PARTIE 3 – CHAPITRE 3 : Quelles sont les défaillances du marché concurrentiel ?

PARTIE 3 – CHAPITRE 3 : Quelles sont les défaillances du marché concurrentiel ?

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Introduction : Qu’est-ce qu’une défaillance de marché ?

Défaillance du marché : situation dans laquelle, la régulation par le marché est inadéquate ou impossible, c’est-à-dire  qu’elle ne permet d’atteindre une situation optimale.

1- Le marché ne permet pas la production de biens collectifs pourtant nécessaires

1.1- L’expérience des biens publics

Dans cette expérience, on peut voir que s’il n’y a pas de contrainte et si tout le monde peut bénéficier du gain, alors les individus auront tendance à se comporter en favorisant d’abord leurs intérêts personnels, même s’ils savent que la contribution collective apporterait plus au groupe.

Il s’agit du paradoxe du passager clandestin :

Le paradoxe d’Olson ou du “free rider” désigne le fait que des individus peuvent être amenés à ne pas se mobiliser malgré la présence d’intérêt commun.

Par contre, si les individus ne bénéficient du gain collectif qu’en y contribuant, ils sont incités à le faire.

Pour rendre la production rentable, on peut aussi instaurer une taxe prélevée par l’Etat qui prendra la production en charge.

1.2- L’application de l’expérience

Rivalité

Non rivalité

Exclusion

Biens privés (automobile, vêtements…) Biens de club (salle de cinéma, lignes téléphoniques…)

Non exclusion

Biens communs (ressources naturelles) Biens collectifs purs (défense nationale, digue)

Non rivalité = L’utilisation du bien par une personne n’empêche pas l’utilisation du bien par une autre personne.

Non exclusion = l’usage du bien ne peut pas être limités à ceux qui sont disposer à payer. Il est donc impossible d’exclure ceux qui refusent de payer.

Un bien collectif est un bien qui remplit les critères de non-rivalité et de non-exclusion.

Un bien commun est un bien rival mais qui remplit le principe de non-exclusion.

Remarque: Le terme de bien public est parfois utilisé pour désigner un bien collectif.

De façon stricte, il faut mieux utiliser le terme de bien collectif et réserver le terme de biens publics pour les biens ou services dont la production est financée par l’Etat et qui peuvent être ou non des biens collectifs.

Pour les biens collectifs et les biens communs il y a une situation de défaillance du marché car

  • Les caractéristiques du bien collectif entraînent une sous-production voire l’absence de production ce qui entraîne un gain collectif qui n’est pas maximal : une entreprise privée ne choisirait pas de produire ce bien non-rival et non-exclusif car ce ne serait pas rentable.
  • Les caractéristiques du bien commun entraînent une surproduction ce qui entraîne une baisse du gain collectif : puisque personne ne peut vraiment empêcher l’utilisation de ce bien mais qu’il est rival, chacun va essayer d’en prélever le plus possible, ce qui peut l’amener à disparaître.

2- L’information imparfaite sur le marché ne permet pas d’atteindre une situation optimale pour les acteurs du marché

Asymétrie d’information : c’est une situation où, sur un marché, l’un des deux acteurs dispose d’une information incomplète, ce qui peut conduire à un dérèglement du marché.

L’asymétrie d’information peut être :

  • intentionnelle : par exemple, l’offreur peut vendre son produit à un prix plus cher parce qu’il veut faire croire qu’il est de bonne qualité;
  • ou pas : le producteur peut vendre son produit à un prix plus cher parce qu’il a des coûts de production plus élevés, sans nécessairement proposer un produit de grande qualité.

2.1- L’expérience de l’asymétrie d’information

Dans le cas où la qualité du produit n’est pas connue de l’acheteur avant la transaction, la tentation est forte pour l’acheteur de vendre un produit de basse qualité à un prix plus élevé qu’en situation d’information transparente. Peu d’acheteurs sont prêts à prendre le risque d’acheter un produit à prix élevé en pariant sur une plus forte qualité du produit.

Dès lors, les vendeurs qui offrent des produits de grande qualité mais plus chers ne trouvent pas d’acheteurs. Les offreurs ont tendance à vendre des produits au prix le plus bas et donc d’une qualité moindre. Les prix baissent donc sur le marché, mais ils sont supérieurs à ce qu’ils étaient en situation de transparence. La qualité baisse aussi, les acheteurs achètent moins car ils font moins confiance aux entreprises et que les prix peuvent être trop élevés.

