1.2 Dans un 2° temps, les gains de productivité proviennent d’une diversification de la production et d’une plus grande implication des salariés.

1.2 Dans un 2° temps, les gains de productivité proviennent d’une diversification de la production et d’une plus grande implication des salariés.

a) Le modèle toyotiste

Documentaire : La mise à mort du travail

http://portage-aquitaine.org/docutravail/alienation.html

Dans les années 1950, Taïichi Ohno (1912-1990), d’abord ingénieur puis vice-président de l’entreprise Toyota met en place un nouveau mode d’organisation du travail qui sera après lui nommé « Toyotisme » et qui repose sur trois principales caractéristiques :

  • Une production en flux tendus (Juste à Temps) pour limiter les stocks : Cela est rendu possible grâce au « Kan Ban » qui désigne un système de régulation du débit de la production organisé de l’aval (moment du montage de l’automobile) vers l’amont (fabrication des pièces détachées). L’objectif est de restreindre les stocks intermédiaires en demandant aux salariés situés en amont de travailler « sur commande » selon les besoins de l’atelier aval. Le Kan Ban a ainsi permis de produire sans stocks ce qui a permis à Toyota de réaliser des gains de productivité et ainsi de réduire ses coûts de production et donc de gagner en compétitivité-prix. La production est plus flexible, elle est organisée en fonction de la demande, à l’inverse du fordisme qui produisait et ensuite cherchait à écouler les stocks.
  • L’autonomation qui est un néologisme désignant la contraction des termes d’autonomie et d’automatisation. Cela consiste à doter les machines d’un mécanisme d’auto-arrêt en cas de dysfonctionnement. Plus largement, il s’agit de doter les ouvriers d’une responsabilité en les autorisant à stopper eux-mêmes la chaîne de production s’ils estiment qu’il y a un risque quelconque. Ainsi et contrairement au principe fondateur de l’OST, le toyotisme introduit le principe d’une responsabilisation des salariés dans l’organisation du travail.
  • L’implication des salariés dans l’amélioration de la production : c’est la méthode du « Kaizen » (amélioration continue). On donne la parole aux ouvriers dans le cadre de cercle de qualité pour qu’ils proposent des solutions pour améliorer la façon de produire et ainsi être plus efficace. Là encore il y a une remise en cause de la division verticale du travail puisque l’ouvrier lui-même participe à l’élaboration des méthodes de production

 

b) Les deux grandes évolutions dans l’organisation du travail suite aux influences du toyotisme

Ici les gains de productivité sont permis grâce à une rationalisation de la production basée sur la rechercher de la fin des coûts inutiles et donc l’élimination des gaspillages en s’adaptant à la demande et cherchant toujours à améliorer le processus en s’appuyant sur l’implication des salariés.

Au final, le toyotisme peut se résumer par une formule célèbre énonçant 5 objectifs recherchés par l’entreprise : « zéro stocks, zéro délais, zéros défauts, zéros pannes, zéros papiers ».

A la différence de l’OST qui procède par une parcellisation des tâches, le toyotisme fait des salariés des ouvriers pluri-opérateurs, c’est-à-dire polyvalents. La production pour être flexible a besoin d’une grande réactivité de la main d’œuvre qui doit pouvoir faire face à l’imprévu en prenant des initiatives, et en étant capable si besoin est d’aider un autre atelier en difficulté.

Beaucoup d’entreprises ont donc modifié leur logique organisationnelle en renforçant l’initiative, l’autonomie, la polyvalence, et le travail en groupe. Ces innovations ne font pas pour autant disparaître les contraintes pesant sur le travail d’exécution et en génère de nouvelles (ex : le fait de devoir prendre des initiatives et agir en cas d’imprévus rajoute un stress supplémentaire pour le salariés ; les salariés doivent gérer beaucoup plus de tâches ils sont donc plus sollicités ce qui ajoute de la pénibilité au travail, on a ainsi vu le nombre de maladies du travail augmenté sensiblement suite à ces NFOT). Les conditions de travail ne sont donc pas forcément améliorées mais peuvent au contraire être dégradées, surtout pour les postes les moins qualifiés.


La suite du cours page 2 …

Article : Les murs de séparation dans le monde

Article : Les murs de séparation dans le monde

Lors de mes révisions pour le second semestre je suis tombé par hasard sur un article que j’avais du produire en TD de Fait International de la Semaine (FIS). En relisant, je me suis dit que cela pouvait intéresser certains d’entre vous et vous pourrez voir que les SES servent en Science Po 🙂 ! Voyez plutôt, la typologie de Bhalassa, les problématiques sur la mondialisation, …

N’hésitez pas à ouvrir ce document dans une nouvelle fenêtre ou zoomer pour un meilleur confort de lecture !

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Cours d’introduction à la science politique

Cours d’introduction à la science politique

Comme on me l’avait demandé lors de ma petite intervention chez les TES2, je poste mon cours d’introduction à la science politique. Il faut savoir que l’enseignement science po’ ne peut se limiter à cette seule matière. Je vous invite donc aussi à vous renseigner et/ou me demander quelques infos sur les cours de sociologie politique, philosophie politique, relations internationales et histoire et anthropologie de la guerre pour ne citer qu’eux.

