évolution de la demande mondiale (Afrique et Amérique latine) d’autant plus que les termes de l’échange sont bien souvent désavantageux pour ce type de produits.

En dehors de la spécialisation on peut mettre en évidence d’autres facteurs dans la qualité de l’insertion dans la DIT :

– les politiques de l’Etat : dans les NPI les Etat ont mené des politiques actives de promotion des exportations, de développement d’infrastructures…

 

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