Définitions-Partie1chap1

Définitions-Partie1chap1

Croissance extensive : croissance résultant de l’utilisation de plus de facteurs de production

Croissance intensive :croissance résultant de l’amélioration de la combinaison de production (de la productivité)

Demande effective : concept keynésien qui mesure la demande anticipée par les entreprises. Il s’agit de la consommation et de l’investissement

EBE : mesure l’excédent brut d’exploitation=VA –impôts-rémunération des salariés

Effet de levier : si une entreprise s’endette lorsque le taux d’intérêt est inférieur au taux de rentabilité économique, cela aura un effet plus que positif sur son EBE.
Effet multiplicateur. :une hausse de l’investissement entraine une hausse + que proportionnelle de la demande (Keynes)

Facteur résiduel = Progrès technique mesuré par l’augmentation de la productivité.

Le financement externe de l’investissement:
*Direct :
désintermédié, directement sur le marché financier soit en y mettant des obligations (titre de créance), soit en augmentant leur capital par l’émission d’actions, soit en empruntant directement à des investisseurs privés.
*Indirect : intermédié, par crédit bancaire.

Le financement interne : C’est l’autofinancement c’est-à-dire la part de l’épargne consacré à l’investissement.

Fonction Cobb-Douglas :
La croissance de la P° = augmentation du travail + augmentation du capital + augmentation du *facteur résiduel.

Innovation = application économique et/ou commerciale réussie d’une invention (idée nouvelle).

Innovation de produit = un produit amélioré ou un produit nouveau.

Innovation de procédé (processe) = nouvelle technique de fabrication ou de commercialisation des produits (ex : nouvelles machines).

Innovation organisationnelle = nouvelle organisation de la production, du travail dans l’entreprise (ex : travail à la chaîne).

Innovations radicales = innovations majeures, de grande ampleur qui vont entraîner des grappes d’innovations mineures, ou innovations incrémentales.

L’investissement : l’acquisition de biens ou de services destinés à accroître l’efficience de l’appareil productif d’un agent économique ou d’un pays. La comptabilité nationale utilise l’agrégat FBCF formation brute de capital fixe, c’est-à-dire l’achat de biens durables qui vont être utilisés au moins un an dans le processus de production.

L’investissement de capacité est destiné à accroître les capacités productives des agents économiques.
L’investissement de productivité qui, à production égale’ diminue les coûts unitaires de production en économisant les facteurs de production, en particulier en réduisant le nombre d’emplois.)
L’investissement de remplacement qui compense la dépréciation du capital fixe du fait de son usure physique.

L’investissement matériel est d’une part, l’acquisition de biens de productions durables utilisés au cours de plusieurs cycles de production, et, d’autre part, la création d’infrastructures matérielles (routes, ponts ..) et l’acquisition de logement par les ménages.
L’investissement immatériel désigne les dépenses correspondant à l’usage de services productifs qui, au cours d’une période donnée, améliorent l’efficience du capital fixe (pubs, salaires, formations …)
L’IDE ( Investissement Direct à l’Etranger) : Investissement privé constitué de capitaux que l’entreprise va investir dans ses activités à l’étranger(rachat d’entreprise ou prise de participation dans l’objectif d’acquérir le pouvoir de décision)

Productivité : c’est la valeur de la production par rapport au nombre de facteurs de production utilisés
_ La productivité (Pé) du travail :

– Pé horaire du travail en valeur = VA / nbre d’hr de travail
– Pé du travail par tête en valeur = VA / nbre de salariés
– Pé horaire du travail en volume = P° en volume / nbre d’hr de travail
– Pé du travail par tête en volume = P° en volume / nbre de salariés

_ La productivité du capital (K) :

– Pé horaire du K en valeur = VA / nbre d’hr d’utilisation des machines
– Pé du K par tête en valeur = VA / nbre de machines
– Pé horaire du K en volume = P° en volume / nbre d’hr d’utilisation des machines
– Pé du K par tête en volume = P° en volume / nbre de machines

Progrès technique : ensemble des améliorations apportées aux façons de produire (innovations de procédé + innovations organisationnelles), et aux produits (innovations de produit).

