3.1. Les inégalités remettent-elles l’idéal démocratique en cause?

a) L’idéal démocratique : la fin des inégalités

La notion d ‘égalité regroupe trois sens :

Égalité des droits (devant la loi) : tout le monde a les mêmes droits et les mêmes contraintes juridiques

Égalité des chances : Tous les individus doivent pouvoir disposer de chances égales pour accéder aux différentes positions sociales

Égalité de situations/égalité réelle : tout le monde a la même situation


Qu’appelle t-on l’idéal démocratique ?

A.Tocqueville : Société dans laquelle on va avoir une tendance à l’égalisation des conditions. De plus en plus d’égalité des droits entraînent de plus en plus d’égalité des chances. L’origine sociale doit avoir de moins en moins un impact sur la condition sociale.

Derrière l’idée d’idéal démocratique, il n’y a pas la disparition totale des inégalités donc on a une société dans laquelle la mobilité sociale est possible et cette mobilité doit conduire à une baisse des inégalités de situation.

b) Qu’en est-il aujourd’hui dans notre démocratie ?

Égalité des droits : c’est un processus qui a commencé avec la Déclaration des droits de l’Homme mais qui est en perpétuelle construction (droit de vote des femmes par exemple…) et qui peut encore être amélioré (avec le droit de vote des étrangers par exemple…)

Égalité des chances : il subsiste, même si elles sont réduites, des inégalités des chances importantes. Tous les individus n’ont pas les mêmes chances d’accéder à différentes positions sociales. Cela dépend de leur origine sociale (tables de mobilité), du sexe, de l’âge.

Doit-on mettre en place des mesures de discrimination positives ?

Discrimination positive : donner plus à ceux qui ont moins

Égalité des situations : oui il y a une baisse des inégalités au niveau du 20ème siècle mais l’égalité des situations est loin d’être respectée. Pour Tocqueville il est impossible de respecter les inégalités de situations, il faut plutôt chercher à respecter l’égalité des relations sociales (prestige social). Les sociétés démocratiques acceptent l’existence d’inégalités quand elles leur semblent justifiées (basées sur la méritocratie)