2.2 Chômeurs : qui sont-ils ?

2.2 Chômeurs : qui sont-ils ?









  • Tous les individus n’ont pas les mêmes risque face chômage :les jeunes, les femmes, les peu diplômés,… sont plus touchés par le chômage
  • Les circonstances d’entrée au chômage peuvent également varier

Répartition des chômeurs selon les circonstances de recherche d’emploi


Moyenne 2006

Ensemble


Femmes

Hommes


N’a jamais exercé d’activité professionnelle régulière

7,1

5,1

6,2

Fin d’emploi à durée limitée

44,2

42,0

43,2

Démission

14,3

8,1

11,3

Rupture du contrat pour maladie ou invalidité

3,9

5,1

4,5

Licenciement

25,4

32,1

28,5

Autres circonstances

3,0

6,2

4,5

Circonstance inconnue

2,1

1,4

1,8

Ensemble

100,0

100,0

100,0

Note : Résultats en moyenne annuelle.
Champ : France métropolitaine, chômeurs au sens du BIT, âgés de 25 à 64 ans.

” La France en faits et en chiffres”

2.1 Le chômage : Qu’est-ce que c’est ?

2.1 Le chômage : Qu’est-ce que c’est ?

 

En France on dispose de 2 grandes sources d’informations pour identifier le nombre de chômeurs : les demandeurs d’emplois comptabilisés par l’ANPE et les statistiques du chômage tirées de l’enquête emploi de l’INSEE qui se rapproche de la définition du Bureau International du Travail (BIT). Ces deux sources d’informations peuvent données des informations légèrement différentes car elles ne reposent pas sur les mêmes conventions en ce qui concerne les conditions pour être comptabilisé comme chômeur.

La méthode de calcul de l’INSEE (mesure des personnes sans emploi à la recherche d’un emploi-PSERE-)

L’enquête emploi de l’INSEE se base sur les critères conventionnels du BIT à savoir qu’un chômeur doit répondre à 4 critères :

  1. être sans emploi (même pas une heure lors de la semaine d’enquête)
  2. être en âge de travailler (+ de 15 ans)
  3. être effectivement à la recherche officielle d’un emploi (pouvoir justifier de démarches de recherches)
  4. être disponible sous 15 jours pour occuper un emploi

 

Remarque : cette définition du chômage exclue toutes les personnes qui sont en situation de sous emploi et tous les chômeurs découragés. Cela entraîne l’existence de ce qu’on l’on appelle un halo du chômage, c’est-à-dire un ensemble de personnes qui ne sont pas dans les statistiques officielles du chômage mais dont la situation effective s’en rapproche.

A partir des statistiques BIT on calcule des taux de chômage qui permettent de comparer le nombre de chômeurs à l’ensemble des actifs et ainsi connaître la part relative qu’ils représentent. (chômeur d’1 catégorie/ actifs de la catégorie)

 

La méthode de comptabilisation de Pôle emploi (mesure des demandeurs d’emplois en fin de mois –DEFM-)

Pôle Emploi recense le nombre de chômeurs en utilisant ses propres critères. Elle distingue les demandeurs d’emploi en fonction de leur disponibilité et du type d’emploi recherché, ce qui lui permet de les répartir en 8 catégories de DEFM :

Catégorie 1 : personnes sans emploi immédiatement disponibles, tenues d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi, à la recherche d’un emploi à durée indéterminée à temps plein ;
Catégorie 2
:  personnes sans emploi immédiatement disponibles, tenues d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi, à la recherche d’un emploi à durée indéterminée à temps partiel ;
Catégorie 3
: personnes sans emploi immédiatement disponibles, tenues d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi, à la recherche d’un emploi à durée déterminée, temporaire ou saisonnier ;
Catégorie 4
: personnes sans emploi non immédiatement disponibles, non tenues d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi, à la recherche d’un emploi
Catégorie 5
: personnes pourvues d’emploi à la recherche d’un autre emploi ;
Catégorie 6
: personnes sans emploi non immédiatement disponibles, tenues d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi, à la recherche d’un emploi à durée indéterminée à temps plein ;
Catégorie 7
: personnes sans emploi non immédiatement disponibles, tenues d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi, à la recherche d’un emploi à durée indéterminée à temps partiel ;
Catégorie 8
: personnes sans emploi non immédiatement disponibles, tenues d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi, à la recherche d’un emploi à durée déterminée, temporaire ou saisonnier ;