2.2- L’application de l’expérience

a) Les conséquences négatives de l’asymétrie d’information sur le marché

Dans le cas d’une asymétrie d’information, on peut rencontrer deux grands types de risques :

  • Le risque moral : c’est une situation où un agent mal informé ne peut pas contrôler l’action d’un autre agent qui peut en profiter (par exemple, si l’acheteur n’est pas informé sur la qualité d’un bien ou si l’offreur n’est pas informé, par exemple, dans un contrat d’assurance, le client, une fois assuré, peut être incité à prendre plus de risque)
  • La « sélection adverse » : dans une situation d’asymétrie d’information, les agents sont amenés à prendre des décisions contraires à leurs intérêts initiaux : par exemple, en achetant toujours au prix le plus bas, les consommateurs provoquent la disparition de produits de qualité du marché ; en cherchant à vendre au plus bas prix, les producteurs vont finir par faire moins de bénéfices car à force de vendre des produits de moindre qualité, ils vont à long terme vendre moins.

A terme, le risque peut même être la disparition du marché.

b) Comment pallier à cette défaillance du marché ?

Pour pallier à l’asymétrie d’information, les entreprises peuvent instaurer des labels de qualité, des garanties, des étoiles comme pour les restaurants,… ; les assurances peuvent mettre en place des primes de risques, les consommateurs peuvent avoir recours aux avis des associations de consommateurs ; l’Etat peut mettre en place une réglementation pour protéger les consommateurs et s’assurer qu’il existe des organismes pour la faire respecter (tels que la Direction  Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes).

3- Le marché ne guide pas toujours les agents vers des activités socialement optimales du fait de l’existence d’externalités

3.1- L’expérience de la rivière de papier

Cet exemple illustre la situation d’une entreprise qui est située en amont de la rivière et qui pollue l’eau que doit utiliser une entreprise située en aval pour produire. L’entreprise située en aval doit donc dépolluer l’eau, elle est victime d’externalités négatives. On peut voir que sans l’intervention de l’Etat l’entreprise en amont n’est pas incitée à ne pas trop polluer. L’instauration d’une taxe permettra d’améliorer la situation de l’entreprise en aval sans pénaliser l’autre entreprise qui cherchera des solutions pour continuer à produire de manière satisfaisante : le gain collectif sera donc augmenté .

3.2- Application de l’expérience

a) Qu’est-ce qu’une externalité ?

Une externalité est une défaillance de marché parce qu’une intervention de l’Etat permet une meilleure situation que le libre fonctionnement du marché.

Une externalité ou « effet externe » est une situation où les décisions de consommation ou de production prise par certains agents vont avoir des répercussions sur d’autres agents sans que cela se traduise par une transaction entre les deux agents.

Une externalité est positive lorsque les autres agents bénéficient de l’effet externe : par exemple, lorsque l’Etat construit une route cela a des effets externes positifs sur les entreprises situées à proximité : cela peut par exemple faire baisser leurs coûts de production.

Une externalité est négative lorsque les autres agents pâtissent de l’action de certains sans qu’il y ait eu de transaction : par exemple, lorsqu’une entreprise subit les effets d’une pollution d’une autre.

b) Comment remédier aux externalités négatives ?

L’Etat dispose d’un grand nombre de solutions pour lutter contre les externalités négatives :

  • Il peut mettre en place des réglementations (par exemple, pour interdire la pollution)
  • Il peut mener une politique d’incitation (par des subventions ou un programme d’aide à l’innovation)
  • Il peut mettre en place des taxes, par exemple sur le principe du pollueur-payeur.

Dans les pays de l’UE, a été mis en place un marché des « droits à polluer » dans lequel les pouvoirs publics autorisent une quantité globale de droits à polluer distribués aux entreprises qui peuvent ensuite les échanger sur le marché au prix fixé par l’offre et la demande.

PARTIE 3 – CHAPITRE 2 : Le fonctionnement d’un marché

PARTIE 3 – CHAPITRE 2 : Le fonctionnement d’un marché

1. Comment un marché fonctionne-t-il ?

 

1.1) Les hypothèses de la concurrence pure et parfaite

Le marché tel que nous allons l’étudier correspond au modèle théorique qu’ont étudié les économistes libéraux. Leur modèle repose sur plusieurs hypothèses.

Tout d’abord, il suppose que les individus sont rationnels, c’est-à-dire qu’on peut modéliser leurs comportements (par exemple, que quand les prix augmentent, la consommation baisse).

Ensuite, ce modèle suppose que l’analyse micro-économique (le comportement d’un agent) peut être généralisée à celui de l’ensemble des agents.

Enfin, pour fonctionner comme dans le modèle, le marché doit être un marché de concurrence pure et parfaite.

La concurrence est pure si les hypothèses suivantes sont respectées :

  • l’atomicité : les agents doivent être suffisamment petits et nombreux pour ne pas pouvoir influencer les conditions du marché.
  • l’homogénéité : sur un marché, tous les biens doivent être parfaitement identiques
  • la libre-entrée : il n’existe aucune barrière juridique ou institutionnelle  à l’entrée de nouveaux producteurs sur le marché.

La concurrence est parfaite si les hypothèses suivantes sont respectées :

  • la transparence : les agents doivent disposer d’une information parfaite sur les prix.
  • la mobilité des facteurs de production : il faut que le travail et le capital puissent se déplacer dans les secteurs où ils sont nécessaires.

