INTRODUCTION GENERALE : Qu’est-ce que la science politique ?

INTRODUCTION GENERALE : Qu’est-ce que la science politique ?

-> Quizz : Qui est ce personnage ?

 

La science politique appartient aux sciences sociales. Les sciences sociales sont des sciences qui cherchent à expliquer les comportements humains en partant du principe qu’ils ne s’expliquent ni par le hasard, ni par le biologique, mais par le social.

La science politique s’intéresse plus spécifiquement à la manière dont s’organise le gouvernement des sociétés. Ainsi, la science politique ne s’intéresse pas seulement à la politique : c’est-à-dire à la compétition pour la conquête et l’exercice du pouvoir, mais aussi au politique : c’est-à-dire à l’ensemble des faits considérés à un moment donné comme politique, c’est-à-dire comme concernant le gouvernement d’une société (ex la fermeture d’une usine ou le mariage homosexuel)

Ainsi, le métier de politiste consiste à analyser les différents régimes politiques sans nécessairement chercher à convaincre, pour aider les hommes politiques (ceux qui exercent ou cherchent à exercer le pouvoir) à prendre position. (ex passage à la VI°Rép).

Le travail des politistes s’appuie sur les méthodes des sciences sociales : enquête, traitement des données statistiques, observation des pratiques, comparaison dans le temps et dans l’espace.

Quelques fiches bien pratiques sur les grandes notions abordées en science politique : http://www.le-politiste.com/p/science-politique.html
Le rôle des innovations dans la croissance économique (Revue de Presse)

Le rôle des innovations dans la croissance économique (Revue de Presse)

L’entrepreneur innovateur : Steve et sa pomme

«Three apples have changed the world. The one offered to Adam, the one that fell on Newton, and the one of Steve Jobs.» :  Shiv Nadar, fondateur et directeur du HCL Group (Groupe indien leader mondial des services informatiques), dans The Economic Times.

L’hommage planétaire rendu à Steve Jobs dans les deux dernières semaines (+ de 8 000 publications dans la presse anglophone) démontre l’impact énorme que cet homme a eu sur le quotidien des consommateurs du monde entier. Qualifié tantôt «d’entrepreneur génial», de «visionnaire», d’ «inventeur hors-norme», Steve Jobs représente bel et bien l’archétype de l’entrepreneur innovateur selon Joseph Schumpeter.

En effet, le PDG d’Apple laisse derrière lui une entreprise en pleine croissance malgré la crise économique mondiale qui ne semble pas l’atteindre.

Quelles sont alors les clés du succès ?

Apple a su développer tant son entreprise par le biais des innovations-produits (les plus visibles) mais aussi par le biais des innovations organisationnelles et innovations de procédés.

Pour commencer, Steve Jobs de par un marketing extrêmement bien rodé et des innovations-produits toujours plus nombreuses en quantité ainsi qu’en qualité, s’est assuré pendant quelque temps au moins la possibilité de vendre ses produits «exceptionnels» plus chers que la moyenne admise sur le marché des nouvelles technologies (Cf. cours :  La notion de rente de monopole). En effet, la mise hors-jeu de ses concurrents complètement dépassés par la large gamme de produits innovants qu’ont été les Mac G4, iMac, MacBook Pro, MacBook Air, iPod, iPod Touch, iPod Nano, iPad 1 puis 2, et l’Iphone 1, 2, 3 et 3GS, 4 et 4GS, et enfin les systèmes d’exploitations Panther, Leopard, Snow Leopard et Lion. Apple attaque et innove dans tous les domaines du multimédia

Si l’on s’attarde un instant sur l’utilité de l’iPod, ce produit se voit directement concurrencé par l’iPhone qui intègre un système de lecteur MP3 tout aussi performant. En outre, l’iPad vient doubler par son utilisation les outils d’un petit ordinateur portable. Le concept schumpeterien de «destruction créatrice» n’échappe pas aux dirigeants d’Apple et la mise hors service d’une de leurs technologies s’accompagne toujours de la création d’une technologie ad hoc «révolutionnaire» où le besoin se fait de «tout racheter».