 

Remarques :

  • Pour être considéré comme sans emploi pour Pôle Emploi il faut avoir exercé une activité moins de 78H le mois précédent. (vision plus large que le BIT)
  • Les statistiques officielles de Pôle Emploi  font mention de la catégorie 1 des DEFM

 

La comparaison entre les deux méthodes :

  • Certains chômeurs présents dans les statistiques du BIT seront absent des statistiques de l’ANPE : tous ceux qui recherchent un emploi sans être inscrit à l’ANPE et si l’on tient compte du fait que c’est la catégorie qui sert de référence, toutes les personnes qui sont à le recherche d’un emploi atypique
  • A l’inverse certains chômeurs présents dans les statistiques de l’ANPE sont absents de celles du BIT : tous ceux qui sont considérés come occupant un emploi car ils ont exercé au moins une activité de moins de 78h durant la semaine de référence (le sous emploi).

 

=>Ceci tend également à montrer que l’évolution des taux de chômage ne dépend pas uniquement de facteurs économiques mais également de l’évolution dans les méthodes de comptabilisation des chômeurs, d’où toutes les polémiques concernant les statistiques du chômage.

Exemple : le fait que les contrôles de Pôle Emploi soient plus stricts entraine un certain nombre de radiation des listes que l’on retrouve dans les statistiques du chômage sans que la situation effective des individus ait changée.

1.2 Le chômage peut donc s’expliquer, non pas par le progrès technique lui-même, mais par les formes de la mise en œuvre du progrès technique

1.2 Le chômage peut donc s’expliquer, non pas par le progrès technique lui-même, mais par les formes de la mise en œuvre du progrès technique

-Si une entreprise est en situation de monopole, ce qui est souvent le cas en situation d’innovation, elle ne peut pas répercuter la hausse de la productivité due au progrès technique sur la baisse des prix. Il n’y aura donc pas de croissance de la demande pour venir compenser les effets négatifs du progrès technique sur l’emploi.

-Les gains de pouvoir d’achat engendrés par la hausse de la productivité peuvent ne pas se traduire par une hausse de la demande mais par une hausse de l’épargne pour les ménages et les entreprises.

-Les emplois crées peuvent ne pas correspondre aux qualifications des travailleurs ce qui peut engendrer un chômage technologique, au moins momentanément.

-Le chômage s’explique donc beaucoup moins par le progrès technique que par l’ajustement des marchés  de biens et services et par le fonctionnement du marché du travail.

1.1 Le progrès technique influence le volume de l’emploi et  transforme la structure des emplois

1.1 Le progrès technique influence le volume de l’emploi et transforme la structure des emplois





[-> Pix : Alfred Sauvy]

CHAPITRE 3:  CROISSANCE, PROGRES TECHNIQUE ET EMPLOI

L’emploi est au cœur des préoccupations économiques contemporaines. Dans une société où l’identité sociale passe essentiellement par le travail, il est important de se demander quels sont les facteurs à même de faire varier la quantité et la qualité des emplois offerts, en particulier quel rôle joue le progrès technique dans ces transformations, comment l’organisation du travail a-t’elle transformé l’emploi et comment les politiques de lutte contre le chômage cherche t’elle à répondre aux évolutions actuelles du marché du travail.


Il faut distinguer:

  • Travail: activité rémunérée qui constitue avec le capital un facteur de production. On se place ici du côté de l’entreprise: offre de travail = demande d’emploi et demande de travail = offre d’emploi
  • Emploi: exercice d’une profession rémunérée. On se place ici plutôt du côté du salarié.

 

  1. LE PROGRES TECHNIQUE EST FACTEUR DE CROISSANCE ET CREATEUR   D’EMPLOIS

Le progrès technique est source de croissance parce qu’il permet des gains de productivité. Le PT est la principale source des gains de productivité avec l’organisation du travail qui est une forme particulière de PT.