Or, il se trouve, que les hypothèses de la concurrence pure et parfaite sont rarement remplies sur les marchés réels : par exemple, il est rare que deux biens soient parfaitement homogènes, le travail n’est pas parfaitement mobile (parce que les individus peuvent ne pas souhaiter se déplacer s’ils sont propriétaires immobiliers ou si leur conjoint a déjà un emploi).

1.2) Les déterminants du comportement des agents

a) Les déterminants de la demande

La demande émane des consommateurs. L’intérêt des demandeurs est d’acheter les produits au plus bas prix compte tenu de leur revenu.

Les déterminants de la demande sont donc le prix du produit, le revenu des ménages, mais aussi la qualité du produit, la mode,….

Pour mesurer l’évolution de la demande en fonction de l’évolution des prix, on peut mesurer l’élasticité-prix de la demande : 

ep= taux de variation de la demande/taux de variation des prix

Normalement, lorsque le prix augmente, la demande baisse et lorsque le prix baisse, la demande augmente : comme prix et demande varient en sens inverse, l’élasticité-prix est négative pour les biens normaux.

Mais, parfois, pour certains biens, comme le prix augmente la demande augmente, l’élasticité-prix est donc positive, ce sont des biens anormaux.

Si la demande d’un bien est très sensible à la variation des prix, c’est-à-dire par exemple, si la demande baisse beaucoup lorsque les prix augmentent peu, on dit que le bien est très élastique (ep < -1).

Si l’élasticité est proche de 0, cela signifie que la demande est peu sensible à la variation des prix. On dit que le bien est peu élastique au prix.

Pour mesurer l’évolution de la demande en fonction de l’évolution des revenus, on peut mesurer l’élasticité-revenu de la demande

   ep=taux de variation de la demande/ taux de variation des revenus

Lorsque les revenus augmentent, la demande augmente. L’élasticité-revenu de la demande est donc normalement positive.

Selon la loi d’Engel, la demande de biens alimentaires augmente moins vite que les revenus : les biens alimentaires ont donc une faible élasticité-revenu (proche de 0).

With rising incomes, the share of expenditures for food products declines. The resulting shift in expenditures affects demand patterns and employment structures. (voir l’illustration en début d’article).

A l’inverse, la part des loisirs dans la consommation augmente plus vite que le revenu; les loisirs ont donc une forte élasticité-revenu (er >1).

-On peut aussi mesurer une élasticité-croisée de deux produits :

  1. Lorsque les biens sont substituables, la hausse du prix de l’un peut se traduire par la baisse de sa demande, et par la hausse de la demande de son substitut.
  2. Lorsque les biens sont complémentaires, la baisse du prix de l’un peut entrainer la hausse de sa demande, et donc aussi celle du bien qui lui est complémentaire.

b) Les déterminants de l’offre

L’offre émane des producteurs. L’intérêt des producteurs est de vendre au prix le plus élevé possible, tout du moins à un prix supérieur à son coût de production.

Les déterminants de l’offre sont donc :

  •  Le prix : quand le prix augmente, l’offre augmente car peuvent venir sur le marché des producteurs qui ont des coûts de production plus élevés. Quand le prix baisse, l’offre baisse, car les producteurs qui ont les coûts de production les plus élevés doivent se retirer du marché.
  • Les coûts de production
  • La concurrence

L’évolution du prix d’un bien peut aussi avoir une influence sur l’offre d’un autre bien : par exemple, dans un pays en développement, si le prix auquel peut être vendu l’électricité augmente, cela va inciter les entreprises à produire des ordinateurs (qui pourront être vendus car les individus pourront avoir de l’électricité).

c) L’équilibre du marché 

Quand le prix augmente, la demande baisse, car le produit coûte plus cher au consommateur, il en achète moins. A l’inverse, quand le prix baisse, la demande augmente : la demande est donc une fonction décroissante du prix.

 Quand le prix augmente, l’offre augmente car peuvent se maintenir sur le marché des producteurs qui ont des coûts de production élevés. A l’inverse, quand le prix baisse, l’offre baisse : l’offre est donc une fonction croissante du prix.

 Sur le marché, l’offre rencontre la demande : lors de cette rencontre, c’est un équilibre qui se crée où l’offre est égale à la demande : se fixent alors un prix d’équilibre et une quantité d’équilibre.

Par exemple, sur le marché des capitaux :

L’offre de capitaux émane des agents à capacité de financement, qui souhaitent prêter leur argent, moyennant une rémunération par le taux d’intérêt qu’ils percevront.

La demande de capitaux émane des agents à besoin de financement, qui souhaitent emprunter de l’argent, ce qui leur coûtera des intérêts.

Le taux d’intérêt est donc le prix sur le marché des capitaux : il correspond à la rémunération des prêteurs et au coût pour l’emprunteur.

Le marché des capitaux réel correspond assez bien au marché théorique de concurrence pure et parfaite.