Voir cet article concis du Toronto Star, “The Jobs Revolution“, en date du 7 octobre 2011  : The jobs Revolution

Steve Jobs a en ce sens parfaitement compris les mécanismes de l’innovation : créer de nouveaux besoins, de nouvelles formes de consommation et tirer un énorme profit d’un avantage minime en le sublimant. L’entrepreneur innovateur n’est pas en effet celui qui investira dans la recherche fondamentale, mais bien celui qui saura tirer profit des connaissances actuelles de la science pour les combiner dans un objet à la pointe de la technologie (Apple n’investit pas en R&D fondamentale).

Voir l’article du magazine suisse l’Hebdo en date du 29 septembre 2011 sur la “Silicon Valley” : La-vallée-des-rêves

L’entrepreneur innovateur dispose d’une longueur d’avance sur ses concurrents. Mais pour combien de temps ?

Cette partie relate des propose plus généraux sur la diffusion de l’innovation au niveau mondial.

À peine un nouveau produit d’Apple est-il présenté lors des fameuses «Keynotes» (évènement majeur dans la stratégie de communication d’Apple), que ses concurrents s’empressent de l’imiter. Et il faut s’accorder sur le fait que la mondialisation de l’économie et de l’information réduit considérablement le temps de monopole sur un marché spécifique. La course à l’innovation n’en est que plus féroce et soutenue.

Cf. la loi de Moore liée à l’évolution de la puissance des ordinateurs depuis 1970 :

 

C’est pourquoi Apple et bien d’autres entreprises en pointe dans leur secteur respectif déposent chaque jour des centaines de brevets pour chaque élément caractéristiques de leurs innovations. La course à l’innovation risque bien de tourner en guerre des brevets et les innovateurs pourraient vite devenir des juristes confirmés.

Plus largement, en sortant des considérations purement technologiques, il faudrait s’interroger sur le statut juridique des innovations. Peut-on par exemple breveter une découverte majeure sur le vivant ? Y’a-t-il un socle commun et inaliénable appartenant à l’humanité ? Ou tout peut-il se vendre, s’acheter et être breveté ? Comme quoi la question de l’innovation nous mène loin …

Voir l’article de 01.net en date du 6 septembre 2011 :  Guerre des brevets – Apple

Mais retournons à nos entrepreneurs innovateurs …

Que se passera-t-il lorsque la concurrence aura rattrapé son retard ?

Par un effet mécanique, le prix du produit va diminuer dans un processus d’ajustement avec ceux de la concurrence. Par exemple, la mise sur le marché de nouveaux produits entrant dans la catégorie des smartphones a obligé Apple à baisser le prix de son iPhone pour ne pas être disqualifié dans la course au consommateur.

Il faut alors tout recommencer : innover, détruire l’ancien, créer du neuf, vendre, et ainsi de suite. En ce sens, on comprend parfaitement que l’idée du cycle schumpeterien : Naissance de l’innovation, âge d’or isolé de l’innovation, diffusion de l’innovation, déclin de l’innovation, destruction. Les entreprises sont condamnées à l’innovation perpétuelle qui est à bien des égards une des sources de la croissance économique la plus dynamique.

Quel est donc l’impact de l’innovation sur la croissance ?

Assurément, les industries à la pointe du progrès technique seront les moteurs de la croissance : Les nouveautés de produit par exemple vont entraîner une hausse de la consommation, entraînant un bénéfice en hausse pour l’entreprise, qui pourra ainsi augmenter les salaires et améliorer les conditions de travail, impact sur les salaires directement réaffectés à la consommation et la boucle est bouclé. Si seulement cela était aussi simple.

En effet, comment expliquer alors que l’entreprise d’Apple qui est l’une des plus prospères au monde se fasse épingler par les médias internationaux pour l’état de sa production délocalisée en Chine et les conditions de travail déplorables de travailleurs chinois ?

Voir l’article de Libération du 7 octobre 2011, “En Chine, un brutal système d’exploitation” : Apple-et-la-Chine

La croissance entraîne le changement social, mais pas toujours… Et je dirais même, la croissance entraîne le changement social à condition que ses fruits soient équitablement redistribués et judicieusement utilisés.

Voici en guise de conclusion deux articles en relation avec l’innovation et le progrès technique :

En bonus -> Michel Godet : “l’innovation n’est pas seulement technique”
Je profite de ce petit billet pour souhaiter de bonnes vacances aux chanceux qui en ont 😀 ! 
Voici le dossier complet avec tous les articles en lien dans ce sujet : 

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3.2  Conflits et recherche d’une régulation de la mondialisation

3.2 Conflits et recherche d’une régulation de la mondialisation

Attention, ceci est l’ancien programme de Terminale. Il n’est plus en vigueur aujourd’hui, cependant certaines connaissances peuvent encore être utiles. N’hésitez pas à posez vos questions.

