METHODOLOGIE DE L’EPREUVE COMPOSEE

METHODOLOGIE DE L’EPREUVE COMPOSEE

Vous trouverez ci-dessous la méthodologie de l’épreuve composée. Faites-en bon usage !

Partie 1 : Mobilisation des connaissances

Il s’agit de questions de cours. Il faut juste bien faire attention de répondre à la question.

Durée conseillée : 30 mn maximum par question

 

Partie 2 : Etude documentaire

durée conseillée : 1 h maximum

Il faut :

  • Présenter le document (date, source, données,…)
  • Définir les termes centraux du sujet
  • Montrer un lien de corrélation entre les différentes variables (s’il y en a plusieurs)
  • Faire  plusieurs lectures chiffrées précises pour répondre à la question posée
  • Faire des calculs simples à partir des données chiffrées : coefficient multiplicateur, pourcentage, soustraction…
  • Fournir une explication à l’évolution observée

 

Partie 3 : Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire

durée conseillée : 2 h

1) Il faut faire une introduction dans laquelle :

  • On commence par une accroche : amène le sujet en partant de l’actualité économique et sociale ou d’une évolution économique générale (ex : le chômage augmente)
  • Ensuite, on annonce le sujet : il faut mieux reprendre les termes du sujet tels quels
  • Il faut définir le ou les termes centraux
  • Il faut faire un cadrage spatio-temporel : précisez où et quand porte votre raisonnement (ex :en France, de nos jours)
  • Enfin, il faut annoncer votre plan : les grandes idées seulement.

 

2) Le développement doit contenir 2 ou 3 grandes parties, chacune découpée en 2 ou 3 sous-parties.

Chaque partie doit commencer par un titre-phrase ou un résumé synthétique de l’idée-force à défendre.

Dans chaque sous-partie, vous devez :

  • Présenter l’idée (c’est en quelque sorte le titre de votre sous-partie)
  • Illustrer par un document et/ou une donnée chiffrée précise au moins (faire des calculs simples à partir des données chiffrées)
  • Fournir une explication (des connaissances de cours)

 

3) La conclusion doit répondre à la question en résumant avec précision chaque sous-partie et présenter une ouverture.

 

Remarque : Tous les documents doivent impérativement être utilisés. Il ne s’agit pas de faire une dissertation mais plutôt d’utiliser à bon escient les idées principales que vous trouverez dans chaque document et les synthétiser dans des paragraphes bien agencés entre eux
LES SUJETS DE BAC DE PONDICHERY 2010

LES SUJETS DE BAC DE PONDICHERY 2010

  • Dissertation : Les inégalités économiques sont-elles le seul obstacle à la mobilité sociale?


  • QSTP (avec 7 questions préparatoires…): Après avoir montré que les modes d’organisation du travail inspirés du taylorisme sont source d’efficacité, vous expliquerez pourquoi les entreprises ont été amenées à mettre en oeuvre d’autres formes d’organisation du travail.



SUJETS CORRIGES PARTIE 2 CHAPITRE 3

SUJETS CORRIGES PARTIE 2 CHAPITRE 3

SUJETS CORRIGES PARTIE 2 CHAPITRE 3


SUJET DE SYNTHESE

« Après avoir rappelé les principaux fondements du système de protection sociale et ses limites, vous présenterez ses récentes transformations et leurs incidences sur la cohésion sociale »

Introduction : il fallait préciser que l’étude portait sur la protection sociale française depuis 1945.

1 – Les principaux fondements de la cohésion sociale et ses limites

1.1 – Une protection sociale fondée essentiellement sur une logique d’assurance (sur le modèle bismarckien) et corporatiste

1.2 – L’Etat-Providence  français rencontre une crise de légitimité, d’efficacité et une crise financière

 

2 – Les récentes transformations de la protection sociale et leurs incidences sur la cohésion sociale

2.1 – Le développement de la logique d’assistance (sur le modèle beveridgien) vise à réduire les risques d’exclusion sociale

2.2 – Le développement de la prise en charge personnelle (assurance-privée et ticket modérateur) risque d’augmenter les inégalités et menace la cohésion sociale.