Par exemple, sur le marché du travail :

L’offre de travail émane des travailleurs (c’est la demande d’emplois).

La demande de travail émane des entreprises (c’est l’offre d’emplois).

Le prix du travail est le coût du travail c’est-à-dire le salaire +les cotisations sociales.

Si le marché du travail était un marché de concurrence pure et parfaite, il y aurait une égalité de l’offre et de la demande de travail, c’est-à-dire qu’il n’y aurait pas de chômage, ni de pénurie de main d’œuvre.

Or, le marché du travail n’est pas un marché de concurrence pure et parfaite parce que :

  • Le marché du travail n’est pas un marché comme un autre, parce que le travail n’est pas un bien ou un service comme un autre, il n’est pas homogène ni mobile et le salaire n’est pas un prix comme un autre car c’est un moyen de subsistance
  • Sur le marché du travail, l’Etat a fixé un salaire minimum supérieur au salaire d’équilibre : le SMIC.

1.3) Les réactions de l’acheteur aux changements d’incitation

a) Les conséquences d’une modification de la demande

Un choc de demande est un évènement externe qui affecte les goûts ou les besoins des consommateurs, donc leur consommation, et qui déplace donc la courbe de demande.

Si la demande augmente (la courbe se déplace vers la droite), toutes choses égales par ailleurs (ceteris paribus), les quantités échangées vont augmenter et les prix aussi : les consommateurs veulent acheter plus, et si l’offre n’augmente pas, ils devront payer plus cher.

Si la demande baisse (la courbe se déplace vers le bas), toutes choses égales par ailleurs, les quantités échangées vont diminuer et les prix aussi.

b) Les conséquences d’une modification de l’offre

Un choc d’offre  est un évènement extérieur qui affecte directement les coûts de production ou les capacités productives des entreprises, ce qui fait se déplacer la courbe d’offre.

Si l’offre augmente (la courbe se déplace vers la droite), les quantités échangées augmentent et les prix baissent : les entreprises vont produire plus et moins cher.

Si l’offre baisse (la courbe se déplace vers la gauche), les quantités échangées baissent et les prix augmentent.

SYNTHESE : Si les chocs d’offre et de demande sont simultanés

  • Si le choc d’offre est à la baisse et le choc de demande à la hausse, les prix vont augmenter. L’évolution des quantités dépend du rapport entre l’offre et la demande : si le choc d’offre est supérieur au choc de demande, les quantités échangées baissent.
  • Si le choc d’offre et le choc de demande sont à la baisse, les quantités échangées baissent. L’évolution des prix dépendra du rapport entre l’offre et la demande. Si le choc d’offre est supérieur au choc de demande, les prix augmentent.
  • Si le choc d’offre est à la hausse et le choc de demande à la baisse, les prix baissent. L’évolution des quantités dépendra du rapport entre l’offre et la demande. Si le choc d’offre est supérieur au choc de demande, les quantités échangées augmentent.

c) Le marché concurrentiel génère des gains à l’échange

Dans un marché concurrentiel, au prix d’équilibre, certains consommateurs sont plus que satisfaits car ils paient un prix inférieur que celui qu’ils étaient prêts à payer. Le surplus du consommateur est la différence entre le prix que les consommateurs étaient disposés à payer et le prix du marché.

De même,  les producteurs gagnent la différence entre le prix du marché et le prix auquel ils étaient disposés à vendre : c’est le surplus du producteur.

d) Le contrôle des prix modifie les conditions de l’échange

-1°possibilité : l’Etat fixe un prix-plancher

Un prix-plancher est un prix en-dessous duquel il est interdit de vendre. Il est donc, en général, supérieur au prix d’équilibre du marché.

Ce prix fait donc baisser la demande (c’est plus cher, les consommateurs en achètent moins) et augmenter l’offre : les producteurs qui avaient des coûts de production trop élevés peuvent désormais produire de manière rentable. (C’est un peu ce qui se passe sur le marché du lait, car l’Etat subventionne les producteurs de lait).

Sur un marché concurrentiel, lorsque la demande est inférieure à l’offre, l’équilibre se reforme par la baisse des prix, mais comme le prix est fixé par l’Etat, on est ici dans une situation où l’offre est supérieure à la demande : il y a surproduction.

Par exemple, sur le marché du travail, en fixant un SMIC, l’Etat fixe un salaire minimum supérieur au prix d’équilibre : l’offre de travail est alors supérieure à la demande de travail : il y a chômage.

-2°possibilité : L’Etat fixe un prix-plafond

Un prix-plafond est un prix au-dessus duquel il est interdit de vendre. Il est donc, en général, inférieur au prix d’équilibre.

Ce prix fait donc augmenter la demande et baisser l’offre : les entreprises qui ont des coûts de production trop élevés doivent se retirer du marché.

La demande est alors supérieure à l’offre : il y a pénurie.