Voici donc en fichier joint le .pdf de l’ensemble des cours du premier semestre. Soyez indulgent avec l’orthographe, je prends mes cours directement en Amphi et je ne suis pas un fast-thinkeur orthographique malheureusement. Je mettrais à jour des cours plus propres avant le 12 Janvier, date de mes partiels, ce qui implique que j’aurais (normalement) relu mes cours et corrigé la plupart des phrases qui ne veulent rien dire, sans verbe, sans un mot justement orthographié.

Bonnes fêtes à vous et “manger plein de chocolat c’est bon pour vos études” ! ( comme la justement dit Mme Martin 😉 )

Ben.

Fichiers joints :

  • Plan : Plan de cours

Problématiques: Partie 3 Chapitre 1

QUESTIONS DE SYNTHESE

 

1) Après avoir expliqué pourquoi la régulation de l’économie mondiale est nécessaire, vous montrerez que sa mise en œuvre se heurte à de nombreuses difficultés.

 

2) Vous expliquerez comment l’internationalisation des échanges peut être source de croissance, mais aussi génératrice de contraintes.

 

3) Après avoir présenté le rôle des FMN sur la mondialisation des échanges, vous montrerez qu’en retour celle-ci influence la stratégie des FMN.

 

4) Après avoir expliqué pourquoi les FTN cherchent à améliorer leur compétitivité, vous étudierez les modalités qu’elles mettent en œuvre pour y parvenir.

 

5) Après avoir présenté et expliqué la mondialisation culturelle, vous réfléchirez à ses conséquences et aux réactions qu’elle entraîne.

 

6) Après avoir expliqué pourquoi la mondialisation nécessite la mise en place de nouvelles formes de régulation, vous présenterez les difficultés à les mettre en œuvre.

 

7) Montrez que si les normes sociales et environnementales peuvent être nécessaires, leur mise en œuvre se heurte à des difficultés.

DISSERTATIONS

 

Internationalisation et développement

 

1) Quels sont les effets de la DIPP sur les PED et les PDEM ?

 

2) Dans quelle mesure le commerce international contribue t’il au développement des pays du Sud ?

3) La mondialisation est-elle à l’origine de la montée des inégalités dans les pays développés ?

 

4) Dans quelle mesure la montée des IDE est-elle favorable au développement de l’économie mondiale ?

 

5) Vous analyserez les phénomènes d’acculturation induits par la mondialisation.

 

6) Dans quelle mesure la mondialisation conduit-elle à l’uniformisation culturelle ?

 

7) L’extension du libre-échange dans le commerce mondial retire-t-elle toute pertinence aux politiques protectionnistes ?

 

8 ) Dans le cadre de la mondialisation, les pays industrialisés doivent-ils craindre les effets de la concurrence des PED ?

Les FMN

8 ) Quel rôle jouent les FMN dans la mondialisation ?

9) Dans quelle mesure la puissance des FTN menace-t-elle les états ?

10) Comment les stratégies internationales des firmes répondent-elles à l’impératif de compétitivité ?

Régulation de la mondialisation

11) Dans quelle mesure la mondialisation peut-elle être régulée ?

12) Les citoyens peuvent-ils contrôler la mondialisation ?

SUJETS CORRIGES SUR LE CHAPITRE 2 PARTIE 3

SUJETS CORRIGES SUR LE CHAPITRE 2 PARTIE 3

SUJET DE SYNTHESE :

Après avoir présenté les différentes étapes de la construction européenne et les objectifs poursuivis, vous montrerez quels sont les obstacles à la poursuite de l’intégration.

I. Les différentes étapes de la construction européenne

A. Du marché commun au marché unique : une intégration commerciale contre la guerre et pour la croissance

1. Intégrer pour réconcilier : de la CECA au marché commun ou l’intégration commerciale

1951 : Gestion commune du charbon et de l’acier (industries sur lesquelles repose l’effort de guerre)

1957 : Marché commun : union douanière (abaissement progressif des droits de douane, tarif douanier extérieur commun et mise en place de politiques sectorielles communes : la PAC dès 1962).

2. Le Marché unique : un premier saut qualitatif vers l’intégration profonde des économies

On peut parler de saut qualitatif dans la mesure où l’institution d’un espace marchand homogène que suppose le Marché unique, implique une nécessaire harmonisation des espaces réglementaires nationaux. Les particularismes issus des histoires propres à chaque nation sont ainsi appelés à s’effacer progressivement au profit du Marché unique. Il s’agit d’autant plus d’un saut qualitatif que cette harmonisation remet en cause des situations vécues comme des spécificités nationales. L’alignement des entraves non tarifaires à la norme européenne, quelles qu’elles soient signifie ainsi pour un pays comme la France, un recul de l’intervention de l’État dans l’activité économique- Cette évolution conditionne aussi une étape supplémentaire vers la supranationalité.