AUTRE CORRIGE POSSIBLE DU SUJET DE SYNTHESE :

« Après avoir rappelé les principaux fondements du système de protection sociale et ses limites, vous présenterez ses récentes transformations et leurs incidences sur la cohésion sociale »

1 – Le système de protection français : un système complexe qui n’est pas sans limites

1.1 – Le caractère hybride du système de protection sociale français

  • Combinaison entre système d’assurance et d’assistance

1.2 – Un système confronté à de multiples problèmes

  • Problème d’efficacité : persistance d’exclusion sociale (problème de l’exclusion des jeunes) ; effets désincitatifs des minima sociaux
  • Problème de financement : cotisations sociales insuffisantes face à l’augmentation des dépenses (déficit des organismes de sécurité sociale) et un impact négatif sur la compétitivité prix des entreprises.


2 – Un système dont les évolutions ont des effets contradictoires sur la cohésion sociale

2.1 – Le développement croissant des prestations relevant de la solidarité nationale

  • Multiplication des minima sociaux pour pallier aux insuffisances des prestations assurancielles et renforcer la cohésion sociale.
  • Création du RMI, de la CMU, du minimum vieillesse pour accorder une aide à ceux qui ne peuvent pas cotiser contre les risques sociaux

2.2 – Le développement des assurances privées remet en cause la cohésion sociale

  • Un système assuranciel qui protège de moins en moins entrainant une dualité de plus en plus forte néfaste pour la cohésion sociale.


SUJET DE DISSERTATION

« Dans quelle mesure le travail est-il un facteur d’intégration sociale ? »

1 – Le travail est un facteur important d’intégration sociale dans les sociétés modernes.

1.1 – parce qu’il permet aux individus d’accéder aux ressources

1.2 – parce qu’il permet aux individus de se construire une identité sociale et de se sociabiliser

 

2 – Le travail n’est pas la seule instance d’intégration sociale

2.1 – La famille a aussi un rôle important dans l’intégration sociale

2.2 – D’autres agents socialisateurs jouent aussi leur rôle

OU

2 – L’évolution du monde du travail affaiblit le travail comme facteur d’intégration sociale

2.1 – le chômage augmente le risque d’exclusion sociale

2.2 – la précarité affaiblit le rôle intégrateur du travail


SUJETS DE DISSERTATION

« Dans quelle mesure le chômage est-il un facteur d’exclusion sociale ? »

1 – le chômage est un facteur qui peut conduire à l’exclusion sociale

1.1 – parce que le chômage peut priver l’individu d’accès aux ressources économiques

1.2 – parce que le chômage peut priver l’individu de liens sociaux

 

2 – l’exclusion sociale est un processus cumulatif : il ne suffit pas d’être au chômage pour être exclu

2.1 – l’absence de liens familiaux est un facteur important de l’exclusion sociale

2.2 – c’est le cumul des handicaps qui produit de la disqualification

SUJETS CORRIGES PARTIE 2 CHAPITRE 2

SUJETS CORRIGES PARTIE 2 CHAPITRE 2

SUJETS CORRIGES SUR PARTIE 2 CHAPITRE 2

DISSERTATION

« Dans quelle mesure les mutations du travail peuvent –elles expliquer la crise du syndicalisme ? »

En introduction, il était fondamental de définir clairement ce qu’on entend par « crise du syndicalisme » (faible taux de syndicalisation et baisse de représentativité  lors des élections professionnelles) et « mutations du travail » (NFOT et hausse du chômage, de la précarité, de la flexibilité) et de donner un cadre spatio-temporel : en France depuis les années 70.

1 – Les mutations récentes du travail expliquent en partie la crise du syndicalisme

1.1 – les nouvelles formes d’organisation du travail ont incité les individus à moins se syndiquer

a)flexibilité quantitative externe : hausse du chômage et précarisation de l’emploi

b)flexibilité  interne : individualisation de la relation de travail

1.2 – les transformations de la structure productive ne sont pas favorables au syndicalisme

a) désindustrialisation

b) tertiarisation

2 – D’autres facteurs expliquent aussi la crise du syndicalisme en France

2.1 – La moyennisation de la société participe à la crise du syndicalisme

a) La hausse des niveaux de vie influence les revendications

b) La montée de l’individualisme (paradoxe d’Olson)

2.2 – L’institutionnalisation des syndicats peut aussi être considérée comme responsable de cette crise

a) La professionnalisation éloigne les syndicats de leur base

b) Il y a un décalage entre les revendications syndicales et celles des salariés.

