2.2 Les nouvelles formes d’organisation du travail sont-elles à l’origine d’un effritement de la condition salariale ?

2.2 Les nouvelles formes d’organisation du travail sont-elles à l’origine d’un effritement de la condition salariale ?

a) Y a-t-il amélioration des qualifications et des conditions de travail ?

-Les conditions de travail se sont parfois dégradées : la production en flux tendus engendre plus de stress, il y a des pressions sur les individus liés à l’autonomation,…

-Les transformations successives de l’organisation du travail ont entraîné une amélioration des qualifications des salariés, mais n’a pas supprimé le développement peu qualifié (notamment dans le tertiaire)

-Le toyotisme, en favorisant l’externalisation de la production, a engendré une augmentation de la part des emplois dans le tertiaire.

 

b) Recherche de flexibilité et précarisation des emplois

-Les nouvelles formes d’organisation du travail, dans leur recherche de flexibilité ont contribué à une certaine fragmentation des statuts au sein du salariat.

-Cette diversification des statuts correspond d’abord à une diversification des types d’entreprises : entreprise artisanale ou individuelle, entreprise sous-traitante, grande entreprise de services où la main d’œuvre est abondante, entreprise de haute technologie, micro-entreprise de la nouvelle économie,… à côté d’entreprise industrielle de type taylorienne.

-De plus, la recherche de flexibilité a provoqué une remise en cause partielle des droits qui assuraient la sécurité des salariés (ex travail le dimanche).

-L’externalisation des activités développe autour du noyau dur du salariat des formes atypiques d’emplois (segmentation ou dualisme du marché du travail) et provoque une précarité de l’emploi : CDD, temps partiel, emplois saisonniers, intérims, emplois aidés,…

-L’individualisation de la relation de travail a été favorisé par l’aménagement du temps de travail ce qui remet plus souvent l’échelon de la négociation à l’échelle individuelle et la fragmentation de l’emploi fragilise l’importance de la négociation collective.

-Le partage des gains de productivité a évolué au détriment des salariés, surtout les peu qualifiés. Ce sont aujourd’hui surtout les actionnaires qui en sont les principaux bénéficiaires : le capitalisme actionnarial serait le nouveau mode de régulation après le mode de régulation fordiste.


Conclusion : Même si de nouvelles formes d’emplois apparaissent, le salariat reste le modèle dominant. De même, l’apparition de nouvelles formes d’organisation du travail ne signent pas pour autant la fin du tayloro-fordisme. Il reste la principale forme d’organisation du travail dans la grande industrie.

2.1 L’organisation tayloro-fordiste a accompagné une amélioration de la condition salariale

2.1 L’organisation tayloro-fordiste a accompagné une amélioration de la condition salariale

Par condition salariale, on entend salaire et condition de travail des salariés.

 

a) Le compromis fordiste : intensification du travail mais politique salariale généreuse et stabilité des emplois

 

 

L’organisation du travail tayloro-fordiste a assuré l’amélioration de la condition salariale et a suscité le développement d’un système juridique de protection des salariés.

-Même si la liberté individuelle du salarié est à la base de l’économie de marché (A.Smith et les libéraux), le salariat correspond à l’origine à une situation misérable et non enviable (les salariés sont ceux qui ne sont pas des artisans) D’ailleurs, pour Marx, le salariat est une source d’exploitation de la force de travail par le capital. C’est grâce aux luttes sociales que le salariat va se développer en faveur des travailleurs.

-Le droit du travail et la protection sociale ont été des opérateurs de stabilité du contrat de travail en le faisant passer de l’échelle individuelle à l’échelle collective.

 

DROIT DU TRAVAIL :

C’est l’ensemble des textes juridiques qui impose des normes dans le domaine du travail : durée du travail hebdomadaire légale, SMIC, règles sur l’emploi des mineurs,…


CONVENTIONS COLLECTIVES :

Accord signé par branche qui précise le droit particulier à cette branche (en général, plus favorable que le droit du travail) et qui classe les qualifications et les rémunérations.


CONTRAT DE TRAVAIL :

Il prévoit les conditions de travail et de rémunération. Il fait bénéficier le salarié des droits et de la protection assurés à tous les salariés mais lui impose des obligations.


-Le contrat de travail est de plus en plus encadré par un droit du travail, les conventions collectives permettent de régler à l’échelle collective les relations entre les deux classes sociales et instituent le rôle du syndicat comme représentant de la classe ouvrière. L’Etat joue un rôle législatif majeur non seulement au niveau du droit du travail, mais aussi de la mise en place d’un système de protection sociale généralisé qui assure une prise en charge collective des risques individuels et stabilise ainsi le statut de salarié.