(PT + Organisation du travail)? Gains de productivité? Croissance? Création d’emploi et modification de la structure de l’emploi.

Le PT est donc source de croissance économique (LT) et parce qu’il va engendrer de la croissance, il va entraîner à terme une création d’emplois et une modification de la structure des emplois.

 

L’analyse séculaire (sur un siècle) montre que la productivité par tête et la productivité horaire ont connu une très forte croissance depuis la fin du 19° siècle. La durée annuelle du temps de travail n’a cessé de se réduire et ce depuis le début du XIXème.

On constate une forte augmentation du niveau de la production sur la même période. Jusqu’à la fin des années 1960, l’emploi en France a connu une augmentation régulière jusqu’à la montée du chômage à partir de 1975 (et exceptée la crise des années 1930).

 

Si l’augmentation de la productivité permet d’économiser le facteur travail celui-ci se décompose en deux parties le nombre de salariés et le nombre d’heures travaillées. Or, l’évolution séculaire montre que l’augmentation des gains de productivité s’est surtout faite en faveur d’une réduction du temps de travail et non pas par une réduction du nombre d’emplois.

 


1.1 Le progrès technique influence le volume de l’emploi et  transforme la structure des emplois

a) Le progrès technique contribue à la création d’emplois à long terme mais peut générer du chômage à court terme

Document 2 :

« Je travaille dans la sidérurgie au train à chaud à Fos-sur-Mer depuis son ouverture an 1972. A l’époque, nous étions 7200 salariés. Nous ne sommes plus que 3200 personnes aujourd’hui, et nous produisons deux fois plus d’acier qu’il y a trente ans. […] Pour le grand public l’image de la sidérurgie est vieillotte. En réalité, c’est une industrie high-tech. Elle subit des révolutions technologiques régulières. […] Dans les années 1980, nous avons beaucoup investi dans l’informatique. Très vite, nous sommes devenus la troisième industrie consommatrice d’informatique après l’industrie aérospatiale et l’automobile. Aujourd’hui à Fos, chaque ouvrier a son ordinateur et sa boîte aux lettres électronique. Nous communiquons surtout par l’intranet. Toutes les opérations sont contrôlées grâce à des boîtes numériques.

Evidemment, certains métiers ont disparu : auparavant, il y avait, par exemple, un recordeur sur le train à chaud qui annonçait les spécifications du produit à fabriquer pour que les ouvriers fassent leurs réglages. Le poste de recordeur a été remplacé il y a dix ans par des ordinateurs qui ajustent eux-mêmes les machines. Rares sont aujourd’hui les opérations manuelles. L’ouvrier qui autrefois jugeait à l’œil si la plaque d’acier avait l’épaisseur et la densité requises s’en remet aujourd’hui à son ordinateur. Les hauts fourneaux aussi sont gérés par intelligence artificielle là où auparavant le dosage du coke, du minerai de fer, de la température se faisaient au nez. De même, quand il ya un incident, le système informatique analyse immédiatement la cause de la panne, alors qu’autrefois c’était à nous de comprendre. Résultat : une équipe d’entretien ne compte plus que six personnes contre dix auparavant.

Les progrès techniques sont à l’origine d’environ 2000 suppressions d’emplois. Ceux-ci correspondent aux postes les moins qualifiés, en particulier dans la manutention. […]

Parallèlement à ces suppressions d’emplois, de nouveaux métiers sont nés. Des animateurs de sécurité surveillent aujourd’hui les conditions de travail. Des commerciaux travaillent dans l’usine pour suivre la qualité des produits pour le compte des clients : nous sommes passés d’une logique de production, peu vigilante aux besoins de ses clients, à celle d’une grande exigence sur la qualité et les spécificités des produits. Des emplois ont aussi été créés dans le domaine du contrôle financier : des techniciens font aujourd’hui une comptabilité analytique précise et quotidienne à chaque étape de la production. […]

Témoignage de Dominique Plumion, contremaître chez Sollac (aujourd’hui Arcelor Mittal), cité dans Laurence Bagot (coord.), Le petit économiste illustré, Paris, Bréal, 2002, p.66. 

