SUJETS CORRIGES PARTIE 2 CHAPITRE 2

SUJETS CORRIGES PARTIE 2 CHAPITRE 2

SUJETS CORRIGES SUR PARTIE 2 CHAPITRE 2

DISSERTATION

« Dans quelle mesure les mutations du travail peuvent –elles expliquer la crise du syndicalisme ? »

En introduction, il était fondamental de définir clairement ce qu’on entend par « crise du syndicalisme » (faible taux de syndicalisation et baisse de représentativité  lors des élections professionnelles) et « mutations du travail » (NFOT et hausse du chômage, de la précarité, de la flexibilité) et de donner un cadre spatio-temporel : en France depuis les années 70.

1 – Les mutations récentes du travail expliquent en partie la crise du syndicalisme

1.1 – les nouvelles formes d’organisation du travail ont incité les individus à moins se syndiquer

a)flexibilité quantitative externe : hausse du chômage et précarisation de l’emploi

b)flexibilité  interne : individualisation de la relation de travail

1.2 – les transformations de la structure productive ne sont pas favorables au syndicalisme

a) désindustrialisation

b) tertiarisation

2 – D’autres facteurs expliquent aussi la crise du syndicalisme en France

2.1 – La moyennisation de la société participe à la crise du syndicalisme

a) La hausse des niveaux de vie influence les revendications

b) La montée de l’individualisme (paradoxe d’Olson)

2.2 – L’institutionnalisation des syndicats peut aussi être considérée comme responsable de cette crise

a) La professionnalisation éloigne les syndicats de leur base

b) Il y a un décalage entre les revendications syndicales et celles des salariés.

SUJETS CORRIGES PARTIE 1 CHAPITRE 2

SUJETS CORRIGES SUR PARTIE 1 CHAPITRE 2


Correction du sujet : « Après avoir montré que le progrès technique peut être facteur de chômage, vous mettrez en évidence les limites de cette relation »

1 – Le progrès technique peut être facteur de chômage au niveau micro-économique et à court terme

1.1 – si la croissance de la productivité est supérieure à la croissance de la demande

1.2 – si la qualification requise pour les nouveaux emplois est différente de celle des emplois détruits

1.3 – s’il n’y a pas un partage équitable  de la valeur ajoutée


2 – Le progrès technique peut aussi créer des emplois

2.1 – parce que les emplois détruits dans certains secteurs peuvent être compensés par d’autres (théorie du déversement)

2.2 – parce que le progrès technique stimule la demande donc à terme la croissance et l’emploi (Schumpeter+ effet multiplicateur)


Correction du sujet « Dans quelle mesure l’organisation actuelle du travail remet-elle en cause l’organisation tayloro-fordiste du travail ? »

1 – Dans certaines entreprises, l’organisation actuelle du travail remet-elle en cause l’organisation tayloro-fordiste du travail

1.1 – parce que, face à l’évolution de la demande, le toyotisme propose une organisation plus flexible que le système de production tayloro-fordiste

1.2 – parce que, face à l’évolution de la population active, la NOT propose des emplois plus enrichissants que le tayloro-fordisme.


2 – Cependant, l’organisation actuelle du travail garde des caractéristiques l’organisation tayloro-fordiste du travail

2.1 – car la division du travail reste une caractéristique majeure de l’organisation actuelle du travail

2.2 – car les conditions de travail restent encore difficiles


Correction du sujet  « Dans quelle mesure la baisse du coût du travail peut-elle réduire le chômage ?»

1 – Si on considère que le marché du travail est un marché comme un autre, une baisse du coût du travail peut entraîner une réduction du chômage

1.1 – Selon les libéraux, une baisse du coût du travail permettrait à l’offre et à la demande de travail de s’équilibrer librement sur le marché

1.2 – Une baisse des cotisations sociales permettrait d’augmenter les créations d’emplois, notamment dans les services.


2 – Si on considère que le niveau de l’emploi dépend du niveau de la demande, alors une baisse du coût du travail risque plutôt à terme d’entrainer une hausse du chômage

2.1         Une baisse du coût du travail peut entraîner l’augmentation d’autres coûts pour les entreprises (baisse de la productivité et hausse des autres PO)

2.2        La baisse des salaires et des cotisations sociales peut ralentir la croissance (théorie keynésienne)


Correction du sujet «  Dans quelle mesure la réduction du coût du travail permet-elle de faire baisser le chômage des travailleurs peu qualifiés ?»