2. Comment les marchés imparfaitement concurrentiels fonctionnent-ils ?

Dans la réalité, les hypothèses de la concurrence pure et parfaite sont rarement respectées (sauf peut-être sur le marché des capitaux). Cela n’empêche pas les marchés d’être concurrentiels, c’est-à-dire au moins de connaître des rapports de force identiques entre les offreurs et les demandeurs.

2.1) Les structures de marché

On rencontre différentes structures de marché sur les marchés imparfaitement concurrentiels, en particulier lorsque l’hypothèse d’atomicité n’est pas respectée.

  • Le monopole : c’est une situation où il n’y a qu’un seul offreur. Le monopole est dit bilatéral si l’offreur est en face d’un seul demandeur. Le monopole est contrarié si l’offreur ne peut vendre qu’à peu de demandeurs.
  • L’oligopole : lorsqu’il y très peu d’offreurs. L’oligopole est bilatéral si ces quelques entreprises ne sont en face qu’à de peu de demandeurs.
  • Le monopsone : c’est une situation où il n’y a qu’un seul demandeur. Le monopsone est dit contrarié lorsqu’il n’y a que peu d’offreurs pour satisfaire ce demandeur unique.
  • L’oligopsone : c’est une situation où il n’y a qu’un petit nombre de demandeurs.

Dans le cas du monopole et de l’oligopole,  le prix sur le marché est supérieur au prix sur un marché concurrentiel car les offreurs sont en position dominante. Les quantités échangées sont aussi inférieures. Cette situation est défavorable aux consommateurs.

2.2) Les stratégies des entreprises pour renforcer leur pouvoir

Même sur les marchés concurrentiels, les entreprises cherchent à mettre en place des stratégies pour vendre plus et plus cher avec comme objectif de maximiser leurs bénéfices.

Les stratégies de différenciation :

  • Les stratégies de différenciation peuvent se faire par l’innovation : l’entreprise se retrouve en situation de monopole parce qu’elle est la seule à vendre un nouveau produit innovant.
  • Les stratégies de différenciation peuvent se faire par l’image de marque : les consommateurs préfèrent quoi qu’il arrive (même s’il est plus cher, même s’il y a de la concurrence) acheter les produits de la marque.

Ces stratégies permettent à l’entreprise de vendre plus et plus cher.

Les stratégies d’entente :

  • Le cartel est un oligopole où les quelques vendeurs obtiennent le contrôle d’un marché par entente.
  • Les entreprises peuvent s’entendre  sur les prix, forcément supérieur au prix en concurrence.
  • Les entreprises peuvent aussi se répartir géographiquement le marché : elles se retrouvent ainsi chacune dans une situation de monopole sur une zone donnée.
  • Les entreprises peuvent s’entendre pour boycotter un concurrent afin de l’éliminer du marché.
  • Enfin, les producteurs peuvent s’entendre pour fixer des quotas de production pour faire augmenter les prix ou, au moins, les empêcher de baisser.

Les ententes qui ont des effets positifs supérieurs aux effets négatifs ne sont pas illégales, en particulier si elles sont conclues entre des entreprises non concurrentes ou qui contrôlent qu’une petite part du marché.

La stratégie de la « guerre des prix » :

Une stratégie peut consister pour une entreprise à dominer le marché en baissant au maximum ses prix de vente.

L’entreprise peut maîtriser :

  • ses coûts d’achat : ex. acheter en grandes quantités pour bénéficier de remises,
  • ses coûts de production : ex. réduction des frais de personnel grâce à la polyvalence,  réduction des frais généraux (électricité…), augmentation de la productivité du travail (= économies en  coût du personnel), recours aux contrats précaires, réduction des stocks en produisant à la commande, , délocalisation dans les pays à faible coût de production…

Les économies d’échelle permettent aussi de baisser le coût unitaire des produits, en produisant en plus grandes quantités. Les raisons : les coûts fixes sont répartis sur une plus grande quantité de produits.

  • ses coûts de distribution : Ex. livraison du produit en pièces détachées pour réduire l’encombrement du produit durant le transport (ex. les meubles Ikéa), vente par correspondance pour économiser des frais de distribution (absence de locaux de vente…).

La stratégie de domination par les coûts est le moyen le plus efficace pour augmenter rapidement ses parts de marché,  car le prix est un des facteurs essentiels dans la motivation d’achat.

Cette stratégie est surtout employée pour les entreprises qui veulent percer sur un nouveau marché. Ex. les  nouveaux opérateurs téléphoniques, les nouvelles compagnies aériennes low-cost…

Cette stratégie peut vite se transformer en une guerre des prix entre les différentes entreprises concurrentes. En règle générale, cette situation ne profite à aucune entreprise car elle peut les contraindre à  réduire leurs marges et leurs bénéfices, et mettre en péril leur survie. Cette stratégie est donc souvent employée à court terme.

2.3) Le rôle des pouvoirs publics dans la régulation de la concurrence

En France, l’Autorité de la concurrence, qui est une autorité administrative indépendante, a pour objectif de veiller au libre jeu de la concurrence et au bon fonctionnement du marché. Elle peut sanctionner les entreprises lorsque celles-ci font par exemple des ententes illicites ou abuses de leur position dominante.

