DEFINITIONS PARTIE2 CHAPITRE1

DEFINITIONS PARTIE 2 CHAPITRE 1

 

 

Classe sociale : groupe social dont l’origine est économique (place dans le rapport de production) et qui se distingue des autres groupe par un niveau de vie, un mode de vie et des pratiques culturelles spécifiques. Les classes sociales sont marquées par une tendance à l’hérédité sociale.

 

Différence c’est une caractéristique qui permet de distinguer deux individus ou deux groupes sans que cela conduise nécessairement à une hiérarchie entre les deux.

 

Inégalité c’est une différence qui entraîne hiérarchie, ici la différence se traduit par un désavantage (pour celui qui subit l’inégalité) dans l’accès aux ressources matérielles, politiques, symboliques, valorisées par la société. Il y a donc inégalité lorsque la répartition des ressources socialement valorisées n’est pas uniforme mais qu’il ya des groupes qui sont avantagés par rapport à d’autres.

 

Mode de vie : Façon de vivre, de consommer, d’utiliser les loisirs ; d’un ménage ou d’un groupe social.

 

Moyennisation : émergence d’une vaste classe moyenne et diffusion de ses normes et valeurs à l’ensemble de la société.

 

Niveau de vie : Pouvoir d’achat, quantité de biens et de services dont peut disposer un ménage ou un groupe social étant données ses ressources (revenu disponible).

 

Patrimoine : un stock d’actifs financiers et non financiers (tout ce que possède un ménage).

 

Paradoxe d’Anderson : le niveau de diplômes augmente sans que cela se traduise nécessairement par une ascension sociale.

 

Position sociale : fonction sociale qui entraîne une possibilité plus ou moins grande d’accès aux récompenses et aux gratifications (reconnaissance d’un statut social).

 

Revenus primaires regroupent les revenus du travail, des indépendants et du capital.

Revenus secondaires regroupent tous les revenus issus de la redistribution.

Strate sociale : ensemble d’individus ayant des caractéristiques communes qui permettent de les situer au même niveau dans la hiérarchie sociale.

 

Stratification sociale : ensemble de systèmes de hiérarchisation sociale entre les membres d’une société.

 

Structure sociale : répartition de la population en groupes sociaux différenciés dans une société à une époque donnée.

1.3 Le caractère cumulatif des inégalités

1.3 Le caractère cumulatif des inégalités


a)      Inégalités et pauvreté


La pauvreté est un phénomène relatif : ce n’est pas la même chose d’être pauvre aujourd’hui qu’il ya un siècle ; la pauvreté n’est pas la même en France et en Afrique.


La France s’est aujourd’hui adaptée aux modalités de calcul européennes en utilisant le seuil de 60% (et non plus 50% ) du revenu médian comme seuil de pauvreté.


C’est le cumul des inégalités (économiques et socio-culturelles) qui conduit à la pauvreté. Ce caractère cumulatif des inégalités se retrouvent à deux niveaux :

Tout d’abord sur une même génération les catégories défavorisées dans un domaine le sont le plus souvent aussi dans les autres domaines.

Mais il y a aussi processus cumulatif d’une génération sur l’autre car il y a souvent reproduction des inégalités d’une génération sur l’autre.

Ex : Les inégalités de salaires se cumulent avec des inégalités de revenu : se sont les hauts salaires qui ont généralement le plus d’autres sources de revenu en particulier les revenus du patrimoine.

Il y a aussi interdépendance entre inégalités de revenu et inégalités de patrimoine : les premières engendrant les secondes (du fait de la plus ou moins grande capacité d’épargne) et inversement le fait d’avoir un fort patrimoine permet de bénéficier de forts revenus du patrimoine ce qui accentue les inégalités de départ.

De la même façon les inégalités en terme de conditions de travail entraînent des inégalités face à la maladie et à la mort. Là encore les conditions de travail les plus difficiles sont souvent dans des professions où les salaires ne sont pas élevés.

Les inégalités face au logement entraînent des inégalités face à la santé et à l’école…


Les inégalités forment donc un système : elles s’engendrent les unes les autres et elles forment un processus cumulatif qui entraîne le fait que les privilèges se regroupent à l’une des extrémités de l’échelle sociale tandis qu’à l’autre extrémité il y a une multiplication des handicaps. De plus on voit qu’il y a reproduction des inégalités entre les générations (cf. inégalités scolaires en fonction de la PCS).





b)   L’exclusion sociale

 

La pauvreté ne conduit pas forcément à l’exclusion sociale (on peut être pauvre et avoir des amis), mais le cumul des handicaps peut conduire à l’exclusion sociale c’est ce qui a été montré par deux sociologues : S. Paugam (disqualification sociale) et R. Castel (désaffiliation).