1 – la réduction du coût du travail permet de faire baisser le chômage des travailleurs peu qualifiés , dans la mesure où elle se traduit par une baisse des cotisations sociales

1.1 Une baisse des CS permettra à l’offre et à la demande de travail de s’équilibrer sur le marché du travail peu qualifié (théorie néo-classique)

1.2 Une baisse des CS permettra l’extension des créations d’emplois peu qualifiés dans le secteur des services.

2- la réduction du coût du travail risque de faire augmenter le chômage des travailleurs peu qualifiés , si elle se traduit par une baisse des salaires

2.1 La baisse des CS peut engendrer l’augmentation d’autres coûts pour les entreprises

2.2 La baisse du coût du travail peut entrainer à terme une baisse de la consommation et de la production (analyse keynésienne)


Correction du sujet : « Dans quelle mesure la politique d’allégement des cotisations à la charge des employeurs est-elle favorable à l’emploi ? »

1 – La politique d’allègement des cotisations patronales est créatrice d’emplois peu qualifiés à court terme

1.1 – A l échelle micro-économique, elle rend le coût du travail moins cher pour l’employeur

a)    La baisse du coût du travail incite l’entreprise à substituer du travail au capital (effet-substitution)

b)   La baisse du coût du travail permet à l’entreprise de baisser ses prix de vente (effet-compétitivité)

c)    La baisse du coût du travail permet à l’entreprise d’augmenter ses profits (effet-profitabilité)

1.2 – A l’échelle macro-économique, elle peut faire augmenter la demande de travail

a)    Sur un marché de concurrence pure et parfaite, la variation du prix à la baisse permet l’ajustement de l’offre et de la demande de travail

b)   Pour les entreprises qui utilisent beaucoup de main d’œuvre (et en particulier pour le secteur tertiaire), l’élasticité de la demande au prix du travail est forte : une baisse du prix entraîne une forte hausse de la demande


2 – La politique d’allègement des charges patronales peut se révéler néfaste pour l’emploi à long terme

2.1 – L’allègement des charges patronales ne crée pas nécessairement des emplois.

a)    N’a pas d’effet sur les entreprises qui ont une forte intensité capitalistique ou qui utilisent surtout du travail qualifié

b)   les emplois peu qualifiés peuvent se substituer aux emplois qualifiés (risque de déclassement social)


2.2 – La politique d’allègement des charges peut à terme entraîner des destructions d’emplois.

a)    Risque de destruction d’emplois qualifiés ou de baisse de la productivité du travail ce qui peut générer une perte de compétitivité hors-prix

b)   Risque d’une augmentation des autres taxes, ce qui peut faire baisser le revenu disponible et donc à terme la consommation

c)    Risque de limiter la hausse des salaires (effet pallier) et donc d’entraîner une faiblesse de la demande intérieure


Correction du sujet : « la flexibilité est-elle une solution au problème du chômage ? »

1 – Si l’effet sur l’offre de biens et services est supérieur à l’effet sur la demande, la flexibilité du marché du travail peut entrainer une baisse du chômage

1.1 – Rétablir les bonnes conditions de l’offre permet une hausse de la production donc de l’emploi (théorie néo-classique)

1.2 – La flexibilité a permis la stabilisation des emplois sur le marché interne

Et la création d’emplois sur le marché externe


2 – Mais, si à terme l’effet sur la demande est plus fort que l’effet sur l’offre, la flexibilité peut ralentir la croissance et donc la création d’emplois

2.1 – la flexibilité a entrainé l’augmentation de la précarité

2.2 – la baisse des revenus engendrée par la flexibilité peut menacer la croissance

Sujets corrigés (Partie 1 Chapitre 2)

SUJETS CORRIGES SUR PARTIE 1 CHAPITRE 2

Correction du sujet : Dans quelle mesure les problèmes de croissance, à partir des années 70, ont-ils conduit à une transformation de l’organisation du travail ?

En introduction, il fallait déterminer qu’est-ce qu’on entendait par « problèmes de croissance » : ralentissement de la croissance du PIB et ralentissement des gains de productivité, expliquer pourquoi on partait des années 70 (fin des 30 Glorieuses, début de la crise, et exprimer l’expression « transformation de l’organisation du travail » en passage du tayloro-fordisme au toyotisme.

1. Le ralentissement de la croissance et des gains de productivité à partir des années 70 ont conduit certaines entreprises à adopter des principes toyotistes dans leur organisation du travail.

1.1 Le toyotisme répond au ralentissement de la croissance en cherchant à mieux adapter la production

a) par une diversification de l’offre pour répondre à la volatilité de la demande
b) par une production «juste à temps » pour limiter les stocks et les délais
c) par une flexibilité interne et externe du travail

1.2 Le toyotisme répond au ralentissement des gains de productivité par une plus grande implication des salariés.

a) Dans une recherche permanente de qualité (Kaizen)
b) En laissant les ouvriers intervenir sur la chaîne de production (autonomation)
c) Grâce à un management participatif (cercle de qualité)

2. Cependant, dans un grand nombre d’entreprises, des caractéristiques majeures du tayloro-fordisme subsistent encore aujourd’hui.