En Europe, la surveillance du respect des règles de la concurrence sur le marché européen est assurée par la Commission Européenne, en particulier les concentrations d’entreprises, qui ne sont pas forcément toutes sanctionnées, si les entreprises s’engagent à ne pas fausser la concurrence.

La concentration d’entreprises est l’opération résultant généralement d’une entente conclue entre deux ou plusieurs entreprises ou entre des groupes d’entreprises qui,

  • soit par voie de fusion,
  • soit par le jeu du contrôle qu’exercent certains de leurs dirigeants,
  • soit  par des prises de participations dans leur capital respectif
  • parviennent à contrôler toutes les activités économiques qu’elles exercent.
3.2  Conflits et recherche d’une régulation de la mondialisation

3.2 Conflits et recherche d’une régulation de la mondialisation

Attention, ceci est l’ancien programme de Terminale. Il n’est plus en vigueur aujourd’hui, cependant certaines connaissances peuvent encore être utiles. N’hésitez pas à posez vos questions.

A) Mondialisation et difficultés de régulation

Du GATT à l’OMC

Lors de sa création en 1947, le GATT est un simple accord dans lequel les pays se mettent d’accord :

  • pour baisser progressivement les tarifs douaniers (chaque étape correspond à un « round » le dernier étant l’Uruguay Round de 86 à93) : ainsi, les tarifs douaniers ont été divisés par 10 en 50 ans.
  • pour s’entendre sur un code de bonne conduite qui prend la forme de
    • La clause de la nation la plus favorisée, l’interdiction de barrières non tarifaires et l’interdiction du dumping.
    • Presque tous les pays du monde ont finalement adhéré au GATT, mais celui-ci n’avait aucun pouvoir de coercition.

En 1995, le GATT devient l’OMC, qui a comme objectif de favoriser la prévisibilité et la liberté des échanges. Il s’occupe aussi de régler les conflits commerciaux entre les Etats. La nouveauté est qu’il possède un pouvoir de sanctions financières pour les pays ne respectant pas les règles de l’OMC. Un état peut aussi avoir recours devant l’OMC pour demander des sanctions pour un pays qui aurait par exemple accorder des subventions publiques à certains secteurs.

Le cycle actuel de négociations à l’OMC s’appelle le « cycle de Doha » : il n’a pas encore abouti car les négociations buttent sur les échanges de certains services et certaines productions agricoles (que les PDEM veulent protéger au nom de l’autarcie alimentaire et que les PED voudraient voir moins aidées pour avoir une chance de rentre dans la compétition internationale).

Devant cet échec des négociations multilatérales, les pays augmentent les accords bilatéraux (hors OMC) : aujourd’hui 40% des échanges commerciaux mondiaux sont régis par des accords bilatéraux.

Remarque : il existe un autre organisme qui s’occupe des échanges commerciaux à l’échelle internationale : c’est la CNUCED conférence des nations unies pour le commerce et le développement, qui promeut une vision moins libérale et plus orienter vers un développement durable et plus égalitaire pour les PED.

Le FMI et la banque mondiale

Le FMI et la banque mondiale jouent un rôle majeur dans la définition des principes régissant la distribution des aides financières.

Le FMI est crée en 1945 par les accords de Bretton Woods comme la banque mondiale. Il devient un organisme bancaire international participant à la création de moyens de paiement lors de crise financière internationale, en particulier auprès des PED. La banque mondiale est aussi un organisme prêteur, c’est la principale institution d’aide au développement, en particulier dans l’aide à la reconstruction et dans le fiancement de grands projets d’équipement.

Ces organismes internationaux ne prêtent que sur conditions, en particulier l’exigence de réformes politiques et économiques structurelles, en poussant à la libéralisation des marchés. Cela se traduit concrètement par des politiques d’austérité : réduction de l’intervention de l’Etat, baisse du nombre de fonctionnaires, réduction des services publics, privatisations, hausse des prix,…. D’autant plus douloureux que  cela se passe dans des pays déjà très pauvres. Dans certains pays, la banque mondiale a incité les pays à favoriser la production à l’exportation, ce qui a pu se traduire par un appauvrissement à cause de la dégradation des termes de l’échange mais aussi parce que cela s’est fait au détriment des cultures vivrières locales.

Ces politiques d’inspiration libérale, si elles ont permis à certains pays de se développer  ou de désendetter, n’ont pas permis aux plus pauvres de mieux rembourser leurs dettes, voire les ont davantage appauvris

B) Quelle régulation pour l’économie mondiale ?

A-t-on besoin des instances internationales pour réguler l’économie mondiale, et si oui, comment y représentés égalitairement tous les pays, comment éviter l’hégémonie américaine ou plus généralement  la domination des grandes puissances économiques, comment promouvoir un libre-échange qui se fasse aussi au bénéfice des plus pauvres, la vision libérale de l’échange internationale est-elle vraiment la mieux adaptée  et est-elle adaptée à tous les pays ?