À partir des années 1992 la poursuite de l’intégration européenne est comprise comme un moyen de relancer la croissance économique. Pour les uns, le marché unique doit améliorer le rapport de force politique et commercial de l’Europe, desserrer sa contrainte extérieure et permettre le retour de politique de relance par la demande. Pour les autres, le marché unique est l’occasion de créer un véritable choc d’offre. La concurrence accrue (déréglementation, ouverture des marchés publics, etc.) doit favoriser la baisse des coûts et les investissements, susceptibles à leur tour d’accroître la productivité des entreprises et de stimuler la croissance.

C’est cette seconde voie qui est privilégiée.

B. L’intégration monétaire : entre approfondissement du marché et construction d’une union politique, le grand saut qualitatif

1. Les objectifs

Vu la réussite relative de la coopération monétaire européenne face à l’instabilité monétaire internationale et dans l’espoir de constituer une monnaie européenne capable de rivaliser avec le dollar américain, la plupart des membres s’engage dans un processus d’Union monétaire (voir les avantages escomptés de l’union monétaire doc. 6).

2. Les critères de convergence

La réussite de ce projet passe nécessairement par l’harmonisation des politiques monétaires et des niveaux d’inflation ; ce qui induit une gestion financière et budgétaire très contraignante

L’option pour la monnaie unique constitue à la fois un pas gigantesque vers l’intégration des économies européennes, mais dans le même temps elle pèse depuis plus de quinze ans sur les conditions de sa réussite et de son élargissement à d’autres pays.

II. Les obstacles à la poursuite de l’intégration

A. Les obstacles économiques

1. Une inefficacité sur le plan économique et social

En comparaison avec les États-Unis et d’autres régions du monde, l’Europe affiche des performances économiques médiocres. D’une part le choix de la monnaie unique impose une gestion monétaire qui jusqu’à présent a surtout cherché à contenir l’inflation plutôt que stimuler la croissance. D’autre part, la faiblesse du budget européen et les critères de réduction des déficits des budgets nationaux, limitent les moyens de compenser la rigueur monétaire. Face à une telle situation et à des difficultés propres à chaque nation, les équipes gouvernementales ne respectent pas toutes le pacte de stabilité.

Par ailleurs, l’Europe souffre d’absence de politique commune. Tout se passe comme si aujourd’hui, l’action économique de l’Europe se cantonnait essentiellement à libéraliser les marchés.

2. Des difficultés accrues par l’intégration de nouveaux membres

Les résultats économiques obtenus par les nations d’Europe orientale nouvellement intégrées à l’Union européenne sont fortement encourageants. Profitant d’avantages comparatifs spécifiques et des investissements étrangers, la plupart de ces pays ont connu récemment une réelle dynamique de croissance.

Toutefois, même si la Slovénie est désormais le treizième membre de l’Union monétaire, cela ne doit pas faire oublier les écarts élevés en terme de PIB, de niveau de vie, entre les nouveaux membres de l’Union et les anciens, écarts qui viennent s’ajouter aux inégalités déjà existantes entre les pays membres.

Or, cette hétérogénéité économique et monétaire se révèle difficilement compatible avec les critères de convergence tels qu’ils sont actuellement définis. Ceci est d’autant plus dommageable que les choix budgétaires récents engageant l’Europe pour les années qui viennent sont tenus dans des limites encore plus strictes qu’au cours de la période antérieure. Il est donc peu probable que les pays d’Europe centrale et orientale puissent bénéficier, comme se fut le cas pour les pays d’Europe du Sud des transferts de revenus nécessaires pour financer et accompagner le rattrapage économique indispensable à l’harmonisation économique de l’Europe.

B. Les obstacles institutionnels

1. Une grave crise d’identité

La vision politique de l’Europe est encore loin de faire l’unanimité, à la fois parmi les dirigeants des pays membres mais aussi parmi les populations. Peu d’européens adhèrent à l’idée d’une intégration plus forte qui conduise vers la supranationalité européenne. Le « Non » danois au traité de Maastricht, le « Non » irlandais au traité de Nice, les « Non » français et néerlandais au projet de Traité constitutionnel européen sont autant de rappels à l’ordre de la faible identification au projet européen.

Il semble que plutôt que vouloir constituer un État fédéral européen, à l’image des États-Unis d’Amérique, dirigeants et peuples préfèrent jusqu’à présent se cantonner à une Europe des États, chacun espérant tirer le maximum de l’Union en contribuant le moins possible, quitte à jouer les passagers clandestins si l’occasion se présente.

2. L’intégration européen en panne ?

La construction européenne pèche surtout par le caractère bancal de ses institutions.

L’Europe n’est pas vraiment dotée d’un pouvoir exécutif (plusieurs institutions de décisions : le Conseil européen, le Conseil des ministres, la Commission).

Le pouvoir législatif du Parlement européen demeure faible. Si son influence a cru au fil des années, l’élection au Parlement européen ne mobilise pas les foules.

La relance de l’Europe, passe donc obligatoirement par un profond réagencement de ses institutions

C’était en partie l’objectif du projet de Constitution.

 

 

 

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