DEFINITIONS PARTIE 2 CHAPITRE 2

DEFINITIONS DE LA PARTIE2 CHAPITRE 2

 

Action collective : Action commune menée par plusieurs personnes en vue d’atteindre un certain objectif commun.

 

Mouvement social :

-Un mouvement social est une action collective de grande ampleur qui touche la société dans son ensemble

-Un mouvement social est une forme d’action collective protestataire

 

Institutionnalisation= de plus en plus reconnu et encadré par des institutions.
Nouveaux Mouvements sociaux : mouvements sociaux avec de nouvelles stratégies,  nouveaux acteurs et de nouveaux enjeux non centrés sur le travail.

 

Paradoxe d’Olson montre que la mobilisation collective peut être freinée par la rationalité des agents qui ont intérêt à agir en passager clandestin pour profiter des avantages de l’action collective sans en subir les coûts.

 

3.3 Les conflits sociaux, résistance ou moteur du changement social ?

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a/ Les conflits sont inhérents à toute démocratie

Les conflits reflètent la libre expression des opinions. Dans les sociétés démocratiques contemporaines, l’absence de conflits correspond à un immobilisme politique, une absence de réformes. Les conflits sociaux deviennent violents quand le relais institutionnel ne fonctionne plus voir mal. Mais dans les sociétés ouvertes, les conflits permettent l’expression de revendications rivales, donc de stabiliser les relations sociales.

b/ Les conflits sociaux peuvent être moteur du changement social

Avec l’histoire, le mouvement social a permis une modification de la législation favorable. Depuis le 19éme siècle, le mouvement ouvrier a entraîné des améliorations dans le monde du travail, idem pour les NMS.

c/ Le changement social peut générer des conflits

Quand changement social entraîne conflit, on dit que le conflit est conservateur parce qu’on cherche à empêcher le changement social, ce qui entraîne une modification des normes et valeurs dominantes, et l’expression des conflits peut être l’expression d’une difficulté des individus au changement social. Parfois, les conflits face au changement social marque une résistance d’un groupe d’individus, c’est alors un conflit « corporatiste », et cherche à défendre des intérêts d’une profession au détriment des autres.

3.2 Deux exemples de NMS

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a/ L’alter-mondialisme (Mouvement qui revendique une autre forme de mondialisation)

NMS ? Oui : Mouvement de grande ampleur avec une dimension internationale qui a émergé par action contestataire très médiatisé et violente, et qui défend des intérêts communs. Il utilise de plus en plus internet. Pluralité des acteurs comme les associations, la population, les personnes célèbres… Non : Mouvement qui utilise beaucoup de formes d’actions traditionnelles, et qui a beaucoup de syndicats comme acteurs. Il a subi une certaine institutionnalisation. Les revendications sont liées indirectement au monde du travail.

b/ La crise des banlieues

Gros de cette crise en 2005. En 2007, les banlieues s’enflamment mais avec beaucoup moins de relais médiatique. Mouvement qui a pris beaucoup d’ampleur. La guérilla urbaine de 2007a entraîné une mobilisation dans toutes les cités de France. Mouvement contestataire .Les nouveaux acteurs sont les jeunes souvent non étudiants. Nouveaux enjeux, avec des revendications très diffuses : contre la police, SARKOZY, donc contre-culture. C’est une sous-culture jeune en demande de reconnaissance sociale. Nouvelle stratégie, avec des actions violentes et médiatisées.

3.1 Nouveaux acteurs, enjeux et stratégie

Un mouvement social est une action collective protestataire de grande ampleur. Dans les sociétés contemporaines, on peut identifier l’apparition de nouveaux conflits moins centrés sur le travail mais sur de nouveaux enjeux avec de nouveaux acteurs et stratégies. Mais avec la crise économique, il semblerait qu’il y ait un retour des conflits du travail.

a/ Nouveaux acteurs

Nouveaux acteurs ne se rassemblent pas autour d’une appartenance de classe, ou PCS, mais autour d’une cause commune pour lutter pour des intérêts collectifs, sur une structure associative souvent éphémère. Ils font souvent appel à des personnes célèbres.

b/ Nouveaux enjeux

Mouvements sociaux moins centrés sur le monde du travail, mais sur enjeux plus globaux, sur des grandes valeurs.

Selon A. Touraine, les NMS, qu’il appelle « mouvements culturels », ne concerne plus majoritairement la sphère du travail, de la production et de l’économie ; ils portent surtout sur des grandes valeurs, sur la culture et sur des pratiques sociales.