A) Mondialisation et difficultés de régulation

Du GATT à l’OMC

Lors de sa création en 1947, le GATT est un simple accord dans lequel les pays se mettent d’accord :

  • pour baisser progressivement les tarifs douaniers (chaque étape correspond à un « round » le dernier étant l’Uruguay Round de 86 à93) : ainsi, les tarifs douaniers ont été divisés par 10 en 50 ans.
  • pour s’entendre sur un code de bonne conduite qui prend la forme de
    • La clause de la nation la plus favorisée, l’interdiction de barrières non tarifaires et l’interdiction du dumping.
    • Presque tous les pays du monde ont finalement adhéré au GATT, mais celui-ci n’avait aucun pouvoir de coercition.

En 1995, le GATT devient l’OMC, qui a comme objectif de favoriser la prévisibilité et la liberté des échanges. Il s’occupe aussi de régler les conflits commerciaux entre les Etats. La nouveauté est qu’il possède un pouvoir de sanctions financières pour les pays ne respectant pas les règles de l’OMC. Un état peut aussi avoir recours devant l’OMC pour demander des sanctions pour un pays qui aurait par exemple accorder des subventions publiques à certains secteurs.

Le cycle actuel de négociations à l’OMC s’appelle le « cycle de Doha » : il n’a pas encore abouti car les négociations buttent sur les échanges de certains services et certaines productions agricoles (que les PDEM veulent protéger au nom de l’autarcie alimentaire et que les PED voudraient voir moins aidées pour avoir une chance de rentre dans la compétition internationale).

Devant cet échec des négociations multilatérales, les pays augmentent les accords bilatéraux (hors OMC) : aujourd’hui 40% des échanges commerciaux mondiaux sont régis par des accords bilatéraux.

Remarque : il existe un autre organisme qui s’occupe des échanges commerciaux à l’échelle internationale : c’est la CNUCED conférence des nations unies pour le commerce et le développement, qui promeut une vision moins libérale et plus orienter vers un développement durable et plus égalitaire pour les PED.

Le FMI et la banque mondiale

Le FMI et la banque mondiale jouent un rôle majeur dans la définition des principes régissant la distribution des aides financières.

Le FMI est crée en 1945 par les accords de Bretton Woods comme la banque mondiale. Il devient un organisme bancaire international participant à la création de moyens de paiement lors de crise financière internationale, en particulier auprès des PED. La banque mondiale est aussi un organisme prêteur, c’est la principale institution d’aide au développement, en particulier dans l’aide à la reconstruction et dans le fiancement de grands projets d’équipement.

Ces organismes internationaux ne prêtent que sur conditions, en particulier l’exigence de réformes politiques et économiques structurelles, en poussant à la libéralisation des marchés. Cela se traduit concrètement par des politiques d’austérité : réduction de l’intervention de l’Etat, baisse du nombre de fonctionnaires, réduction des services publics, privatisations, hausse des prix,…. D’autant plus douloureux que  cela se passe dans des pays déjà très pauvres. Dans certains pays, la banque mondiale a incité les pays à favoriser la production à l’exportation, ce qui a pu se traduire par un appauvrissement à cause de la dégradation des termes de l’échange mais aussi parce que cela s’est fait au détriment des cultures vivrières locales.

Ces politiques d’inspiration libérale, si elles ont permis à certains pays de se développer  ou de désendetter, n’ont pas permis aux plus pauvres de mieux rembourser leurs dettes, voire les ont davantage appauvris

B) Quelle régulation pour l’économie mondiale ?

A-t-on besoin des instances internationales pour réguler l’économie mondiale, et si oui, comment y représentés égalitairement tous les pays, comment éviter l’hégémonie américaine ou plus généralement  la domination des grandes puissances économiques, comment promouvoir un libre-échange qui se fasse aussi au bénéfice des plus pauvres, la vision libérale de l’échange internationale est-elle vraiment la mieux adaptée  et est-elle adaptée à tous les pays ?

Les grandes instances internationales ont poussé à la dérégulation des économies, laissant alors le soin au marché de réguler l’économie mondiale (responsabilité dans les crises actuelles ?)