2.1 Une importante division du travail persiste

a) La division horizontale concerne encore un grand nombre d’ouvriers
b) La division verticale reste le modèle hiérarchique

2.2 La production de masse reste un modèle

a) Car la production artisanale est trop chère et inadaptée pour un grand nombre de produits<
b) Le travail à la chaîne®ne concerne plus d’un ouvrier sur dix
c) La différenciation des produits se fait le plus souvent à la marge

CONCLUSION : Après avoir résumé l’ensemble des sous-parties, on pouvait conclure en disant que plutôt que de toyotisme les NFOT sont plutôt du néo-taylorisme.

« Après avoir montré que le progrès technique peut être facteur de chômage, vous mettrez en évidence les limites de cette relation »

1. Le progrès technique peut être facteur de chômage au niveau micro-économique et à court terme

1.1 si la croissance de la productivité est supérieure à la croissance de la demande

1.2 si la qualification requise pour les nouveaux emplois est différente de celle des emplois détruits

1.3 s’il n’y a pas un partage équitable de la valeur ajoutée

2. Le progrès technique peut aussi créer des emplois

2.1 parce que les emplois détruits dans certains secteurs peuvent être compensés par d’autres (théorie du déversement)

2.2 parce que le progrès technique stimule la demande donc à terme la croissance et l’emploi (Schumpeter+ effet multiplicateur)

Correction du sujet « Dans quelle mesure l’organisation actuelle du travail remet-elle en cause l’organisation tayloro-fordiste du travail ? »

1. Dans certaines entreprises, l’organisation actuelle du travail remet-elle en cause l’organisation tayloro-fordiste du travail

1.1 parce que, face à l’évolution de la demande, le toyotisme propose une organisation plus flexible que le système de production tayloro-fordiste

1.2 parce que, face à l’évolution de la population active, la NOT propose des emplois plus enrichissants que le tayloro-fordisme.

2. Cependant, l’organisation actuelle du travail garde des caractéristiques l’organisation tayloro-fordiste du travail

2.1 car la division du travail reste une caractéristique majeure de l’organisation actuelle du travail

2.2 car les conditions de travail restent encore difficiles

Correction du sujet « Dans quelle mesure la baisse du coût du travail peut-elle réduire le chômage ? »

1. Si on considère que le marché du travail est un marché comme un autre, une baisse du coût du travail peut entraîner une réduction du chômage

1.1 Selon les libéraux, une baisse du coût du travail permettrait à l’offre et à la demande de travail de s’équilibrer librement sur le marché

1.2 Une baisse des cotisations sociales permettrait d’augmenter les créations d’emplois, notamment dans les services.

2. Si on considère que le niveau de l’emploi dépend du niveau de la demande, alors une baisse du coût du travail risque plutôt à terme d’entraîner une hausse du chômage.

2.1 Une baisse du coût du travail peut entraîner l’augmentation d’autres coûts pour les entreprises (baisse de la productivité et hausse des autres PO)

2.2 La baisse des salaires et des cotisations sociales peut ralentir la croissance (théorie keynésienne)

Correction du sujet « Dans quelle mesure la réduction du coût du travail permet-elle de faire baisser le chômage des travailleurs peu qualifiés ? »

1. la réduction du coût du travail permet de faire baisser le chômage des travailleurs peu qualifiés, dans la mesure où elle se traduit par une baisse des cotisations sociales.

1.1 Une baisse des CS permettra à l’offre et à la demande de travail de s’équilibrer sur le marché du travail peu qualifié (théorie néo-classique)

1.2 Une baisse des CS permettra l’extension des créations d’emplois peu qualifiés dans le secteur des services.

2. la réduction du coût du travail risque de faire augmenter le chômage des travailleurs peu qualifiés, si elle se traduit par une baisse des salaires.

2.1 La baisse des CS peut engendrer l’augmentation d’autres coûts pour les entreprises

2.2 La baisse du coût du travail peut entraîner à terme une baisse de la consommation et de la production (analyse keynésienne)

Correction du sujet : « la flexibilité est-elle une solution au problème du chômage ? »

1. Si l’effet sur l’offre de biens et services est supérieur à l’effet sur la demande, la flexibilité du marché du travail peut entraîner une baisse du chômage.

1.1 Rétablir les bonnes conditions de l’offre permet une hausse de la production donc de l’emploi (théorie néo-classique)

1.2 La flexibilité a permis la stabilisation des emplois sur le marché interne

Et la création d’emplois sur le marché externe

2. Mais, si à terme l’effet sur la demande est plus fort que l’effet sur l’offre, la flexibilité peut ralentir la croissance et donc la création d’emplois.

2.1 la flexibilité a entraîné l’augmentation de la précarité

2.2 la baisse des revenus engendrée par la flexibilité peut menacer la croissance