Dossier 1 : Comment les revenus influencent les choix des consommateurs ?

Dossier 1 : Comment les revenus influencent les choix des consommateurs ?

Bonjour à tous,

Vous trouverez ci-dessous le premier dossier du chapitre 3 du cours de Seconde.

N’hésitez pas à poser toutes les questions qui vous permettront de comprendre cette partie de cours.

Vous avez la possibilité d’imprimer et de télécharger le dossier en .pdf en cliquant sur le lien ci-dessous !

Graphique d’illustration : Parts des dépenses des ménages prises en compte dans l’indice des prix à la consommation en 2010, INSEE.

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DEFINITIONS PARTIE1 CHAPITRE 3

DEFINITIONS PARTIE 1 CHAPITRE 3

 

 

Chômage au sens du BIT :

Selon le bureau international du travail un chômeur est :
– dépourvu d’emploi (même une heure au cours de la semaine de l’enquête) ;
– en âge de travailler (15 ans ou plus) ;
– activement à la recherche d’un emploi rémunéré

Chômage au sens de Pole emploi :DEFM Les  demandes d’emploi en fin de mois sont construites à partir de fichiers administratifs, ceux qu’utilise Pôle emploi pour son activité. La répartition entre les diverses catégories A, B ou C s’effectue sur la base de règles juridiques portant notamment sur l’obligation de faire des actes positifs de recherche d’emploi et d’être immédiatement disponible. L’exercice d’une activité réduite est autorisé.

Chômage frictionnel : c’est la part du chômage qui est incompressible. La période de chômage correspond alors à la période de recherche entre deux emplois.

 

Chômage conjoncturel : c’est le chômage qui résulte d’un ralentissement temporaire de l’activité économique et/ou des fluctuations de la demande.

 

Chômage structurel : c’est un type de chômage qui est dû à un déséquilibre profond et durable du marché du travail, liée à la structure de la population active. La plupart du temps, il est dû à un déséquilibre entre les qualifications des individus et les qualifications des emplois disponibles.

 

Chômage technologique : chômage dû à la mise en place de nouveaux procédés de production

 

 Chômage technique, qui correspond à de l’inactivité forcée des salariés décidée par le chef d’entreprise pour réduire la production lorsque la conjoncture est mauvaise .

 

Courbe de Philips : il y a incompatibilité entre objectif de plein-emploi et celui de faible inflation.

 

Effet-prix : les salaires pèsent sur les coûts de production et donc sur les prix, ce qui peut à terme pénaliser la consommation donc la production et la compétitivité internationale.

Effet-profit : la hausse des salaires se seraient faite au détriment des profits ce qui à terme serait néfaste pour l’I et pour l’emploi.

 

Effet-substitution :les entreprises auraient tendance à substituer du capital, moins cher, au travail : les techniques de production deviendraient plus économes en travail et le contenu de la croissance en emploi reculerait.

 

Emploi: exercice d’une profession rémunérée.

 

Flexibilité du travail : capacité de l’entreprise à adapter sa main d’œuvre aux besoins de la production. On distingue généralement 4 formes de flexibilités :

 

   Flexibilité quantitative : variation de la quantité de travail qu’elle utilise.

flexibilité quantitative externe :les entreprises adaptent leur volume de travail à la conjoncture soit

     -en recourant aux licenciements

     -en utilisant les nouvelles formes d’emplois(interim, CDD, temps partiel, emplois aidés,…)

flexibilité quantitative interne: il s’agit d’adapter le volume de travail au besoin de la production sans faire varier le nombre de salariés mais en modulant le nombre d’heures travaillées :

         -soit en recourant aux heures supplémentaires

         -soit en utilisant l’annualisation du temps de travail, qui n’est plus défini sur la semaine (35h) mais sur l’année (1600h)

flexibilité qualitative interne :

        Qui consiste à rendre le salarié polyvalent en lui demandant    d’effectuer différentes tâches selon les besoins (par exemple, une caissière qui met des articles en rayon lorsqu’il y a peu de clients).

Flexibilité salariale :

C’est la possibilité d’adapter le salaire à la situation financière de l’entreprise et à la productivité individuelle. En France, cela correspond à l’allègement des charges sur les bas salaires ou des groupes spécifiques (par exemple, la possibilité de payer certains emplois jeunes en-dessous du SMIC).

Externalisation de la production : les grandes entreprises ont tendance à confier une partie grandissante de leur production à des entreprises sous-traitantes, déplaçant ainsi vers d’autres entreprises les problèmes de gestion de la main d’œuvre.

 

 

Formes Particulières d’Emplois : catégorie de l’INSEE, correspond aux emplois interims, aux CDD et aux emplois aidés.

 

Paradoxe de R. Solow : Les gains de productivité liés à l’utilisation des NTIC ne se voient pas tout de suite mais à moyen terme car il faut un temps d’adaptation.