Le problème n’est donc pas tant la mondialisation mais plutôt sa gouvernance, et aussi l’harmonisation des politiques internationales en matière de normes économiques, sociales, mais aussi environnementales (ex Kyoto)

Depuis les années 2000, on assiste à la formation d’une société civile mondiale qui tente d’opposer une autre vision de la mondialisation et de s’imposer comme des contre-pouvoirs (consommateurs : commerce équitable, associations : mouvement altermondialiste, ONG dans l’action humanitaire et la logistique sur des projets écologiques). Cette autre vision des échanges est relayé à l’échelle de certains états qui à la fois revendiquent plus de pouvoirs dans les instances internationales, mais aussi la possibilité de négocier d’autres règles plus favorables aux PED ou plus équitables.

3.1 Vers une uniformisation culturelle mondiale?

3.1 Vers une uniformisation culturelle mondiale?

a) la mondialisation de la culture

=>L’homogénéisation de la culture au niveau mondial passe par plusieurs vecteurs :

  • de la mondialisation économique va résulter une homogénéisation de la consommation de biens et services sous l’effet du développement des FMN.
  • Les FMN vont aussi jouer un rôle non négligeable dans l’homogénéisation des modes d’organisation du travail (système capitaliste, division du travail)
  • les médias (TV et internet) ont également joué un rôle majeur : par la multiplication des échanges d’information, elle a favorisé la diffusion mondiale de l’uniformisation des musiques, des pratiques vestimentaires, des valeurs,…
  • par le développement des valeurs universelles, notamment par rapport aux droits de l’homme, à la démocratie, mais aussi dans une moindre mesure le libéralisme économique, en particulier par le biais des grandes instances internationales.

=>Les rapports culturels ne sont pas des rapports égaux, le risque est que, avec  cette multiplication des échanges culturels, se répandent une façon de vivre très largement marquée par la culture des économies dominantes et en particulier de l’économie américaine, qui parce qu’elle dispose d’une puissance économique supérieure puisse promouvoir une offre (culturelle, de biens et services ) prédominante , en particulier au niveau des industries du divertissement (séries télé, films, musique) et de quelques majors de l’alimentation. Les FTN oligopolistiques participent massivement à cette mondialisation culturelle.

Conclusion : La domination culturelle résulte en grande partie de la domination économique.

 

b) le maintien des spécificités socio-culturelles

Les normes et valeurs de la culture américaine ne sont cependant pas les seules à se diffuser : on assiste plutôt à une généralisation des échanges culturels de toutes les cultures vers d’autres cultures, avec des succès qui ne sont pas toujours d’origine américaine (ex la pizza, le reggae, le Rai, les dessins animés et les mangas)

Il n’y a donc pas de disparition des diversités culturelles mais plutôt une acculturation : changement  résultant des contacts des contacts avec des cultures différentes. Cette acculturation existe depuis le début de l’humanité : chaque culture a toujours été en perpétuelle construction. Les apports des autres cultures sont réinterprétés à la lumière de la culture d’accueil (ex hamburger ou vaudou)

Les modes de réaction de la culture d’accueil peuvent d’ailleurs se faire sous la forme de différentes réactions : comme l’acceptation partielle ou totale, réintégration à des éléments de la culture d’accueil ou des réactions négatives (ex rejet total intégrisme );  en fait les influences entre culture donneuse et culture receveuse sont souvent réciproque : on parle alors d’interpénétration  ou d’entrecroisement des cultures.

 

Remarque : l’homogénéisation culturelle peut parfois entraîner des revendications de différenciations identitaires à l’intérieur des pays : par exemple, dans les sociétés occidentales qui s’uniformisent sur beaucoup de normes et de valeurs, certains groupes vont revendiquer leur différence : on parle de communautarisme.

 

Conclusion : s’il y a aujourd’hui tendance à la mondialisation, elle n’est pas synonyme d’uniformisation. Le poids des EU peut laisser craindre un affaiblissement des autres cultures. Dans cette lutte d’influence économique et culturelle, certaines cultures résistent mieux que d’autres, certaines cultures sont plus menacées que d’autres . Les mouvements altermondialistes participent à cette lutte contre une hégémonie culturelle “la culture n’est pas une marchandise”.