Leur analyse porte plus particulièrement sur le chômage et la pauvreté, ils cherchent à mettre en évidence le processus de rupture du lien social qui conduit à l’exclusion sociale.


Pour Paugam le processus de disqualification sociale se fait en trois phases :

1)la fragilité. Cette phase est amorcée par un événement : échec professionnel, instabilité de logement, drame familial…, qui engendre un sentiment de déclassement et suscite des comportements particuliers : réduction de la vie sociale, tensions dans les liens familiaux…

Le chômeur perd vite ses points de repère et peut alors connaître une grave crise d’identité.

2)la dépendance. Après une phase plus ou moins longue de découragement et de prise de conscience de l’absence d’espoir d’insertion, le chômeur peut accepter l’aide sociale. Il justifie souvent cette décision par le fait qu’il a des personnes à charge. Toutefois, l’aide ne s’avère jamais suffisante ce qui entraîne parfois par ailleurs un endettement. Mais, elle permet d’éviter l’extrême pauvreté.

3)la rupture. Quand les handicaps se multiplient (problèmes de santé, pertes de contact avec la famille…), on peut assister à la phase ultime du processus de marginalisation. Phase amplifiée si l’alcool ou la drogue intervient, ou si les liens familiaux – forme élémentaire de la solidarité – sont rompus.


http://www.youtube.com/watch?v=gjhGEL-mL1w


Castel distingue trois zones dans lesquelles peuvent se situer les individus :

La zone d’intégration : stabilité de l’emploi (garanti de travail permanent) et stabilité des relations sociales. On dispose des garanties d’un travail permanent et que l’on peut mobiliser des supports relationnels solides.

La zone de vulnérabilité : précarité du travail et fragilité relationnelle

La zone de désaffiliation sociale : absence de travail et isolement social.


Le point commun entre ces deux analyses c’est qu’elles mettent en évidence que le phénomène d’exclusion sociale est le résultat d’un processus. On peut faire le lien avec les inégalités en disant que les individus qui cumulent les handicaps en termes d’inégalités sociales sont celles qui sont les plus fragiles et qui ont le plus de risque de rentrer dans ce processus d’exclusion sociale.


CONCLUSION DU 1.


RAPPEL : IL EXISTE AUSSI DE SINEGALITES A L’ECHELLE INTERNATIONALE

  • L’évolution des inégalités au niveau international

Les inégalités de revenus sont plus difficiles à comparer à l’échelle internationale que les inégalités de salaires, car il est difficile de prendre en compte les mêmes catégories de revenus et de transferts dans les différents pays.

Pour ces deux catégories, on retrouve les mêmes tendances :

–          Dans tous les pays, les inégalités subsistent, malgré l’augmentation du niveau de vie moyen. Les inégalités de revenus sont supérieures aux inégalités de salaires.

–          Dans les PDEM, on observe une réduction des inégalités sur l’ensemble du 20° siècle, avec cependant une légère remontée des inégalités de revenus à partir des années 80. Les pays nordiques (Allemagne, Belgique, Suède, Norvège), sont caractérisés par des écarts de revenus inférieurs aux pays anglo-saxons (3 contre 5.5)

–          A l’échelle internationale, c’est-à-dire entre les pays, les inégalités ont augmenté jusqu’à la fin de la 2°guerre mondiale (certains pays connaissant un développement fulgurant, d’autres pas), depuis certaines inégalités augmentent d’autres baissent :

Par exemple, si on compare le PIB par habitant (en PPA) des 20 pays les plus riches/ aux 20 pays les plus pauvres, on peut voir que les inégalités ont augmenté.

Mais, les 20 pays les plus pauvres ne concernent que 5% de la population mondiale. D’où l’intérêt de regarder le revenu moyen par habitant pour prendre en compte la taille de la population : par exemple, si on regarde l’Asie, on voit qu’elle représente la moitié de la population mondiale et les inégalités s’y réduisent.