 

Aujourd’hui, environ 80% de la population active est salarié. Cela correspond à ce que certains économistes appellent la norme d’emploi fordiste, c’est-à-dire un emploi à temps plein à durée indéterminée (emploi stable à l’opposé de ce qu’on appelle les emplois atypiques)

 

b) Gains de productivité et réduction de la durée du travail

Depuis le début des années 1980, les gains de productivité ont permis une baisse de la durée du travail.


-C’est surtout à l’échelle de la vie que le temps de travail s’est réduit par l’allongement de la durée des études et l’abaissement de l’âge de la retraite.

-La durée annuelle du travail s’est progressivement réduite depuis le 19° siècle avec l’instauration du dimanche chômé, puis la 1°, 3°,5° semaine de congés payés.

-Si la durée hebdomadaire du travail a été réduite législativement (1936 :42-40h ; 1981 : 40-35h ; 1998 :39-35h), la durée effective individuelle varie selon la conjoncture économique.

-Cette tendance historique semble cependant à présent s’inverser : les difficultés du système de retraite par répartition incitent les actifs à allonger leur durée de vie active, la politique du « travailler plus pour gagner plus » incite les acteurs économiques à moins utiliser leur RTT et à avoir plus recours aux heures supplémentaires.

1.2 Dans un 2° temps, les gains de productivité proviennent d’une diversification de la production et d’une plus grande implication des salariés.

1.2 Dans un 2° temps, les gains de productivité proviennent d’une diversification de la production et d’une plus grande implication des salariés.

a) Le modèle toyotiste

Documentaire : La mise à mort du travail

http://portage-aquitaine.org/docutravail/alienation.html

Dans les années 1950, Taïichi Ohno (1912-1990), d’abord ingénieur puis vice-président de l’entreprise Toyota met en place un nouveau mode d’organisation du travail qui sera après lui nommé « Toyotisme » et qui repose sur trois principales caractéristiques :

  • Une production en flux tendus (Juste à Temps) pour limiter les stocks : Cela est rendu possible grâce au « Kan Ban » qui désigne un système de régulation du débit de la production organisé de l’aval (moment du montage de l’automobile) vers l’amont (fabrication des pièces détachées). L’objectif est de restreindre les stocks intermédiaires en demandant aux salariés situés en amont de travailler « sur commande » selon les besoins de l’atelier aval. Le Kan Ban a ainsi permis de produire sans stocks ce qui a permis à Toyota de réaliser des gains de productivité et ainsi de réduire ses coûts de production et donc de gagner en compétitivité-prix. La production est plus flexible, elle est organisée en fonction de la demande, à l’inverse du fordisme qui produisait et ensuite cherchait à écouler les stocks.
  • L’autonomation qui est un néologisme désignant la contraction des termes d’autonomie et d’automatisation. Cela consiste à doter les machines d’un mécanisme d’auto-arrêt en cas de dysfonctionnement. Plus largement, il s’agit de doter les ouvriers d’une responsabilité en les autorisant à stopper eux-mêmes la chaîne de production s’ils estiment qu’il y a un risque quelconque. Ainsi et contrairement au principe fondateur de l’OST, le toyotisme introduit le principe d’une responsabilisation des salariés dans l’organisation du travail.
  • L’implication des salariés dans l’amélioration de la production : c’est la méthode du « Kaizen » (amélioration continue). On donne la parole aux ouvriers dans le cadre de cercle de qualité pour qu’ils proposent des solutions pour améliorer la façon de produire et ainsi être plus efficace. Là encore il y a une remise en cause de la division verticale du travail puisque l’ouvrier lui-même participe à l’élaboration des méthodes de production

 

b) Les deux grandes évolutions dans l’organisation du travail suite aux influences du toyotisme

Ici les gains de productivité sont permis grâce à une rationalisation de la production basée sur la rechercher de la fin des coûts inutiles et donc l’élimination des gaspillages en s’adaptant à la demande et cherchant toujours à améliorer le processus en s’appuyant sur l’implication des salariés.

Au final, le toyotisme peut se résumer par une formule célèbre énonçant 5 objectifs recherchés par l’entreprise : « zéro stocks, zéro délais, zéros défauts, zéros pannes, zéros papiers ».

A la différence de l’OST qui procède par une parcellisation des tâches, le toyotisme fait des salariés des ouvriers pluri-opérateurs, c’est-à-dire polyvalents. La production pour être flexible a besoin d’une grande réactivité de la main d’œuvre qui doit pouvoir faire face à l’imprévu en prenant des initiatives, et en étant capable si besoin est d’aider un autre atelier en difficulté.