Rendements décroissants : la hausse des Q produites < la hausse des Q de facteurs utilisés

Rendements croissants : Hausse des Q produite > la hausse des Q de facteurs utilisés

Rendements constants : Hausse des Q produites = la hausse des Q de facteurs utilisés

Le taux d’auto-financement : Taux d’épargne des entreprises ( Epargne brute / FBCF )

TRE : mesure la rentabilité économique de l’investissement (EBE/I x100)

TRF : mesure la rentabilité financière : (EBE – coût de l’emprunt)/ I  x100

Taux de profitabilité : compare la rentabilité d’un investissement productif à celle d’un investissement financier (TRF –taux d’intérêt)

Problématiques possibles sur partie1 chapitre2

LISTE DE QUELQUES PROBLEMATIQUES POSSIBLES SUR LE CHAPITRE 2 DE LA PARTIE 1

Questions de synthèse :

  • 1) Après avoir montré que le progrès technique peut être facteur de chômage, vous mettrez en évidence les limites de cette relation.
  • 2) Après avoir présenté les principales transformations de l’organisation du travail dans les entreprises depuis le milieu des années 1970, vous en montrerez les effets sur la nature et les conditions de travail.
  • 3) Après avoir montré qu’un allègement des cotisations sociales à la charge des employeurs semble a priori favorables à l’emploi, vous expliquerez quelles sont les limites d’une telle mesure.

Dissertations

  • 1) La flexibilité est-elle une solution au problème du chômage?
  • 2) La réduction du coà»t du travail permet-elle de réduire le chômage des travailleurs peu qualifiés?
  • 3) Dans quelle mesure l’organisation actuelle du travail remet-elle en cause l’organisation tayloro-fordiste du travail?
  • 4) Dans quelle mesure les problèmes de croissance, à partir des années 70 ont-ils conduit à une transformation de l’organisation du travail?
  • 5) Faut-il renoncer aux gains de productivité pour préserver l’emploi?
  • 6) Le retour de la croissance économique permettrait-il de retrouver le plein-emploi?

2.2 Le progrès technique engendre de la croissance, du développement et du changement social

a) Le progrès technique engendre des gains de productivité

Les 4 utilisations des gains de productivité :

  • – baisse des prix (car il y a baisse des coûts de production unitaires) à hausse de la demande (car il y a hausse du pouvoir d’achat) à hausse de la production donc croissance.
  • – baisse du temps de travail (qui peut favoriser la croissance si cela entraîne une de la consommation de loisirs) à favorise le développement (bien-être).
  • – hausse des profits à hausse des investissements donc favorise la croissance.
  • – hausse des salaires à relance de la consommation donc de la croissance.

L’entreprise peut choisir ces 4 utilisations en même temps.

b) Le progrès technique engendre la transformation des structures de production

Les nouveaux produits et procédés de production issus des innovations (PT) vont remplacer les anciens = processus de destruction créatrice.

Donc le PT va influencer l’évolution sectorielle : la deuxième révolution industrielle qui a favorisé l’automatisation des secteurs primaires et secondaires a permis de libérer des travailleurs pour le secteur tertiaire. Le secteur tertiaire est un secteur qui regroupe beaucoup d’emplois aujourd’hui mais n’utilise que peu de capital. Cela peut expliquer le ralentissement de la croissance de la productivité aujourd’hui, étant donné que tout ce qui relève des services à la personne ne peuvent pas connaître d’éternels gains au niveau de la productivité. En revanche, avec les NTIC, les services tels que les banques et assurances peuvent connaître de forts gains de productivité grâce à l’informatisation du tertiaire.

Le PT est souvent présenté comme la cause principale du chômage. En effet à court terme, le PT (surtout innovations de procédé) peut détruire directement des emplois. Mais à long terme, au niveau macro-économique, le PT est indirectement créateur d’emplois.

c) Le progrès technique est à l’origine d’un réaménagement perpétuel du territoire

PT à industrialisation à exode rural (= urbanisation) à modification de la géographie humaine et économique.

PT à industrialisation (dans les usines) à urbanisation à changement social.