–          Les pays sud-américains se distinguent par une inégalité supérieure aux pays occidentaux les plus inégalitaires

–          Les pays asiatiques, ainsi que les pays africains se caractérisent généralement par une inégalité de revenus égale ou inférieure à celle des  pays occidentaux les moins inégalitaires.

–          La comparaison internationale est également difficile dans les pays communistes et dans les pays les plus pauvres, du fait de très nombreux avantages en nature difficiles à quantifier de façon monétaire.

–          L’écart de revenus entre l’Occidental de 1870 et celui de 1990 (d’environ 10) est quasiment équivalent à l’écart entre le revenu moyen du Chinois ou de l’Indien et celui de l’occidental aujourd’hui.

1.1 la diversité des inégalités

Introduction : Les sociétés modernes sont toutes structurées en groupes sociaux aux caractéristiques différentes engendrant de nombreuses inégalités. Pour décrire ces inégalités, il faut prendre en compte à la fois l’ampleur des inégalités, mais aussi leur nature. On peut aussi se demander si ces inégalités sont les mêmes aujourd’hui qu’autrefois, si de nouvelles inégalités apparaissent, et si l’existence d’inégalités est compatible avec le principe démocratique.

 

Les différences sociales ne sont pas toutes sources d’inégalités

 

On distingue parmi les critères proposés ceux qui vont aboutir à une hiérarchie et ceux qui ne pourront pas permettre de hiérarchiser les catégories obtenues.

Toutes les différences entre les individus ne conduisent pas systématiquement à une hiérarchie entre eux du fait de ces différences. On ne peut pas toujours déterminer en fonction des différences qui va être avantagé ou désavantagé.

C’est ce dernier élément qui permet de distinguer une différence d’une inégalité :

Une différence c’est une caractéristique qui permet de distinguer deux individus ou deux groupes sans que cela conduise nécessairement à une hiérarchie entre les deux.

Une inégalité c’est une différence qui entraîne hiérarchie, ici la différence se traduit par un désavantage (pour celui qui subit l’inégalité) dans l’accès aux ressources matérielles, politiques, symboliques, valorisées par la société. Il y a donc inégalité lorsque la répartition des ressources socialement valorisées n’est pas uniforme mais qu’il ya des groupes qui sont avantagés par rapport à d’autres.

 

Remarque : Le caractère inégalitaire d’une différence peut varier selon le contexte

Ex : Dans nos sociétés contemporaines tous les individus sont considérés comme étant égaux quels que soient leur sexe, leurs origines,… donc être un homme une femme c’est à priori une différence, cependant en ce qui concerne les revenus le fait d’être un homme ou d’être une femme engendre des inégalités.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  1. 1.                  Les inégalités : un phénomène cumulatif

 

1.1  La diversité des inégalités

 

a)      Les inégalités économiques

 

Les inégalités ne sont pas liées uniquement à une répartition non uniforme des ressources économiques. On peut ainsi mettre en évidence une multitude d’inégalités.

 

Les inégalités économiques : salaires – revenus – patrimoine

 

Salaires :

 

 

Les plus hauts salaires sont trois plus élevés que les plus bas salaires. Cet écart n’a pas beaucoup varié depuis la fin des 30 glorieuses.

Explications des ces inégalités de salaires : niveau de diplôme – hiérarchie du poste occupé – rapport de force sur le marché du travail.

Les grilles de salaires varient selon les branches car elles sont liées aux conventions collectives de chaque branche.

Ces dernières années on constat un creusement des inégalités de salaires, lié au fait que les hauts salaires ont augmenté alors que les autres sont restés stables.  

 

Revenu : Le salaire n’est qu’une des catégories de revenus (revenus du travail)

 

Rappel : 2 grandes catégories de revenus : les revenus primaires regroupent les revenus du travail, des indépendants et du capital. Les revenus secondaires regroupent tous les revenus issus de la redistribution.

 

L’existence de revenus secondaires tend à réduire les inégalités de ressources des ménages. Cela explique le mouvement de réduction des inégalités pendant les 30 glorieuses, période où s’est mis en place un système de redistribution.

Aujourd’hui on constate un creusement des inégalités de revenus que l’on peut principalement expliqué par le fait que les revenus du capital ont augmenté plus vite que les revenus du travail et que ce sont les ménages favorisés qui ont le plus de revenu du capital. On peut aussi lier ça au fait que ce sont développé dans les entreprises des mécanismes d’intéressement des salariés souvent les plus qualifiés sous forme de revenu du capital (plan épargne entreprise, stock option,…)

 

Patrimoine :

Le patrimoine est un stock d’actifs financiers et non financiers (tout ce que possède un ménage). Le revenu est un flux qui vient alimenter le patrimoine de la même façon qu’un héritage.