Beaucoup d’entreprises ont donc modifié leur logique organisationnelle en renforçant l’initiative, l’autonomie, la polyvalence, et le travail en groupe. Ces innovations ne font pas pour autant disparaître les contraintes pesant sur le travail d’exécution et en génère de nouvelles (ex : le fait de devoir prendre des initiatives et agir en cas d’imprévus rajoute un stress supplémentaire pour le salariés ; les salariés doivent gérer beaucoup plus de tâches ils sont donc plus sollicités ce qui ajoute de la pénibilité au travail, on a ainsi vu le nombre de maladies du travail augmenté sensiblement suite à ces NFOT). Les conditions de travail ne sont donc pas forcément améliorées mais peuvent au contraire être dégradées, surtout pour les postes les moins qualifiés.


La suite du cours page 2 …

1.1 Dans un 1° temps, les gains de productivité proviennent de l’augmentation de l’intensité du travail et de la standardisation des produits

1.1 Dans un 1° temps, les gains de productivité proviennent de l’augmentation de l’intensité du travail et de la standardisation des produits

Tout comme le progrès technique, l’organisation du travail que l’on peut considérer comme étant une innovation organisationnelle, va être à l’origine de gains de productivité, sources de croissance et d’emplois.

L’organisation du travail consiste à répartir, coordonner les activités productives entre les travailleurs afin d’être le plus efficace possible. L’organisation du travail vise donc à améliorer la productivité du travail, en mettant en place une façon de répartir le travail la plus efficace possible.


a) Aux origines de l’organisation du travail : la division du travail

Document 1 : Les origines de la division du travail

Dans l’Ancien Régime, la division du travail artisanal était fortement structurée par la hiérarchie corporatiste, apprenti – compagnon – maître. Linéaire et non pas pyramidale, cette hiérarchie correspond souvent à un parcours promotionnel, à une sorte de ligne de carrière. Cette trajectoire dans le métier était loin d’être une garantie pour tous. La fortune, héritée ou acquise par alliance, était une condition d’ascension professionnelle très sélective pour les compagnons. Dès le moment où le travail se concentre dans les manufactures, dès qu’un grand nombre d’ouvriers sont réunis dans un même atelier, le problème de la coopération et de l’organisation du travail se pose avec une nouvelle acuité. L’organisation d’un collectif de travail n’implique pas nécessairement que les opérations soient fragmentées. La parcellisation des tâches devient, en revanche, avantageuse dès que les objets sont fabriqués en grande quantité, pour de vastes marchés, et non plus à la commande. Dans l’exemple fameux de la manufacture d’épingles que décrit Adam Smith en 1776, la répartition de dix huit opérations entre dix ouvriers permet d’atteindre une production globale quotidienne de plus de 48 000 épingles. Chaque ouvrier réalisant 1/10ème du produit, sa production quotidienne peut être assimilée à 4 800 épingles. Si chacun d’entre eux devait assumer l’ensemble des dix opérations, il n’arriverait même pas, explique Adam Smith, à fabriquer une vingtaine d’épingles par jour. Il y a encore une différence entre séparer des tâches et les spécialiser, c’est à dire réserver, de manière stable, tel type de tâche à tel individu. Une répartition exclusive des tâches ne favorise pas seulement l’acquisition de compétences techniques particulières, mais elle présente, dans ce contexte, un intérêt social. Au moment de la transition vers une économie de marché, cette division du travail contribue aussi au développement du salariat. Un ouvrier qui maîtrise l’ensemble du procédé de fabrication peut être tenté d’assurer l’écoulement de sa production sur un marché sans médiateur et, donc, de devenir un concurrent pour l’entreprise. Si, en revanche, il ne domine qu’une petite partie de la fabrication, une tâche particulière, alors il perd cette opportunité. Enlever à chaque travailleur la maîtrise de l’ensemble du procédé est une manière de diviser pour régner.(…). De plus, la spécialisation des tâches permet d’ouvrir le marché du travail à une main d’œuvre moins expérimentée. Le mouvement de « bana¬lisation » des tâches de fabrication, qui s’amorce à ce moment, est bien sûr relatif. Une tâche est banale au sens premier du terme, elle est « accessible à tout le monde », y compris aux femmes et aux enfants. Elle n’est plus réser¬vée à l’homme de métier qui a suivi un long apprentissage. M. Stroobants. Sociologie du travail. Nathan, coll. « 128 », 1993.

 

C’est avec le développement du capitalisme que la réflexion sur l’organisation du travail a débuté, et notamment au travers des écrits d’A. Smith un économiste écossais, (1776) qui va montrer l’intérêt de diviser le travail au sein de l’entreprise. Jusque là la logique de production est basée sur le principe du compagnonnage et des ouvriers de métier.

Mais ce type d’organisation va connaître des limites :

  • du fait de la nécessité d’augmenter le volume de production de façon importante pour répondre aux évolutions de la société
  • de la recherche de la maximisation du profit


La division du travail recoupe deux types de division :

  • La division sociale du travail, qui correspond à la division du travail en professions et en métiers. Les activités productives sont réparties entre différents producteurs indépendants qui échangent sur le marché.
  • La division technique du travail (c’est celle qui nous intéresse ici), qui correspond, au sein de l’entreprise à répartir le travail entre les salariés en décomposant la production en un nombre déterminé d’opérations.