Les grandes instances internationales ont poussé à la dérégulation des économies, laissant alors le soin au marché de réguler l’économie mondiale (responsabilité dans les crises actuelles ?)

Le problème n’est donc pas tant la mondialisation mais plutôt sa gouvernance, et aussi l’harmonisation des politiques internationales en matière de normes économiques, sociales, mais aussi environnementales (ex Kyoto)

Depuis les années 2000, on assiste à la formation d’une société civile mondiale qui tente d’opposer une autre vision de la mondialisation et de s’imposer comme des contre-pouvoirs (consommateurs : commerce équitable, associations : mouvement altermondialiste, ONG dans l’action humanitaire et la logistique sur des projets écologiques). Cette autre vision des échanges est relayé à l’échelle de certains états qui à la fois revendiquent plus de pouvoirs dans les instances internationales, mais aussi la possibilité de négocier d’autres règles plus favorables aux PED ou plus équitables.

2.2 Les FMN modèlent  la DIT

2.2 Les FMN modèlent la DIT

Les FMN ont un poids de plus en plus important dans les échanges internationaux, les échanges intra-firmes représentent plus de 30% du commerce mondial en 2004, 9,1% du PIB mondial et 57,4% des emplois. Ainsi les FMN ont un impact sur la forme et la logique des échanges, la structure des échanges s’expliquent plus par leurs stratégies que par les choix et la volonté des Etats.

Ce poids prépondérant des stratégies des firmes multinationales entraîne une série de questions.

 

A) La question des délocalisations et leurs effets sur l’emploi

     

    A1. Qu’est-ce qu’une délocalisation ?

    C’est la fermeture d’une unité de production dans un pays pour en ouvrir une dans un autre pays. (C’est un déménagement d’unité de production via un investissement direct à l’étranger).

    Donc pour que l’on puisse parler de délocalisation au sens strict il faut que la fermeture d’une unité de production soit le résultat d’un transfert de production d’un pas à l’autre.

     

    A2. Pourquoi délocaliser ?

    C’est parce qu’elle cherche à améliorer leur compétitivité (prix et hors prix) que les firmes vont délocaliser leur production.

    Recherche d’une meilleure compétitivité

    • En produisant dans les Etats où le coût de la main d’œuvre est moins élevé
    • En rapprochant la production des matières premières
    • En se rapprochant des marchés pour mieux répondre à la demande des consommateurs,…

     

    A3. Les effets contrastés sur l’emploi pour les pays subissant les délocalisations

    A court terme : effets directs plutôt néfaste pour l’emploi :

    • sur le niveau de l’emploi car les délocalisations entraînent des destructions importantes d’emplois
    • sur la qualité de l’emploi car les FMN mettent en concurrence les pays ce qui conduit à des pressions à la baisse sur le coût du travail (réduction des prestations sociales, remise en cause des acquis sociaux, pression à la baisse sur les salaires,…)

     

    A plus long terme les délocalisations peuvent avoir des effets plus positifs sur l’emploi

    • Une délocalisation en rationalisant la production et en réduisant les coûts peut permettre de sauvegarder une partie des emplois qui auraient disparaître dans le cas contraire. (Sauvegarde d’une partie des activités)
    • Les délocalisations peuvent permettre de restructurer la production vers des activités plus favorables aux Etats (recherche et développement, design, marketing,…). (// Processus de destruction créatrice)
    • Les FMN relocalisent une partie de la production dans les PDEM (majorité des IDE vont dans les  PDEM) ce qui est créateur d’emplois qualifiés

     

    Pb : Il y a un problème d’inadéquation entre les emplois détruits qui libèrent de la main d’œuvre peu qualifiée et les emplois créés qui nécessitent de la main d’œuvre qualifiée.

     

    De plus il faut rappeler que l’implantation des FMN peut être une source de développement pour les PED.

     

    B) FMN et spécialisation des Etats

    Les stratégies des FMN expliquent de plus en plus la spécialisation des Etats, même si ces derniers jouent encore un rôle au travers des politiques mises en place pour attirer les FMN.

     

    Les critères de localisation des FMN dépendent de l’étape de la production :

    • En amont  (QG, Recherche développement,..) : les FMN sont influencées par l’environnement du pays (stabilité politique, pole de compétitivité,…)
    • Production : les FMN vont chercher des coûts salariaux bas. Mais ce n’est pas forcément pour tous les types de production. Par exemple le cycle de vie du produit peut aussi influencer la localisation. Ainsi lorsque les produits ont un cycle de vie court cela nécessite une forte adaptation de la main d’œuvre qui doit pouvoir s’adapter à une production évolution souvent. Il s(agit de main d’œuvre plus qualifiée ce qui peut expliquer que ce type de production ne se localise pas dans les pays à bas salaires.
    • Aval (logistique, bureau commerciaux, service après vente,…) : les FMN vont être influencées par la taille du marché de la zone d’accueil.