Le patrimoine est source de revenu du capital (ex : loyer d’un appartement dont on est propriétaire).

Les inégalités de patrimoine sont les plus importantes, elles sont nettement supérieures aux inégalités de revenus.

Cela s’explique par le fait que les ménages qui ont les plus hauts revenus sont ceux qui ont une propension à épargner qui est la plus élevée, ce qui vient augmenter leur patrimoine.

 

On peut expliquer ces fortes inégalités par deux grands facteurs :

–          Le fait que le patrimoine a pour origine en partie des héritages de successions se qui tend à la reproduction des inégalités.

–          Le fait que les revenus du capital aient fortement augmenté du fait notamment de l’envol des prix de l’immobilier

Le fait que les inégalités de revenus soient les plus importantes, va dans le sens de la théorie marxiste qui met en avant l’inégale répartition du capital comme source principale d’inégalité. (Distinction entre ceux qui possèdent le capital et ceux qui vendent leur force de travail)

 

 

b)     Les inégalités socioculturelles : homme/femme – générationnelle – santé – culturelle – réussite scolaire+insertion professionnelle – emploi

On peut distinguer ces inégalités en mettent en avant que certaines ne sont pas du tout liées à des inégalités économiques (homme/femme et générationnelles)

 

Les inégalités homme/femme

Ici l’origine des inégalités n’est pas économique elle est liée au genre.

 

Dans les sociétés démocratiques l’égalité de droits entre hommes et femmes est reconnue mais cela n’empêche pas l’existence d’inégalités dans les faits.

Dans la sphère privée : même si les choses évoluent, les études sur la répartition des tâches ménagères montrent que ce sont les femmes qui passent le plus de temps pour ces tâches domestiques. Cela renforce la surcharge de travail pour les femmes (femme active + maman) et diminue ainsi d’autant le temps de loisirs.

Dans la sphère économique :

A diplôme égal et poste équivalent une femme gagne en moyenne 30% de moins qu’un homme.

Les femmes sont très peu présentes dans les postes à hautes responsabilités (postes de direction). Elles travaillent le plus souvent dans le tertiaire où les salaires sont moins élevés). (Ces deux inégalités sont fortement liées aux inégalités  dans le système scolaire : l’orientation est fortement influencée ; les filles font des études moins prestigieuses alors qu’elles réussissent mieux dans le secondaire et les filières choisies conduisent à des emplois spécifiquement féminins)

Les femmes sont plus touchées par le chômage et la précarité (temps partiel subi notamment). Elles ont des carrières plus discontinues ce qui a un impact négatif sur leurs futures retraites.

Dans la sphère politique :

Les femmes accèdent plus difficilement aux hautes responsabilités politiques.

Malgré la loi sur la parité elles sont moins présentes sur les listes électorales et dans les instances représentatives.

 

Toutes ces inégalités sont largement liées au fait que le rôle de s’occuper des enfants est principalement dévolue aux femmes qui accepteront moins facilement des postes à responsabilités et qui se les verront moins proposé.

 

Les inégalités intergénérationnelles : Là encore les inégalités n’ont pas pour origine des facteurs économiques mais simplement la génération à laquelle on appartient.

Malgré une augmentation généralisée du niveau de diplôme, les jeunes sont plus touchés par le chômage et la précarité que leurs parents, ils sont aussi moins bien rémunérés. C’est le paradoxe d’Anderson.

Les difficultés des jeunes face à l’emploi sont sources de multiples inégalités. La période de jeunesse (période de transition entre la fin des études et le début de l’activité professionnelle stable, entre famille d’origine et famille de procréation) s’allonge. Il est plus difficile de se stabiliser professionnellement  (plus on multiplie les emplois précaires, plus il est difficile de trouver un emploi stable) donc les revenus sont plus faibles et cela a un impact sur les inégalités de patrimoine à long terme (cela est renforcé par l’augmentation des prix immobiliers).