Ce changement social peu être positif ou négatif. Positif dans le sens où le développement des villes permet le développement d’activités et de services donc favorise la croissance donc l’amélioration des conditions de vie et un changement dans les normes et valeurs (ex : lois de décentralisation qui donne + de pouvoir aux collectivités locales dans les grandes villes). Ce changement social peut être négatif lorsque la croissance provenant du PT n’entraîne pas l’améliorations des infrastructures (dans PED) et fait apparaître des villes ou des centres économiques modernes à coté de quartiers très pauvres (ex : Mexico).

d) L’exemple de la nouvelle économie (NTIC)

Caractéristiques de la nouvelle économie (universelle, globale et qui s’inscrit dans la mondialisation) :

  • – nouvelles matières premières (information sous forme numérique)
  • – nouvelle source d’énergie (électronique et informatique)
  • – nouveau moyen de transport (Internet)
  • – qui a beaucoup de coûts fixes et beaucoup de capital fixe
  • – qui a peu de coûts variables (consommations intermédiaires)

Développement en réseau favorisé à économies d’échelle.

L’utilisation des TIC à hausse de la productivité du capital mais aussi la productivité globale des facteurs (= ce que l’on a produit par rapport à la valeur des facteurs de production utilisés).

La diffusion des TIC à profite aux travailleurs qualifiés (car leur productivité voire même leur rémunération va augmenter) au détriment des salariés non qualifiés = fracture numérique.

Marché des TIC = marché particulier car les vendeurs détiennent souvent le monopole (grâce aux brevets), les pays pauvres ont donc peu de chance de développer ces nouvelles technologies même si des accords ont été signés en 2007 pour le transfert des technologies des pays développés aux PED.

CONCLUSION

PT = facteur de croissance et de développement si les institutions et les idéologies de la société acceptent les changements qu’il engendre. Mais il y a depuis toujours des exclus du PT.

Gains de productivité = indicateur du PT mis en oeuvre dans une entreprise.

2.1 Progrès technique et innovation

a) Définition

Progrès technique (PT) = ensemble des améliorations apportées aux façons de produire (innovations de procédé + innovations organisationnelles), et aux produits (Innovations de produit).

Innovation = application économique et/ou commerciale réussie d’une invention (idée nouvelle).

À L’ensemble des innovations peut être un indicateur du PT.

Innovations = PT = améliorations

Des produits (existants ou nouveaux)

Des façons de produire

Avec des innovations organisationnelles

Avec des innovations de procédé

Avec des innovations de produits

b) Les différentes sortes d’innovation :

Innovation de produit = un produit amélioré ou un produit nouveau.

Innovation de procédé (process) = nouvelle technique de fabrication ou de commercialisation des produits (ex : nouvelles machines).

Innovation organisationnelle = nouvelle organisation de la production, du travail dans l’entreprise (ex : travail à la chaîne).

Innovations radicales = innovations majeures, de grande ampleur qui vont entraîner des grappes d’innovations mineures, ou innovations incrémentales.

c) Le rôle des innovations majeures (Schumpeter) :

– Pour Schumpeter, les innovations expliquent les cycles économiques de long terme. Comme elles sont indépendantes elles expliquent les ruptures dans les cycles. Mais seules les innovations majeures comptent vraiment et modifient la fonction de production. Une multitude d’innovations mineures découlent en cascade des innovations majeures

– Pour Schumpeter, l’entrepreneur à un rôle important puisqu’il prend le risque d’innover. Au début, l’entrepreneur innovateur est dans une situation privilégiée car l’innovation le place en situation de monopole. Il peut ainsi vendre son innovation plus chère pour rembourser ses dépenses en R&D (recherche fondamentale et appliquée qui aboutit à des découvertes scientifiques, que l’on appelle innovations lorsqu’elles ont une application économique).

– Les prix de vente dans les entreprises innovatrices vont pouvoir être supérieurs aux prix de la concurrence pure et parfaite (on appelle cela la rente de monopole). Les entreprises vont augmenter leurs profits. Cela va attirer des entreprises imitatrices à quand l’innovation se diffuse, la concurrence augmente et les prix baissent.

Cela participe à la consommation de masse et améliore les modes de vie mais cela fait aussi disparaître les entreprises les moins rentables (donc licenciements).

Mais ceci est positif pour Schumpeter car cela libère des facteurs de production pour participer à d’autres innovations.

Pour Schumpeter, l’innovation est un processus de « destruction créatrice » càd que l’innovation va créer de nouvelles industries mais aussi en détruire d’autres qui seront devenues obsolètes.