  1. Quelles transformations a connu Sollac depuis les années 1980 ?
  2. Quelles ont en été les conséquences pour l’emploi ?


=>Au travers d’une analyse microéconomique (on s’intéresse à une entreprise en particulier ce n’est pas une analyse globale), on peut déjà mettre en évidence plusieurs liens entre le progrès technique et l’emploi :

  • L’apparition de nouvelles technologies fait disparaître certains métiers et crée ainsi un chômage technologique : chômage dû à la mise en place de nouveaux procédés de production, à ne pas confondre avec le chômage technique, qui correspond à de l’inactivité forcée des salariés décidée par le chef d’entreprise pour réduire la production lorsque la conjoncture est mauvaise (les heures non travaillées seront moins rémunérées). Ce type de chômage touche plus particulièrement des salariés peu qualifiés.
  • Au-delà de ce chômage technologique, le progrès technique va engendrer du chômage si la productivité qu’il permet augmente plus vite que la hausse de la production

=>A plus long terme au niveau macro-économique, on voit apparaître de nouveaux métiers qui sont liés au progrès technique et qui viennent compenser la destruction initiale d’emploi. Ils correspondent à des emplois qualifiés et appartenant au secteur tertiaire. Ainsi les salariés licenciés auront des difficultés à changer d’emploi et profiter de cette apparition de nouveaux métiers, en effet il y a une inadéquation entre leur qualification et les nouveaux métiers. C’est un des facteurs expliquant le chômage structurel : chômage provenant des changements de structure (ici le décalage entre la formation de la main d’œuvre disponible et la formation requise pour les emplois).


C’est A. Sauvy et J. Fourastié qui ont théorisé ce mécanisme au travers de la théorie de la compensation.

Ils vont montrer que si à court terme et au niveau microéconomique le progrès technique entraîne nécessairement une destruction d’emplois, à long terme et au niveau macroéconomique il est créateur d’emploi du fait du surplus de croissance qu’il permet et qui entraîne des créations d’emplois qui viennent compenser les destructions initiales.


Leur analyse repose sur plusieurs arguments :

  • Le progrès technique nécessite la création de nouveaux emplois pour produire les nouvelles machines et assurer leur maintenance (cf. exemple de Sollac)
  • Le progrès technique est à l’origine de gains de productivité qui permettent de réduire les coûts de production et les prix de vente, des salaires,… provoquant une hausse de la production.
  • Le progrès technique peut être à l’origine de consommations nouvelles

Ainsi les emplois détruits dans certains secteurs vont être compensés par la création d’emplois dans d’autres secteurs, c’est le déversement.


  • Le progrès technique va entraîner des pertes d’emplois dans les secteurs où les gains de productivité qu’il permet sont supérieurs à l’augmentation de la production.
  • Le progrès technique va être créateur d’emplois dans les secteurs où les gains de productivité sont inférieurs à l’augmentation de la demande.


Au niveau global, on s’aperçoit que la destruction d’emplois dans certains secteurs est plus que compensée par l’augmentation de l’emploi dans d’autres secteurs.

On s’aperçoit que les périodes de forte augmentation de la productivité s’accompagnent de taux de chômage faibles et inversement ce qui tend à montrer que le progrès technique qui est à l’origine de l’augmentation de la productivité ne va pas à l’encontre de l’emploi mais qu’au contraire il est créateur d’emplois.


Synthèse : Les effets du progrès technique sur l’emploi

Au niveau microéconomique et à court terme

Au niveau macroéconomique et à long terme

Destruction d’emplois du fait de l’apparition de nouvelles façons de produire qui nécessite moins de main d’œuvre.

Création d’emplois pour produire les nouvelles machines.