Ces inégalités intergénérationnelles s’explique car les enfants du baby boom ont connu une jeunesse dans une société de croissance avec des perspectives de croissance salariale et de mobilité ascendante : ils vont cumuler les avantages et aujourd’hui les papy boomers cumulent les responsabilités d’encadrement dans les entreprises et au niveau politique, ils possèdent la majorité du patrimoine, ils peuvent avoir des retraites supérieures aux salaires de leurs enfants. C’est ce qui poussent certains sociologues à parler de gérontocratie, c’est-à-dire l’existence d’une classe dominante liée à la génération.

A l’inverse les jeunes des années 80 à 00 ont connu une jeunesse marquée par la crise économique caractérisé par un chômage massif qui les frappent plus particulièrement et ils sont moins reconnus socialement et politiquement. Historiquement c’est la première fois que les générations suivantes sont dans une situation moins favorable que les générations de leurs parents.

 

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/humeurvagabonde/index.php?id=100200

 

Les inégalités face à la santé :

 

Dans ce cas là les facteurs économiques sont en partis à l’origine des inégalités mais pas seulement.

Il existe de fortes inégalités selon les catégories de la population dans l’accès au soin d’une part, et dans le rapport à la santé d’autre part.

 

Malgré le système de protection sociale qui permet de couvrir le financement du risque maladie, les études sur cette question montrent que, selon les PCS, le rapport que les individus entretiennent avec leur corps diffère considérablement : les questions de santé (notamment en matière préventive) apparaissent comme secondaires lorsque les dimensions matérielles de la vie sociale ne sont pas garanties (ce qui est le cas pour les catégories populaires).

 

On assiste par conséquent à un processus cumulatif entre précarité dans le monde du travail et fragilité en matière de santé.

ð Ce phénomène a un impact direct sur l’espérance de vie des individus (celle des cadres est nettement supérieure à celle des ouvriers) : l’inégalité dans le rapport à la santé se traduit directement par un phénomène d’inégalité face à la mort.

ð La politique mise en place en France à partir de 1998 visant à garantir un accès aux soins minimal pour les catégories les plus défavorisées de la population qui échappe au « filet » de la Sécurité sociale (Couverture Maladie Universelle) est un exemple de politique de redistribution s’inscrivant dans une conception corrective de la justice sociale.

On peut également mettre en avant des inégalités de soins médicaux liés aux inégalités géographiques. Les régions les plus riches et les plus attractives ont des meilleurs systèmes de santé.

 

Les inégalités face à la culture :

Là encore les facteurs économiques jouent mais pas seulement. Ces inégalités dans les pratiques culturelles sont déterminées d’une part par des inégalités de revenus mais aussi et surtout par des inégalités dans l’accès à la culture légitime (au sens de P. Bourdieu – 1930-2002) qui sont produites en interaction avec les inégalités scolaires et par conséquent les inégalités dans les niveaux d’études.

ð Attention, les analyses de P. Bourdieu sur les pratiques culturelles montrent qu’il existe un processus de naturalisation de la socialisation en vertu duquel les individus considèrent que ces différences de pratiques sont liées à des aptitudes naturelles (« je n’aime pas la lecture »).

 

 

 

 

 

 

Les inégalités face à la réussite scolaire :

 

S’agissant de la question de l’échec scolaire, on observe également en France d’importantes inégalités de situation malgré le phénomène de massification de l’enseignement.

Lorsque l’on retrace le parcours scolaires d’élèves en France qui sont entrés en 6ème en 1989 on peut mettre en avant plusieurs inégalités :

1)      13,4 % des enfants d’ouvriers non qualifiés n’ont jamais atteint la classe de 3ème (contre seulement 1,5 % des enfants de cadres) ;

2)      Parmi ceux qui atteignent la classe de 3ème, 40,5 % des enfants d’ouvriers non qualifiés sont orientés en seconde cycle professionnel (afin de passer un BEP) contre seulement 6,5 % des enfants d’enseignants ;

3)      On peut observer que plus de 17 % des enfants d’ouvriers qualifiés sortent sans aucun diplôme en fin d’études secondaires (presque 25 % pour les enfants d’ouvriers non qualifiés) contre à peine 3,5 % des enfants de cadres sup. ;

4)      Enfin, plus de 80 % des enfants de cadres qui sont entrés en 6ème en 1989 ont obtenu un baccalauréat général ou technologique contre moins d’un tiers des enfants d’ouvriers non qualifiés (et moins de 40 % des enfants d’ouvriers qualifiés).