Dans son exemple de la manufacture d’épingles, Smith montre que si l’on décompose la production en différentes opérations qui seront réparties entre les ouvriers, cela permettra avec la main quantité de main d’œuvre d’augmenter de façon considérable le volume produit.


Selon Smith (1776) cette DTT a trois effets :

  1. elle accroît l’habilité de l’ouvrier ;
  2. elle supprime les temps morts ;
  3. elle facilite la mécanisation.

L’instauration de la division du travail sous forme de séparation des tâches a eu également pour but de remettre en cause la qualification des « ouvriers de métiers » qui était fondée sur un long apprentissage. Elle a ainsi permis « d’ouvrir le marché du travail à une main d’œuvre moins expérimentée », c’est-à-dire déqualifiée.

C’est sur cette conséquence de la division du travail que va s’appuyer la critique de K. Marx. Elle conduit selon lui non seulement à une déqualification du travail et des travailleurs mais aussi à une intensification de l’exploitation du travailleur qui n’a plus de pouvoir car il ne produit qu’une partie du produit.

 

Pas de panique ce n’est “que” la rentrée

Pas de panique ce n’est “que” la rentrée

[Jeudi 2 septembre 8:00, Lisbonne]

Et oui, finis les vacances, la plage, le soleil, l’oisiveté, il est temps de retourner en cours ! Mais ce n’est pas que la rentrée des classes :

-C’est aussi la fameuse “rentrée sociale” avec la très contestée réforme des retraites (rendez-vous pris par les syndicats et organisations politiques le 7 septembre pour une journée de grève). L’enjeu est majeur, allongement de la durée de cotisation, rehaussement de l’âge de départ à la retraite, recalcul des pensions, …Voici quelques vidéos s’apparentant au sujet :   Pour ce qui est du spot publicitaire du gouvernement sur ce sujet, vous l’avez forcément déjà vu à la TV !

-C’est bien sur aussi la rentrée gouvernementale et parlementaire avec au programme une actualité juridique fournie : procès du président Jacques Chirac, poursuite de la réforme de la justice et, à terme, la volonté de supprimer les juges d’instruction, poursuite d’une politique sécuritaire et d’expulsion des sans-papiers, saisine de la Cour de Justice de la République dans l’affaire Woerth/Bettencourt … Pour ce dernier sujet je vous invite à découvrir ce qu’est la Cour de Justice de la République définie par l’article 68-1 et 68-2 de la Constitution. Vous noterez que les “juges” sont composés de parlementaires élus par l’Assemblée Nationale et le Sénat, et selon le type de majorité présente dans ces deux chambres, on peut douter de la partialité des juges dans cette juridiction extraordinaire. Une question subsiste : pourquoi ne pas juger les ministres de la même façon que chaque citoyen français ? Qu’est-ce qui justifie la création d’une cours spéciale ?

-C’est aussi l’occasion pour moi de vous proposer une troisième version du site ses-noailles.fr, version refondue sur les remarques et conseils de Mme Martin et de votre surveillant préféré, le sieur Stephan G. Vous avez désormais accès aux flux RSS des sites d’informations sur la page d’accueil, un menu déroulant (un peu) plus ergonomique et performant pour naviguer dans la structure de vos cours, un affichage plus interactif des nouveaux articles ; de plus, vous avez toujours l’occasion de contribuer aux divers sujets en laissant des commentaires. Au vu de la popularité des réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter, il m’a semblé opportun d’ajouter des modules de connexion sur chaque sujet de sorte à ce que vous puissiez partager en un seul clic un article jugé intéressant ou répondre aux nouveaux commentaires.

En bref, soyez rassurés, vous n’êtes pas seuls à rentrer, les travailleurs retournent aussi à l’usine, les pilotes du navire français reprennent les commandes d’une main de fer. Il y a aussi la rentrée des littéraires, notamment avec le Goncourt, le prix Fémina et bien d’autres. S’il y avait une chose à faire pour cette nouvelle année scolaire, ce serait de prendre le temps de la réflexion. Prenez le temps d’agir face à l’immédiateté (parfois brutale) de cette rentrée collective. Je terminerais ce petit sujet en vous rappelant ceci : les réactions hâtives face aux problèmes contemporains ne profitent qu’à ceux qui les ont provoquées. Face au flux d’idées, il faut savoir prendre du recul, faire la part entre la Communication et l’Information. Les SES vous aident à décrypter ce monde entrelacé et souvent ambigü.

C’est à vous de prendre du recul, de penser pour ne pas rester cloitrés dans le “sarko-phage médiatique”.

 

Amitiés.

Image d’illustration : Lost In A Book by ~indie-cisive

 

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