Créations de nouveaux emplois dans les secteurs innovants

Créations d’emplois liés à l’augmentation de la demande (notamment dans des secteurs où les gains de productivité sont faibles) induite par la hausse du pouvoir d’achat

La suite, page 2 ->

SUJETS CORRIGES PARTIE 2 CHAPITRE 3

SUJETS CORRIGES PARTIE 2 CHAPITRE 3

SUJETS CORRIGES PARTIE 2 CHAPITRE 3


SUJET DE SYNTHESE

« Après avoir rappelé les principaux fondements du système de protection sociale et ses limites, vous présenterez ses récentes transformations et leurs incidences sur la cohésion sociale »

Introduction : il fallait préciser que l’étude portait sur la protection sociale française depuis 1945.

1 – Les principaux fondements de la cohésion sociale et ses limites

1.1 – Une protection sociale fondée essentiellement sur une logique d’assurance (sur le modèle bismarckien) et corporatiste

1.2 – L’Etat-Providence  français rencontre une crise de légitimité, d’efficacité et une crise financière

 

2 – Les récentes transformations de la protection sociale et leurs incidences sur la cohésion sociale

2.1 – Le développement de la logique d’assistance (sur le modèle beveridgien) vise à réduire les risques d’exclusion sociale

2.2 – Le développement de la prise en charge personnelle (assurance-privée et ticket modérateur) risque d’augmenter les inégalités et menace la cohésion sociale.

AUTRE CORRIGE POSSIBLE DU SUJET DE SYNTHESE :

« Après avoir rappelé les principaux fondements du système de protection sociale et ses limites, vous présenterez ses récentes transformations et leurs incidences sur la cohésion sociale »

1 – Le système de protection français : un système complexe qui n’est pas sans limites

1.1 – Le caractère hybride du système de protection sociale français

  • Combinaison entre système d’assurance et d’assistance

1.2 – Un système confronté à de multiples problèmes

  • Problème d’efficacité : persistance d’exclusion sociale (problème de l’exclusion des jeunes) ; effets désincitatifs des minima sociaux
  • Problème de financement : cotisations sociales insuffisantes face à l’augmentation des dépenses (déficit des organismes de sécurité sociale) et un impact négatif sur la compétitivité prix des entreprises.


2 – Un système dont les évolutions ont des effets contradictoires sur la cohésion sociale

2.1 – Le développement croissant des prestations relevant de la solidarité nationale

  • Multiplication des minima sociaux pour pallier aux insuffisances des prestations assurancielles et renforcer la cohésion sociale.
  • Création du RMI, de la CMU, du minimum vieillesse pour accorder une aide à ceux qui ne peuvent pas cotiser contre les risques sociaux

2.2 – Le développement des assurances privées remet en cause la cohésion sociale

  • Un système assuranciel qui protège de moins en moins entrainant une dualité de plus en plus forte néfaste pour la cohésion sociale.


SUJET DE DISSERTATION

« Dans quelle mesure le travail est-il un facteur d’intégration sociale ? »

1 – Le travail est un facteur important d’intégration sociale dans les sociétés modernes.

1.1 – parce qu’il permet aux individus d’accéder aux ressources

1.2 – parce qu’il permet aux individus de se construire une identité sociale et de se sociabiliser

 

2 – Le travail n’est pas la seule instance d’intégration sociale

2.1 – La famille a aussi un rôle important dans l’intégration sociale

2.2 – D’autres agents socialisateurs jouent aussi leur rôle

OU

2 – L’évolution du monde du travail affaiblit le travail comme facteur d’intégration sociale

2.1 – le chômage augmente le risque d’exclusion sociale

2.2 – la précarité affaiblit le rôle intégrateur du travail


SUJETS DE DISSERTATION

« Dans quelle mesure le chômage est-il un facteur d’exclusion sociale ? »

1 – le chômage est un facteur qui peut conduire à l’exclusion sociale

1.1 – parce que le chômage peut priver l’individu d’accès aux ressources économiques

1.2 – parce que le chômage peut priver l’individu de liens sociaux

 

2 – l’exclusion sociale est un processus cumulatif : il ne suffit pas d’être au chômage pour être exclu

2.1 – l’absence de liens familiaux est un facteur important de l’exclusion sociale

2.2 – c’est le cumul des handicaps qui produit de la disqualification