Ces inégalités scolaires vont avoir un impact sur les inégalités face à l’emploi et les inégalités économiques.

 

Les inégalités face à l’emploi :

Nous ne sommes pas égaux face au chômage, à la précarité de l’emploi, et aux conditions de travail.

Ces inégalités sont liées à de multiples facteurs : niveaux de qualification, âge (jeunes et séniors), milieu d’origine (favorisé ou non), sexe, lieu d’habitation,…

Les inégalités face à l’emploi sont à l’origine des inégalités économiques.

Elles se sont aggravées avec la flexibilisation du travail qui conduit à une hausse de la précarité qui touche de façon inégalitaire les personnes. (insiders/outsiders, lien avec le dualisme du marché du travail).

 

Conclusion : L’état des inégalités aujourd’hui

 

Depuis une trentaine d’années les inégalités traditionnelles ne reculent plus voire s’aggravent (patrimoine, revenu), cela est principalement du aux évolutions du marché du travail et aux prix de l’immobilier.

Au-delà des inégalités traditionnelles entres les catégories sociales, on voit apparaître des inégalités intra catégorielles, c’est-à-dire l’existence au sein d’une même PCS de situations différentes face au chômage, à la précarité et donc en terme de revenu et de patrimoine. Cela renforce le sentiment d’injustice et de dysfonctionnement de la société.

 

 


 

LES SUJETS DE BAC DE PONDICHERY 2010

LES SUJETS DE BAC DE PONDICHERY 2010

  • Dissertation : Les inégalités économiques sont-elles le seul obstacle à la mobilité sociale?


  • QSTP (avec 7 questions préparatoires…): Après avoir montré que les modes d’organisation du travail inspirés du taylorisme sont source d’efficacité, vous expliquerez pourquoi les entreprises ont été amenées à mettre en oeuvre d’autres formes d’organisation du travail.



Problématiques: Partie 3 Chapitre 1

QUESTIONS DE SYNTHESE

 

1) Après avoir expliqué pourquoi la régulation de l’économie mondiale est nécessaire, vous montrerez que sa mise en œuvre se heurte à de nombreuses difficultés.

 

2) Vous expliquerez comment l’internationalisation des échanges peut être source de croissance, mais aussi génératrice de contraintes.

 

3) Après avoir présenté le rôle des FMN sur la mondialisation des échanges, vous montrerez qu’en retour celle-ci influence la stratégie des FMN.

 

4) Après avoir expliqué pourquoi les FTN cherchent à améliorer leur compétitivité, vous étudierez les modalités qu’elles mettent en œuvre pour y parvenir.

 

5) Après avoir présenté et expliqué la mondialisation culturelle, vous réfléchirez à ses conséquences et aux réactions qu’elle entraîne.

 

6) Après avoir expliqué pourquoi la mondialisation nécessite la mise en place de nouvelles formes de régulation, vous présenterez les difficultés à les mettre en œuvre.

 

7) Montrez que si les normes sociales et environnementales peuvent être nécessaires, leur mise en œuvre se heurte à des difficultés.

DISSERTATIONS

 

Internationalisation et développement

 

1) Quels sont les effets de la DIPP sur les PED et les PDEM ?

 

2) Dans quelle mesure le commerce international contribue t’il au développement des pays du Sud ?

3) La mondialisation est-elle à l’origine de la montée des inégalités dans les pays développés ?

 

4) Dans quelle mesure la montée des IDE est-elle favorable au développement de l’économie mondiale ?

 

5) Vous analyserez les phénomènes d’acculturation induits par la mondialisation.

 

6) Dans quelle mesure la mondialisation conduit-elle à l’uniformisation culturelle ?

 

7) L’extension du libre-échange dans le commerce mondial retire-t-elle toute pertinence aux politiques protectionnistes ?

 

8 ) Dans le cadre de la mondialisation, les pays industrialisés doivent-ils craindre les effets de la concurrence des PED ?

Les FMN

8 ) Quel rôle jouent les FMN dans la mondialisation ?

9) Dans quelle mesure la puissance des FTN menace-t-elle les états ?

10) Comment les stratégies internationales des firmes répondent-elles à l’impératif de compétitivité ?

Régulation de la mondialisation

11) Dans quelle mesure la mondialisation peut-elle être régulée ?

12) Les citoyens peuvent-ils contrôler la mondialisation ?

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