     

    Ainsi les logique de localisation sont multiples et répondent à différents objectifs :

    • Une volonté de baisse des coûts de production (recherche de compétitivité prix) : Localisation nord/sud
    • Une volonté de rapprochement des marchés locaux (recherche de compétitivité hors prix) Localisation Nord/Nord

    Les phénomènes de délocalisations liés aux stratégies des FMN ne sont pas forcément liés à la concurrence des pays qui ont des coûts du travail plus faibles.

    Mais dans tous les cas ces stratégies de localisations conduisent à une mise en concurrence des pays qui cherchent à attirer les IDE cela conduit :

    • Au dumping salarial et fiscal (ex Irlande qui mène une politique d’exonération fiscale pour attirer les entreprises informatiques)
    • Politique de développement de pôles de compétitivité pour permettre aux FMN de bénéficier d’économie d’échelle externe
    • Politique d’amélioration des qualifications de la main d’œuvre
    • Aide à la recherche

     

    C) FMN et autonomie des Etats

      Le poids grandissant des FMN leur donnent un pouvoir important qui peut remettre en cause l’autonomie des Etats. (Le chiffre d’affaire de certaines FMN peut être plus important que le PIB des Etats).

       

      C1. Le poids des FMN réduit les marges de manœuvre des Etats

      Etant donnée la concurrence des Etats pour attirer les FMN, les politiques sont contraintes par les stratégies, les intérêts des FMN. Les politiques de l’emploi et les politiques sociales sont particulièrement touchées (modification de la législation du travail, évolution de la protection sociale,…)

       

      C2. Les FMN ont un pouvoir de décisions

      Au travers des groupes de pression les FMN prennent part aux décisions

      La construction de l’union européenne et son évolution a été largement influencée par les FMN.

      Les FMN deviennent  des collaborateurs dans la mise en place des règles internationales.

       

      Crédits photos d’illustration :carte issue de la version en

      ligne d’un article d’alternatives économiques, 2001.

      2.1 Le développement des FMN

      2.1 Le développement des FMN

      Attention, ceci est l’ancien programme de Terminale. Il n’est plus en vigueur aujourd’hui, cependant certaines connaissances peuvent encore être utiles. N’hésitez pas à posez vos questions.

      A) Mondialisation et difficultés de régulation

      Les firmes multinationales, que l’on appelle aussi les FTN sont des acteurs essentiels de la mondialisation.

      Les FTN sont des entreprises industrielles, commerciales ou financières, dont les produits sont vendus et surtout fabriqués dans plusieurs pays, selon la DIPP (division internationale du processus de production, c’est-à-dire production divisée entre les pays en fonction des avantages de chaque pays.) C’est l’exemple de Nike dans le dossier.

      A partir des 60s, les FTN se développent : à partir des 90s, il y a beaucoup moins de création de filières et de transplantation d’usines, mais plus souvent des opérations de fusion acquisition par lesquelles prend le contrôle d’une autre par acquisition de tout ou d’une partie de son capital (croissance extensive) ; permises par la libéralisation des marchés financiers qui facilitent les OPA et OPE. (voir tableau de dossier)

      Rappel : la mondialisation c’est l’échange de biens et services, mais aussi la circulation de capitaux : c’est eux qui ont le plus augmenté ces dernières années : on distingue les IDE= acquisition d’au moins 10% des actions ou des droits de vote dans l’entreprise ; des investissements de portefeuille, placement spéculatifs sur le marché des capitaux. (voir TD)

      Les pays industrialisés émettent + de 90% des IDE et en reçoivent 70%.

      Les échanges intra firmes représentent aujourd’hui 30% des échanges marchands (c’est-à-dire entre filiale et maison mère) ; les échanges avec au moins une FMN représentent 90% des échanges= la concurrence au niveau international est de plus en plus oligopolistique.

      Les stratégies des FMN sont soumises à 2 types de contraintes :

      1. Une exigence de rentabilité par rapport aux actionnaires et
      2. une exigence de compétitivité prix ou hors prix pour faire face à la concurrence.

      La compétitivité, c’est la capacité à résister à la concurrence, on peut la mesurer par les gains de parts de marché (entreprise, industrie ou pays).

      En fonction du produit et du marché, l’entreprise peut choisir une stratégie centrée sur

      • la compétitivité prix : capacité à résister à la concurrence par les prix, suppose uneaction sur les coûts de production, par exemple un délocalisation de la production ou un investissement à l’étranger où les coûts de production sont les plus bas.
      • la compétitivité hors prix ou structurelle : c’est une stratégie qui peut viser la différenciation de produits ou une action sur l’image de marque ou le service après-vente. Cette stratégie impose d’importantes en recherche-développement pour trouver des produits innovants.

       

      Credits photos : Image d’illustration tirée du court métrage “Logorama : le monde des marques”

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