SUJETS CORRIGES PARTIE 2 CHAPITRE 1

SUJETS CORRIGES PARTIE 2 CHAPITRE 1

SUJETS CORRIGES SUR PARTIE 2 CHAPITRE 1

SUJET  DE SYNTHESE

«  Vous montrerez que la position sociale des individus est influencée par leur origine sociale, mais qu’elle dépend aussi d’autres facteurs »

En introduction, il convient de préciser que le raisonnement se centre sur les 30 dernières années en France, que par origine sociale on entend : la PCS des parents et par position sociale la PCS d’appartenance (on peut questionner la position sociale par rapport au prestige social)

1 – La position sociale des individus est influencée par leur origine sociale

1.1 l’origine sociale détermine la réussite scolaire (capital culturel)

1.2 l’origine sociale détermine la PCS d’appartenance (le capital économique et social permet de mieux « rentabiliser le diplôme)

1.3 l’origine sociale détermine des stratégies familiales différentes .


2 – La position sociale des individus dépend aussi d’autres facteurs (que l’origine sociale)

2.1 la position sociale dépend de l’évolution de la population active (tertiarisation, hausse des qualifications, paradoxe d’Anderson)

2.2 la position sociale d’un individu peut aussi dépendre de son mérite (démocratisation scolaire et méritocratie)

2.3  la position sociale peut dépendre de facteurs discriminatoires (par exemple, le sexe)


CORRIGE COMPLET DU SUJET DE DISSERTATION

« Dans quelle mesure la société française est-elle encore une société de classe ? »

Dans la société française de l’Ancien Régime, les groupes sociaux sont hiérarchisés en ordres disposant chacun de privilèges inégaux. Avec la Révolution française, cette hiérarchie de droit disparaît. Pourtant, même dans la société française contemporaine subsiste une hiérarchie dans les faits. Nous pouvons alors nous demander dans quelle mesure la société française aujourd’hui est encore une société de classe ? Est-ce que l’on peut identifier dans notre société au moins deux groupes sociaux antagonistes déterminés par leur place dans le processus de production et qui ont conscience de former une classe sociale, ou bien, est-ce qu’on peut seulement identifier des groupes réunis autour de caractéristiques socio-économiques identiques entre les membres du groupe et différentes de celles des autres groupes ? Nous verrons tout d’abord que les classes sociales au sens marxiste disparaissent parce que les frontières entre les classes disparaissent, mais que l’on peut identifier l’apparition de nouvelles classes sociales, au sens wébérien du terme, c’est-à-dire de groupes d’individus socio économiquement homogènes entre eux.

En effet, dans la société française actuelle, on assiste à un effacement des frontières de classes parce qu’il y a une homogénéisation des modes de vie et une moyennisation de la société française. L’homogénéisation des modes de vie s’explique par une élévation générale des niveaux de vie et par une uniformisation de la consommation.

La hausse du niveau de vie, c’est-à-dire du pouvoir d’achat, s’explique par la hausse des revenus et la baisse des prix. En effet, on peut voir que le revenu mensuel médian d’un célibataire a été multiplié environ par 2 entre 1970 et 2005.Cela s’explique par la croissance économique mais aussi par l’intervention de l’Etat qui grâce à la redistribution des revenus permet la stabilisation voir l’augmentation des revenus, surtout des plus pauvres. La baisse des prix des produits courants a été permise par la production de masse mise en place pendant les 30 Glorieuses.

Cette hausse généralisée du niveau de vie va se traduire par une uniformisation des coefficients budgétaires : alors qu’en 1956 le coefficient budgétaire de l’alimentation des ouvriers est deux fois plus élevé que celui des cadres , il est aujourd’hui sensiblement similaire . Cette évolution correspond à la loi d’Engel : plus le revenu augmente, plus les ménages peuvent consacrer une part importante de leur revenu aux biens de seconde nécessité. On voit par exemple que les ménages disposent d’un taux d’équipement en biens électroménagers élevé ( on peut observer que 98% des ménages français disposent d’une télévision, d’un réfrigérateur, …en 2005). Cette uniformisation de la consommation se traduit aussi par une homogénéisation des pratiques culturelles :  le taux de départ en vacances a augmenté de 21 points de pourcentage entre 1964 et 2004, tous les ménages, quelque soit leur PCS vont régulièrement au cinéma ( on peut voir seulement 2 points d’écart entre la part des cadres et celle des professions intermédiaires allant au cinéma en 2004).