2.2 Les FMN modèlent  la DIT

2.2 Les FMN modèlent la DIT

Les FMN ont un poids de plus en plus important dans les échanges internationaux, les échanges intra-firmes représentent plus de 30% du commerce mondial en 2004, 9,1% du PIB mondial et 57,4% des emplois. Ainsi les FMN ont un impact sur la forme et la logique des échanges, la structure des échanges s’expliquent plus par leurs stratégies que par les choix et la volonté des Etats.

Ce poids prépondérant des stratégies des firmes multinationales entraîne une série de questions.

 

A) La question des délocalisations et leurs effets sur l’emploi

     

    A1. Qu’est-ce qu’une délocalisation ?

    C’est la fermeture d’une unité de production dans un pays pour en ouvrir une dans un autre pays. (C’est un déménagement d’unité de production via un investissement direct à l’étranger).

    Donc pour que l’on puisse parler de délocalisation au sens strict il faut que la fermeture d’une unité de production soit le résultat d’un transfert de production d’un pas à l’autre.

     

    A2. Pourquoi délocaliser ?

    C’est parce qu’elle cherche à améliorer leur compétitivité (prix et hors prix) que les firmes vont délocaliser leur production.

    Recherche d’une meilleure compétitivité

    • En produisant dans les Etats où le coût de la main d’œuvre est moins élevé
    • En rapprochant la production des matières premières
    • En se rapprochant des marchés pour mieux répondre à la demande des consommateurs,…

     

    A3. Les effets contrastés sur l’emploi pour les pays subissant les délocalisations

    A court terme : effets directs plutôt néfaste pour l’emploi :

    • sur le niveau de l’emploi car les délocalisations entraînent des destructions importantes d’emplois
    • sur la qualité de l’emploi car les FMN mettent en concurrence les pays ce qui conduit à des pressions à la baisse sur le coût du travail (réduction des prestations sociales, remise en cause des acquis sociaux, pression à la baisse sur les salaires,…)

     

    A plus long terme les délocalisations peuvent avoir des effets plus positifs sur l’emploi

    • Une délocalisation en rationalisant la production et en réduisant les coûts peut permettre de sauvegarder une partie des emplois qui auraient disparaître dans le cas contraire. (Sauvegarde d’une partie des activités)
    • Les délocalisations peuvent permettre de restructurer la production vers des activités plus favorables aux Etats (recherche et développement, design, marketing,…). (// Processus de destruction créatrice)
    • Les FMN relocalisent une partie de la production dans les PDEM (majorité des IDE vont dans les  PDEM) ce qui est créateur d’emplois qualifiés

     

    Pb : Il y a un problème d’inadéquation entre les emplois détruits qui libèrent de la main d’œuvre peu qualifiée et les emplois créés qui nécessitent de la main d’œuvre qualifiée.

     

    De plus il faut rappeler que l’implantation des FMN peut être une source de développement pour les PED.

     

    B) FMN et spécialisation des Etats

    Les stratégies des FMN expliquent de plus en plus la spécialisation des Etats, même si ces derniers jouent encore un rôle au travers des politiques mises en place pour attirer les FMN.

     

    Les critères de localisation des FMN dépendent de l’étape de la production :

    • En amont  (QG, Recherche développement,..) : les FMN sont influencées par l’environnement du pays (stabilité politique, pole de compétitivité,…)
    • Production : les FMN vont chercher des coûts salariaux bas. Mais ce n’est pas forcément pour tous les types de production. Par exemple le cycle de vie du produit peut aussi influencer la localisation. Ainsi lorsque les produits ont un cycle de vie court cela nécessite une forte adaptation de la main d’œuvre qui doit pouvoir s’adapter à une production évolution souvent. Il s(agit de main d’œuvre plus qualifiée ce qui peut expliquer que ce type de production ne se localise pas dans les pays à bas salaires.
    • Aval (logistique, bureau commerciaux, service après vente,…) : les FMN vont être influencées par la taille du marché de la zone d’accueil.

     

    Ainsi les logique de localisation sont multiples et répondent à différents objectifs :

    • Une volonté de baisse des coûts de production (recherche de compétitivité prix) : Localisation nord/sud
    • Une volonté de rapprochement des marchés locaux (recherche de compétitivité hors prix) Localisation Nord/Nord

    Les phénomènes de délocalisations liés aux stratégies des FMN ne sont pas forcément liés à la concurrence des pays qui ont des coûts du travail plus faibles.