En effet, l’élévation du niveau de vie conduirait les nouvelles générations à un moins grand attachement aux valeurs matérialistes et les revendications seraient alors plus qualitatives, plus globales, plus symboliques

Mais il existe encore de mouvements sociaux centrés sur des catégories concrètes qui vont défendre des intérêts particuliers.

c/ Nouvelles stratégies

L’objectif est d’occuper l’espace public en utilisant les médias comme contre pouvoir, c’est donc plus protestataire. Les NMS essayent de faire pression sur l’opinion publique et le pouvoir politique. Ils utilisent Internet comme outil central dans la coordination des actions, et comme source et moyen d’information et de diffusion d’une contre idéologie. Ils fonctionnent en réseau avec Internet, c’est-à-dire en structure décentralisée avec un espace d’autonomie important.

2.2 Explications: une mobilisation moins forte du fait du déclin de l’identité ouvrière et de la montée de l’individualisme

a) mutations du monde du travail et déclin du mouvement ouvrier.

Évolution de la structure de l’appareil productif: tertiarisation + désindustrialisation => défavorable au mouvement ouvrier
Baisse de la PCS ouvrière => Baisse des syndicats. De plus la tertiarisation n’a pas compensé le mouvement ouvrier.
Secteur tertiaire: + de petites entreprises => mobilisation et syndicalisme – important. Identité collective est peu ou pas du tout développée (activité très diversifiée dans le secteur tertiaire que ne favorise pas la conscience de classe).

Évolution de la gestion de la main d’œuvre =>précarisation du travail, recours massif à la sous-traitance, chômage
=>défavorable à l’identité de groupe

b)Les mutations de la société: causes externes au monde du travail.


Evolution de la gestion des syndicats=>institutionnalisation des syndicats (éloignement des responsables syndicaux des ouvriers)

Hausse des niveaux de vie => développement des classes moyennes => affaiblissement identité collective.

Montée de l’individualisme, valeur qui semble propre à la classe ouvrière. Individus considèrent qu’ils n’ont pas intérêt à se mobiliser, de plus les syndicats ont un mode de fonctionnement collectif=>tous les salariés bénéficient des avantages obtenus par les syndicats.


2.1. Le constat: une réduction du nombre de conflits du travail et des syndicats moins puissants.

Le mouvement ouvrier est caractérisé par deux éléments :

  • Les conflits desquels il est à l’origine sont centrés sur le monde du travail

  • Le mouvement est institutionnalisé au travers d’un acteur central, les syndicats


a)Un recul des conflits du travail.

Les conflits sont de moins grande ampleur, ils sont plus localisés, le type de revendications a changé

Les conflits du travail sont de plus en plus restreints à une catégorie de salariés, il y a moins de grand rassemblement autour d’objectifs communs sur les conditions de travail et de plus en plus de conflits catégoriels (cheminots, enseignants, salariés de la sidérurgie, ou salariés de telle entreprise)

Les revendications portent sur les salaires et les questions de l’emploi et moins sur les conditions de travail.

b)Un affaiblissement des syndicats.

On observe une chute du taux de syndicalisation, il est trois fois moins important en 2005 (8% des salariés sont affiliés à un syndicat) qu’en 1950 (25% des salariés étaient affiliés à un syndicat).

Là encore on peut mettre en évidence 3 phases dans ce processus :

  • 1950-1965 : première phase de désyndicalisation des salariés, la syndicalisation est 1,5 fois moins élevée en 1965 par rapport à 1950

  • 1965-1980 : phase de faible augmentation puis de stabilisation de la syndicalisation, 18% des salariés sont syndiqués

  • 1980-2005 : nouvelle phase de désyndicalisation, le taux passe de 18% à 8% il est donc 2,25 fois moins élevé en 2005 par rapport à 1980

Cependant la situation n’est pas la même selon les caractéristiques des salariés, on remarque que le taux de syndicalisation dépend :

  • Du statut du salarié : les salariés du secteur public sont plus syndiqués que les salariés du secteur privé (sécurité de l’emploi qui réduit le risque)

  • Du type de contrat : les salariés qui ont un emploi précaire sont moins syndiqués

  • De la taille de l’entreprise : Les salariés sont plus syndiqués dans les grandes entreprises

La situation de syndicats en France est paradoxale : en effet la présence syndicale est assez forte (35% des salariés sont dans une organisation productive où il y a une présence syndicale) mais le taux de syndicalisation est faible.

Là encore la présence salariale dépend des caractéristiques de vues plus haut mais dans tous les cas la présence salariale est plus forte que le taux de syndicalisation.

La structure syndicale existe mais il y a peu d’adhérents et encore moins de militants (participation active au syndicat).

Cet affaiblissement des syndicats est défavorable aux salariés car les négociations se font de plus en plus au niveau local, et ainsi les salariés ont moins de poids dans le rapport de force. Les accords d’entreprise sont en général moins favorables que les accords de branches et c’est d’autant plus le cas dans les petites entreprises.

On peut nuancer cette analyse en mettant en avant que le rôle des syndicats reste très important notamment du fait de l’évolution de leur action.

Ils ont un rôle important dans les négociations collectives, dans la gestion des institutions du travail (assedic,…). Ils sont aussi actifs en ce qui concerne les formes de conflits du travail alternatives à la grève.

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