1.2 les déterminants de l’investissement

a) Le rôle de la demande:

– Les entreprises investissent que si elles anticipent une augmentation durable de la demande et si le taux d’utilisation des capacités de production est élevé.
– Cette demande effective (anticipée) est pour J.M KEYNES celle qui détermine l’offre future des producteurs et donc le niveau de l’investissement et de l’emploi.
– Une hausse de la demande entraine une hausse plus que proportionnelle de l’investissement : c’est l’effet d’accélérateur ( à condition que :le taux d’utilisation des CPer soit proche de 100%, qu’il n’y ait pas d’ajustement par la hausse des prix et que le coefficient de capital K/P soit stable)

b) La rentabilité économique:

L’entreprise veut savoir si l’investissement va augmenter ses profits.
Pour savoir si un investissement est rentable, on va regarder si celui-ci (hausse du capital) va générer un profit supplémentaire (hausse de l’EBE).
TRE ( Taux de Rentabilité Economique) : variation de l’EBE / variation du capital x100

c) Le coût de financement:

Lorsque l’entreprise investit, elle doit comparer ce que lui coà»te son investissement par rapport à ce qu’il lui rapporte.
-Si l’entreprise emprunte de l’argent:
Elle va regarder son taux de rentabilité financière (TRF) : (variation de l’EBE – coût de l’emprunt) / variation du capital x100.
-Si l’entreprise s’autofinance:
Elle va regarder ce que lui rapporte cet investissement et ce que cela lui aurait rapporté si elle avait placé cet argent en banque ou sur un marché financier.
Elle va regarder le taux de profitablité: TRF- taux d’intérêt.
*Remarque:
On appelle effet de levier le fait que si une entreprise s’endette lorsque le taux d’intérêt est inférieur au taux de rentabilité économique, cela aura un effet plus que positif sur son EBE.
Le contraire de l’effet de levier étant l’effet boomerang ou effet massue, c’est-à -dire si le taux d’intérêt est supérieur au TRE l’entreprise peut rapidement se retrouver surendettée.

d) Le partage de la valeur ajoutée:

La valeur ajoutée peut se partager en 3 :
le coût du travail.
l ‘ EBE:
* Rémunération des propriétaires du capital ( dividendes).
* Epargne.
* Impôts sur les bénéfices.

les impôts sur la production.

Ainsi, les déterminants de l’investissement sont:
* la demande anticipée
* la rentabilité de l’investissement (économique et financière)
* la profitabilité
* le partage de la valeur ajoutée

1.1 Qu’est-ce que l’investissement?

a)définition

L’investissement est, au sens large, l’acquisition, au cours d’une période déterminée, de biens ou de services destinés à accroître l’efficience de l’appareil productif d’un agent économique ou d’un pays. La comptabilité nationale utilise l’agrégat FBCF formation brute de capital fixe, c’est-à-dire l’achat de biens durables qui vont être utilisés au moins un an dans le processus de production.

L’entreprise investit lorsque son taux d’utilisation des capacités de production est proche de 100% ou supérieur ; quand l’entreprise n’a pas les capacités de production nécessaires pour réaliser des objectifs supplémentaires de production.

b) Les différents types d’investissement :

– L’investissement de capacité est destiné à accroître les capacités productives des agents économiques.
– L’investissement de productivité qui, à production égale’ diminue les coûts unitaires de production en économisant les facteurs de production, en particulier en réduisant le nombre d’emplois.)
– L’investissement de remplacement qui compense la dépréciation du capital fixe du fait de son usure physique.
– L’investissement matériel est d’une part, l’acquisition de biens de productions durables utilisés au cours de plusieurs cycles de production, et, d’autre part, la création d’infrastructures matérielles (routes, ponts, …) et l’acquisition de logement par les ménages.
– L’investissement immatériel désigne les dépenses correspondant à l’usage de services productifs qui, au cours d’une période donnée, améliorent l’efficience du capital fixe (pubs, salaires, formations, etc.)
– L’IDE (Investissement Direct à l’Etranger) : Investissement privé constitué de capitaux que l’entreprise va investir dans ses activités à l’étranger (rachat d’entreprise ou prise de participation dans l’objectif d’acquérir le pouvoir de décision)

c) Le financement de l’investissement :

– Le financement interne : C’est l’autofinancement. Le taux d’autofinancement : Taux d’épargne des entreprises (Epargne brute / FBCF) – Le financement externe :
*Direct :
désintermédié, directement sur le marché financier soit en y mettant des obligations (titre de créance), soit en augmentant leur capital par l’émission d’actions, soit en empruntant directement à des investisseurs privés.
*Indirect : intermédié, par crédit bancaire.