Ainsi, on peut dire que l’effacement des frontières de classe s’explique en partie par l’homogénéisation des modes de vie résultant de la hausse des niveaux de vie et de l’uniformisation de la consommation. L’effacement des frontières de classe s’explique aussi par la moyennisation de la société.


La moyennisation se caractérise à la fois par l’apparition des classes moyennes et par une forte mobilité sociale.

De plus en plus d’individus se retrouvent dans les classes moyennes, c’est-à-dire dans des groupes sociaux qui se caractérisent par des revenus, des diplômes, des positions hiérarchiques intermédiaires. Ces groupes sociaux sont hétérogènes et regroupent aussi bien les employés et les professions intermédiaires que les ouvriers les plus favorisés ou les cadres aux plus faibles revenus. Par exemple, les cadres de la fonction publique comme les ouvriers se reconnaissent comme appartenant à la classe moyenne .Ce mouvement a été engendré par la hausse des qualifications, la salarisation et la tertiarisation de la population active. Il ne s’agit donc pas de classes sociales au sens marxiste mais bien plutôt de groupes dont les frontières de classes se sont effacées.

Cette moyennisation s’accentue par l’existence d’une mobilité sociale permise par la démocratisation de l’enseignement qui favorise la hausse des qualifications : il est donc aujourd’hui plus facile de passer d’une PCS à une autre, de ne pas appartenir à la même PCS que celle de son père, donc de passer d’un groupe social à un autre. Cela signifie qu’il y a moins d’hérédité sociale, dans le sens où, par exemple, grâce aux études un fils d’ouvrier peut devenir aujourd’hui plus facilement cadre.

Ainsi, l’effacement des frontières entre les classes dans la société française actuelle est permis non seulement par l’homogénéisation des modes de vie mais aussi par la moyennisation de la société. Les classes sociales au sens marxiste du terme semble donc avoir disparu, c’est-à-dire qu’il n’y a plus de groupes antagonistes différenciés et déterminés par leur place dans le processus de production.

Pourtant, les années récentes semblent se caractériser par une persistance des inégalités économiques et sociales et l’apparition d’une nouvelle pauvreté qui peut faire penser à l’apparition de nouvelles classes sociales, au sens weberien du terme, c’est-à-dire de groupes sociaux qui partagent des caractéristiques identiques entre eux et distinctes de celles des autres goupes.

En effet, on peut repérer dans notre société, la persistance d’inégalités économiques et sociales importantes entre les groupes sociaux. Les inégalités économiques sont tout d’abord les inégalités de revenu. Si les inégalités se resserrent sur les 30 dernières années, les revenus continuent à augmenter plus vite pour les plus riches et aujourd’hui les revenus des cadres sont encore  fois supérieurs à ceux des ouvriers . Ces inégalités sont fortement influencées par le nombre de personnes dans le ménage. Les inégalités de patrimoine sont les inégalités économiques les plus importantes car elles sont cumulatives (plus on a de revenus, plus on a de chance d’avoir un fort patrimoine) et parce qu’elles sont transmises par héritage.

Les inégalités économiques sont en partie responsables des inégalités sociales. En effet, même si les pratiques socio-culturelles s’homogénéisent, il subsiste des pratiques très différenciées en fonction de la PCS à laquelle on appartient. Par exemple, 36% des cadres vont régulièrement au théâtre contre seulement 6% des ouvriers . De plus, même si une grande majorité de ménages vivent dans une résidence principale qui disposent d’un minimum de confort, 0.8% de la population française vit sans eau courante, sanitaire ou salles de bains .

Nous pouvons aussi penser que de nouvelles classes apparaissent car on peut identifier une nouvelle pauvreté qui s’explique à la fois par la dégradation du marché du travail et  par l’affaiblissement du lien social. Aujourd’hui le taux de pauvreté en France avoisine les 15%. La montée du chômage et la précarité de l’emploi ont eu pour conséquence de baisser le niveau de vie d’une partie de la population, en particulier les jeunes et les moins diplômés. On assiste à une multiplication du nombre de bénéficiaires du RSA qui est passé de 400 000 en 1989 à 1 130 000 en 2008 selon l’Insee. Cette allocation, si elle permet d’assurer un revenu minimum pour les plus pauvres, ne couvrent pas l’ensemble de la population (par exemple, les jeunes de moins de 25 ans ne peuvent pas en bénéficier) et reverse un revenu suffisamment faible (moins de 500 euros environ) pour faire rentrer les individus qui en bénéficient dans une sorte de pauvreté institutionnalisée.