 

Politique de l’emploi : ensemble des interventions des pouvoirs publics qui visent à lutter contre le chômage, à améliorer le fonctionnement du marché du travail, à accroître le niveau de l’emploi et à agir sur les structures de l’emploi.

Les politiques passives : il s’agit ici des mesures consistant à verser des revenus de remplacement pour des personnes sans emploi.

     Les politiques actives : il s’agit des mesures visant à améliorer le fonctionnement du marché du travail en modifiant les caractéristiques de l’offre et de la demande de travail.

 

Théorie de la compensation. A. Sauvy et J. Fourastié

Ils vont montrer que si à court terme et au niveau microéconomique le progrès technique entraîne nécessairement une destruction d’emplois, à long terme et au niveau macroéconomique il est créateur d’emploi du fait du surplus de croissance qu’il permet et qui entraîne des créations d’emplois qui viennent compenser les destructions initiales.

 

Traitement économique du chômage: mesures qui visent à exercer un effet positif sur les créations d’emplois, elles sont donc tournées vers les entreprises (réductions des charges sociales pesant sur le travail en particulier pour les catégories d’actifs les plus touchées par le chômage)

 

Traitement social : mesures qui visent à corriger les menaces d’exclusions en favorisant l’insertion ou la réinsertion des chômeurs sur le marché du travail (stage de formation, congé de reconversion,…)

 

Travail: activité rémunérée qui constitue avec le capital un facteur de production.

 

 

 

 

 

4.1   Les différentes formes de la flexibilité

4.1 Les différentes formes de la flexibilité

L’OCDE analyse la persistance d’un niveau élevé de chômage en France comme les rigidités du marché du travail français. La flexibilité apparaît alors comme une réponse libérale au chômage. La flexibilité du travail permettrait alors à l’offre de travail de s’adapter à la demande de travail et vice et versa. Elle découle aussi d’une évolution de l’organisation du travail vers le toyotisme.

4.1   Les différentes formes de la flexibilité


La flexibilité du travail en général correspond à la capacité de l’entreprise à adapter sa main d’œuvre à ses besoins. On distingue généralement 4 formes de flexibilités :

  • Flexibilité quantitative : variation de la quantité de travail qu’elle utilise.
    • flexibilité quantitative externe :les entreprises adaptent leur volume de travail à la conjoncture soit
      • en recourant aux licenciements
      • en utilisant les nouvelles formes d’emplois(interim, CDD, temps partiel, emplois aidés,…)
      • en externalisant la production c’est-à-dire en faisant exécuter des tâches annexes à d’autres entreprises (nettoyage, gardiennage, sous-traitance). Cela permet de faire reporter sur les entreprises sous-traitantes la variation des besoins de main d’œuvre qui résultent des variations de la production.
    • flexibilité quantitative interne:il s’agit d’adapter le volume de travail au besoin de la production sans faire varier le nombre de salariés mais en modulant le nombre d’heures travaillées :
      • soit en recourant aux heures supplémentaires
      • soit en utilisant l’annualisation du temps de travail, qui n’est plus défini sur la semaine (35h) mais sur l’année (1600h)
  • Flexibilité qualitative interne : Qui consiste à rendre le salarié polyvalent en lui demandant d’effectuer différentes tâches selon les besoins (par exemple, une caissière qui met des articles en rayon lorsqu’il y a peu de clients).
  • Flexibilité salariale : C’est la possibilité d’adapter le salaire à la situation financière de l’entreprise et à la productivité individuelle. En France, cela correspond à l’allègement des charges sur les bas salaires ou des groupes spécifiques (par exemple, la possibilité de payer certains emplois jeunes en-dessous du SMIC).
  • Externalisation de la production : les grandes entreprises ont tendance à confier une partie grandissante de leur production à des entreprises sous-traitantes, déplaçant ainsi vers d’autres entreprises les problèmes de gestion de la main d’œuvre.
2.2 Les nouvelles formes d’organisation du travail sont-elles à l’origine d’un effritement de la condition salariale ?

2.2 Les nouvelles formes d’organisation du travail sont-elles à l’origine d’un effritement de la condition salariale ?

a) Y a-t-il amélioration des qualifications et des conditions de travail ?

-Les conditions de travail se sont parfois dégradées : la production en flux tendus engendre plus de stress, il y a des pressions sur les individus liés à l’autonomation,…

-Les transformations successives de l’organisation du travail ont entraîné une amélioration des qualifications des salariés, mais n’a pas supprimé le développement peu qualifié (notamment dans le tertiaire)

-Le toyotisme, en favorisant l’externalisation de la production, a engendré une augmentation de la part des emplois dans le tertiaire.

 

b) Recherche de flexibilité et précarisation des emplois

-Les nouvelles formes d’organisation du travail, dans leur recherche de flexibilité ont contribué à une certaine fragmentation des statuts au sein du salariat.