    Mais dans tous les cas ces stratégies de localisations conduisent à une mise en concurrence des pays qui cherchent à attirer les IDE cela conduit :

    • Au dumping salarial et fiscal (ex Irlande qui mène une politique d’exonération fiscale pour attirer les entreprises informatiques)
    • Politique de développement de pôles de compétitivité pour permettre aux FMN de bénéficier d’économie d’échelle externe
    • Politique d’amélioration des qualifications de la main d’œuvre
    • Aide à la recherche

     

    C) FMN et autonomie des Etats

      Le poids grandissant des FMN leur donnent un pouvoir important qui peut remettre en cause l’autonomie des Etats. (Le chiffre d’affaire de certaines FMN peut être plus important que le PIB des Etats).

       

      C1. Le poids des FMN réduit les marges de manœuvre des Etats

      Etant donnée la concurrence des Etats pour attirer les FMN, les politiques sont contraintes par les stratégies, les intérêts des FMN. Les politiques de l’emploi et les politiques sociales sont particulièrement touchées (modification de la législation du travail, évolution de la protection sociale,…)

       

      C2. Les FMN ont un pouvoir de décisions

      Au travers des groupes de pression les FMN prennent part aux décisions

      La construction de l’union européenne et son évolution a été largement influencée par les FMN.

      Les FMN deviennent  des collaborateurs dans la mise en place des règles internationales.

       

      Crédits photos d’illustration :carte issue de la version en

      ligne d’un article d’alternatives économiques, 2001.

      2.1 Le développement des FMN

      2.1 Le développement des FMN

      Attention, ceci est l’ancien programme de Terminale. Il n’est plus en vigueur aujourd’hui, cependant certaines connaissances peuvent encore être utiles. N’hésitez pas à posez vos questions.

      A) Mondialisation et difficultés de régulation

      Les firmes multinationales, que l’on appelle aussi les FTN sont des acteurs essentiels de la mondialisation.

      Les FTN sont des entreprises industrielles, commerciales ou financières, dont les produits sont vendus et surtout fabriqués dans plusieurs pays, selon la DIPP (division internationale du processus de production, c’est-à-dire production divisée entre les pays en fonction des avantages de chaque pays.) C’est l’exemple de Nike dans le dossier.

      A partir des 60s, les FTN se développent : à partir des 90s, il y a beaucoup moins de création de filières et de transplantation d’usines, mais plus souvent des opérations de fusion acquisition par lesquelles prend le contrôle d’une autre par acquisition de tout ou d’une partie de son capital (croissance extensive) ; permises par la libéralisation des marchés financiers qui facilitent les OPA et OPE. (voir tableau de dossier)

      Rappel : la mondialisation c’est l’échange de biens et services, mais aussi la circulation de capitaux : c’est eux qui ont le plus augmenté ces dernières années : on distingue les IDE= acquisition d’au moins 10% des actions ou des droits de vote dans l’entreprise ; des investissements de portefeuille, placement spéculatifs sur le marché des capitaux. (voir TD)

      Les pays industrialisés émettent + de 90% des IDE et en reçoivent 70%.

      Les échanges intra firmes représentent aujourd’hui 30% des échanges marchands (c’est-à-dire entre filiale et maison mère) ; les échanges avec au moins une FMN représentent 90% des échanges= la concurrence au niveau international est de plus en plus oligopolistique.

      Les stratégies des FMN sont soumises à 2 types de contraintes :

      1. Une exigence de rentabilité par rapport aux actionnaires et
      2. une exigence de compétitivité prix ou hors prix pour faire face à la concurrence.

      La compétitivité, c’est la capacité à résister à la concurrence, on peut la mesurer par les gains de parts de marché (entreprise, industrie ou pays).

      En fonction du produit et du marché, l’entreprise peut choisir une stratégie centrée sur

      • la compétitivité prix : capacité à résister à la concurrence par les prix, suppose uneaction sur les coûts de production, par exemple un délocalisation de la production ou un investissement à l’étranger où les coûts de production sont les plus bas.
      • la compétitivité hors prix ou structurelle : c’est une stratégie qui peut viser la différenciation de produits ou une action sur l’image de marque ou le service après-vente. Cette stratégie impose d’importantes en recherche-développement pour trouver des produits innovants.

       

      Credits photos : Image d’illustration tirée du court métrage “Logorama : le monde des marques”