L’affaiblissement du lien social favorise  la pauvreté car celle-ci est un processus cumulatif : il ne suffit pas d’être chômeur pour être pauvre. La nouvelle pauvreté s’explique aussi par la crise de la famille : multiplication du nombre de divorces, du nombre de familles monoparentales,…affaiblisse les formes de solidarités familiales. Les pauvres sont plus souvent des familles monoparentales ou des personnes seules qui sont sans emploi . La pauvreté va donc se caractériser par le cumul des handicaps pour certains groupes sociaux les plus défavorisés dans la hiérarchie sociale. On peut donc identifier aux extrémités de la hiérarchie sociale un groupe qui cumule les avantages et un autre les désavantages, laissant penser à l’existence d’une classe sociale dominante et d’une classe défavorisée. La société française actuelle se caractériserait donc par l’existence de nouvelles classes déterminées par la persistance d’inégalités et l’apparition de nouvelles formes de pauvreté.

Ainsi, notre société française n’est plus une société de classe au sens où l’entendait Marx : les frontières de classes s’effacent grâce à l’homogénéisation des modes de vie permise par la hausse des niveaux de vie et l’uniformisation de la consommation. De plus, la moyennisation de la société se manifeste par le développement de classes moyennes plurielles favorisé par une plus forte mobilité sociale. Pourtant, les années récentes montrent qu’il existe encore de fortes inégalités économiques (en matière de revenus, de patrimoine) qui déterminent en partie des inégalités sociale. On peut aussi observer l’apparition de nouvelles formes de pauvreté qui s’explique en partie par l’augmentation du chômage et de la précarité et par l’affaiblissement du lien social. Ainsi, on peut penser que de nouvelles classes seraient en train de se former dans notre société, des classes sociales au sens weberien, c’est-à-dire déterminées par l’existence de groupes dont les individus cumulent les handicaps et d’autres dont les individus, de par leur caractéristiques, dominent la hiérarchie sociale.  La question est alors de savoir quel type de politique économique pourrait permettre de réduire inégalités et pauvreté afin d’assurer une meilleure cohésion sociale dans notre société.

SUJETS CORRIGES PARTIE 1 CHAPITRE 2

SUJETS CORRIGES SUR PARTIE 1 CHAPITRE 2


Correction du sujet : « Après avoir montré que le progrès technique peut être facteur de chômage, vous mettrez en évidence les limites de cette relation »

1 – Le progrès technique peut être facteur de chômage au niveau micro-économique et à court terme

1.1 – si la croissance de la productivité est supérieure à la croissance de la demande

1.2 – si la qualification requise pour les nouveaux emplois est différente de celle des emplois détruits

1.3 – s’il n’y a pas un partage équitable  de la valeur ajoutée


2 – Le progrès technique peut aussi créer des emplois

2.1 – parce que les emplois détruits dans certains secteurs peuvent être compensés par d’autres (théorie du déversement)

2.2 – parce que le progrès technique stimule la demande donc à terme la croissance et l’emploi (Schumpeter+ effet multiplicateur)


Correction du sujet « Dans quelle mesure l’organisation actuelle du travail remet-elle en cause l’organisation tayloro-fordiste du travail ? »

1 – Dans certaines entreprises, l’organisation actuelle du travail remet-elle en cause l’organisation tayloro-fordiste du travail

1.1 – parce que, face à l’évolution de la demande, le toyotisme propose une organisation plus flexible que le système de production tayloro-fordiste

1.2 – parce que, face à l’évolution de la population active, la NOT propose des emplois plus enrichissants que le tayloro-fordisme.


2 – Cependant, l’organisation actuelle du travail garde des caractéristiques l’organisation tayloro-fordiste du travail

2.1 – car la division du travail reste une caractéristique majeure de l’organisation actuelle du travail

2.2 – car les conditions de travail restent encore difficiles


Correction du sujet  « Dans quelle mesure la baisse du coût du travail peut-elle réduire le chômage ?»

1 – Si on considère que le marché du travail est un marché comme un autre, une baisse du coût du travail peut entraîner une réduction du chômage

1.1 – Selon les libéraux, une baisse du coût du travail permettrait à l’offre et à la demande de travail de s’équilibrer librement sur le marché

1.2 – Une baisse des cotisations sociales permettrait d’augmenter les créations d’emplois, notamment dans les services.