-Cette diversification des statuts correspond d’abord à une diversification des types d’entreprises : entreprise artisanale ou individuelle, entreprise sous-traitante, grande entreprise de services où la main d’œuvre est abondante, entreprise de haute technologie, micro-entreprise de la nouvelle économie,… à côté d’entreprise industrielle de type taylorienne.

-De plus, la recherche de flexibilité a provoqué une remise en cause partielle des droits qui assuraient la sécurité des salariés (ex travail le dimanche).

-L’externalisation des activités développe autour du noyau dur du salariat des formes atypiques d’emplois (segmentation ou dualisme du marché du travail) et provoque une précarité de l’emploi : CDD, temps partiel, emplois saisonniers, intérims, emplois aidés,…

-L’individualisation de la relation de travail a été favorisé par l’aménagement du temps de travail ce qui remet plus souvent l’échelon de la négociation à l’échelle individuelle et la fragmentation de l’emploi fragilise l’importance de la négociation collective.

-Le partage des gains de productivité a évolué au détriment des salariés, surtout les peu qualifiés. Ce sont aujourd’hui surtout les actionnaires qui en sont les principaux bénéficiaires : le capitalisme actionnarial serait le nouveau mode de régulation après le mode de régulation fordiste.


Conclusion : Même si de nouvelles formes d’emplois apparaissent, le salariat reste le modèle dominant. De même, l’apparition de nouvelles formes d’organisation du travail ne signent pas pour autant la fin du tayloro-fordisme. Il reste la principale forme d’organisation du travail dans la grande industrie.

2.1 L’organisation tayloro-fordiste a accompagné une amélioration de la condition salariale

2.1 L’organisation tayloro-fordiste a accompagné une amélioration de la condition salariale

Par condition salariale, on entend salaire et condition de travail des salariés.

 

a) Le compromis fordiste : intensification du travail mais politique salariale généreuse et stabilité des emplois

 

 

L’organisation du travail tayloro-fordiste a assuré l’amélioration de la condition salariale et a suscité le développement d’un système juridique de protection des salariés.

-Même si la liberté individuelle du salarié est à la base de l’économie de marché (A.Smith et les libéraux), le salariat correspond à l’origine à une situation misérable et non enviable (les salariés sont ceux qui ne sont pas des artisans) D’ailleurs, pour Marx, le salariat est une source d’exploitation de la force de travail par le capital. C’est grâce aux luttes sociales que le salariat va se développer en faveur des travailleurs.

-Le droit du travail et la protection sociale ont été des opérateurs de stabilité du contrat de travail en le faisant passer de l’échelle individuelle à l’échelle collective.

 

DROIT DU TRAVAIL :

C’est l’ensemble des textes juridiques qui impose des normes dans le domaine du travail : durée du travail hebdomadaire légale, SMIC, règles sur l’emploi des mineurs,…


CONVENTIONS COLLECTIVES :

Accord signé par branche qui précise le droit particulier à cette branche (en général, plus favorable que le droit du travail) et qui classe les qualifications et les rémunérations.


CONTRAT DE TRAVAIL :

Il prévoit les conditions de travail et de rémunération. Il fait bénéficier le salarié des droits et de la protection assurés à tous les salariés mais lui impose des obligations.


-Le contrat de travail est de plus en plus encadré par un droit du travail, les conventions collectives permettent de régler à l’échelle collective les relations entre les deux classes sociales et instituent le rôle du syndicat comme représentant de la classe ouvrière. L’Etat joue un rôle législatif majeur non seulement au niveau du droit du travail, mais aussi de la mise en place d’un système de protection sociale généralisé qui assure une prise en charge collective des risques individuels et stabilise ainsi le statut de salarié.

 

Aujourd’hui, environ 80% de la population active est salarié. Cela correspond à ce que certains économistes appellent la norme d’emploi fordiste, c’est-à-dire un emploi à temps plein à durée indéterminée (emploi stable à l’opposé de ce qu’on appelle les emplois atypiques)

 

b) Gains de productivité et réduction de la durée du travail

Depuis le début des années 1980, les gains de productivité ont permis une baisse de la durée du travail.


-C’est surtout à l’échelle de la vie que le temps de travail s’est réduit par l’allongement de la durée des études et l’abaissement de l’âge de la retraite.

-La durée annuelle du travail s’est progressivement réduite depuis le 19° siècle avec l’instauration du dimanche chômé, puis la 1°, 3°,5° semaine de congés payés.

-Si la durée hebdomadaire du travail a été réduite législativement (1936 :42-40h ; 1981 : 40-35h ; 1998 :39-35h), la durée effective individuelle varie selon la conjoncture économique.

-Cette tendance historique semble cependant à présent s’inverser : les difficultés du système de retraite par répartition incitent les actifs à allonger leur durée de vie active, la politique du « travailler plus pour gagner plus » incite les acteurs économiques à moins utiliser leur RTT et à avoir plus recours aux heures supplémentaires.

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