2 – Si on considère que le niveau de l’emploi dépend du niveau de la demande, alors une baisse du coût du travail risque plutôt à terme d’entrainer une hausse du chômage

2.1         Une baisse du coût du travail peut entraîner l’augmentation d’autres coûts pour les entreprises (baisse de la productivité et hausse des autres PO)

2.2        La baisse des salaires et des cotisations sociales peut ralentir la croissance (théorie keynésienne)


Correction du sujet «  Dans quelle mesure la réduction du coût du travail permet-elle de faire baisser le chômage des travailleurs peu qualifiés ?»

1 – la réduction du coût du travail permet de faire baisser le chômage des travailleurs peu qualifiés , dans la mesure où elle se traduit par une baisse des cotisations sociales

1.1 Une baisse des CS permettra à l’offre et à la demande de travail de s’équilibrer sur le marché du travail peu qualifié (théorie néo-classique)

1.2 Une baisse des CS permettra l’extension des créations d’emplois peu qualifiés dans le secteur des services.

2- la réduction du coût du travail risque de faire augmenter le chômage des travailleurs peu qualifiés , si elle se traduit par une baisse des salaires

2.1 La baisse des CS peut engendrer l’augmentation d’autres coûts pour les entreprises

2.2 La baisse du coût du travail peut entrainer à terme une baisse de la consommation et de la production (analyse keynésienne)


Correction du sujet : « Dans quelle mesure la politique d’allégement des cotisations à la charge des employeurs est-elle favorable à l’emploi ? »

1 – La politique d’allègement des cotisations patronales est créatrice d’emplois peu qualifiés à court terme

1.1 – A l échelle micro-économique, elle rend le coût du travail moins cher pour l’employeur

a)    La baisse du coût du travail incite l’entreprise à substituer du travail au capital (effet-substitution)

b)   La baisse du coût du travail permet à l’entreprise de baisser ses prix de vente (effet-compétitivité)

c)    La baisse du coût du travail permet à l’entreprise d’augmenter ses profits (effet-profitabilité)

1.2 – A l’échelle macro-économique, elle peut faire augmenter la demande de travail

a)    Sur un marché de concurrence pure et parfaite, la variation du prix à la baisse permet l’ajustement de l’offre et de la demande de travail

b)   Pour les entreprises qui utilisent beaucoup de main d’œuvre (et en particulier pour le secteur tertiaire), l’élasticité de la demande au prix du travail est forte : une baisse du prix entraîne une forte hausse de la demande


2 – La politique d’allègement des charges patronales peut se révéler néfaste pour l’emploi à long terme

2.1 – L’allègement des charges patronales ne crée pas nécessairement des emplois.

a)    N’a pas d’effet sur les entreprises qui ont une forte intensité capitalistique ou qui utilisent surtout du travail qualifié

b)   les emplois peu qualifiés peuvent se substituer aux emplois qualifiés (risque de déclassement social)


2.2 – La politique d’allègement des charges peut à terme entraîner des destructions d’emplois.

a)    Risque de destruction d’emplois qualifiés ou de baisse de la productivité du travail ce qui peut générer une perte de compétitivité hors-prix

b)   Risque d’une augmentation des autres taxes, ce qui peut faire baisser le revenu disponible et donc à terme la consommation

c)    Risque de limiter la hausse des salaires (effet pallier) et donc d’entraîner une faiblesse de la demande intérieure


Correction du sujet : « la flexibilité est-elle une solution au problème du chômage ? »

1 – Si l’effet sur l’offre de biens et services est supérieur à l’effet sur la demande, la flexibilité du marché du travail peut entrainer une baisse du chômage

1.1 – Rétablir les bonnes conditions de l’offre permet une hausse de la production donc de l’emploi (théorie néo-classique)

1.2 – La flexibilité a permis la stabilisation des emplois sur le marché interne

Et la création d’emplois sur le marché externe


2 – Mais, si à terme l’effet sur la demande est plus fort que l’effet sur l’offre, la flexibilité peut ralentir la croissance et donc la création d’emplois

2.1 – la flexibilité a entrainé l’augmentation de la précarité

2.2 – la baisse des revenus engendrée par la flexibilité peut menacer la croissance

Page 1 sur 3123