2.1 Progrès technique et innovation

a) Définition

Progrès technique (PT) = ensemble des améliorations apportées aux façons de produire (innovations de procédé + innovations organisationnelles), et aux produits (Innovations de produit).

Innovation = application économique et/ou commerciale réussie d’une invention (idée nouvelle).

À L’ensemble des innovations peut être un indicateur du PT.

Innovations = PT = améliorations

Des produits (existants ou nouveaux)

Des façons de produire

Avec des innovations organisationnelles

Avec des innovations de procédé

Avec des innovations de produits

b) Les différentes sortes d’innovation :

Innovation de produit = un produit amélioré ou un produit nouveau.

Innovation de procédé (process) = nouvelle technique de fabrication ou de commercialisation des produits (ex : nouvelles machines).

Innovation organisationnelle = nouvelle organisation de la production, du travail dans l’entreprise (ex : travail à la chaîne).

Innovations radicales = innovations majeures, de grande ampleur qui vont entraîner des grappes d’innovations mineures, ou innovations incrémentales.

c) Le rôle des innovations majeures (Schumpeter) :

– Pour Schumpeter, les innovations expliquent les cycles économiques de long terme. Comme elles sont indépendantes elles expliquent les ruptures dans les cycles. Mais seules les innovations majeures comptent vraiment et modifient la fonction de production. Une multitude d’innovations mineures découlent en cascade des innovations majeures

– Pour Schumpeter, l’entrepreneur à un rôle important puisqu’il prend le risque d’innover. Au début, l’entrepreneur innovateur est dans une situation privilégiée car l’innovation le place en situation de monopole. Il peut ainsi vendre son innovation plus chère pour rembourser ses dépenses en R&D (recherche fondamentale et appliquée qui aboutit à des découvertes scientifiques, que l’on appelle innovations lorsqu’elles ont une application économique).

– Les prix de vente dans les entreprises innovatrices vont pouvoir être supérieurs aux prix de la concurrence pure et parfaite (on appelle cela la rente de monopole). Les entreprises vont augmenter leurs profits. Cela va attirer des entreprises imitatrices à quand l’innovation se diffuse, la concurrence augmente et les prix baissent.

Cela participe à la consommation de masse et améliore les modes de vie mais cela fait aussi disparaître les entreprises les moins rentables (donc licenciements).

Mais ceci est positif pour Schumpeter car cela libère des facteurs de production pour participer à d’autres innovations.

Pour Schumpeter, l’innovation est un processus de « destruction créatrice » càd que l’innovation va créer de nouvelles industries mais aussi en détruire d’autres qui seront devenues obsolètes.

1.2 les déterminants de l’investissement

a) Le rôle de la demande:

– Les entreprises investissent que si elles anticipent une augmentation durable de la demande et si le taux d’utilisation des capacités de production est élevé.
– Cette demande effective (anticipée) est pour J.M KEYNES celle qui détermine l’offre future des producteurs et donc le niveau de l’investissement et de l’emploi.
– Une hausse de la demande entraine une hausse plus que proportionnelle de l’investissement : c’est l’effet d’accélérateur ( à condition que :le taux d’utilisation des CPer soit proche de 100%, qu’il n’y ait pas d’ajustement par la hausse des prix et que le coefficient de capital K/P soit stable)

b) La rentabilité économique:

L’entreprise veut savoir si l’investissement va augmenter ses profits.
Pour savoir si un investissement est rentable, on va regarder si celui-ci (hausse du capital) va générer un profit supplémentaire (hausse de l’EBE).
TRE ( Taux de Rentabilité Economique) : variation de l’EBE / variation du capital x100

c) Le coût de financement:

Lorsque l’entreprise investit, elle doit comparer ce que lui coà»te son investissement par rapport à ce qu’il lui rapporte.
-Si l’entreprise emprunte de l’argent:
Elle va regarder son taux de rentabilité financière (TRF) : (variation de l’EBE – coût de l’emprunt) / variation du capital x100.
-Si l’entreprise s’autofinance:
Elle va regarder ce que lui rapporte cet investissement et ce que cela lui aurait rapporté si elle avait placé cet argent en banque ou sur un marché financier.
Elle va regarder le taux de profitablité: TRF- taux d’intérêt.
*Remarque:
On appelle effet de levier le fait que si une entreprise s’endette lorsque le taux d’intérêt est inférieur au taux de rentabilité économique, cela aura un effet plus que positif sur son EBE.
Le contraire de l’effet de levier étant l’effet boomerang ou effet massue, c’est-à -dire si le taux d’intérêt est supérieur au TRE l’entreprise peut rapidement se retrouver surendettée.

d) Le partage de la valeur ajoutée:

La valeur ajoutée peut se partager en 3 :
le coût du travail.
l ‘ EBE:
* Rémunération des propriétaires du capital ( dividendes).
* Epargne.
* Impôts sur les bénéfices.

les impôts sur la production.

Ainsi, les déterminants de l’investissement sont:
* la demande anticipée
* la rentabilité de l’investissement (économique et financière)
* la profitabilité
* le partage de la valeur ajoutée

1 – INTRODUCTION: LES SOURCES DE LA CROISSANCE

1 – INTRODUCTION: LES SOURCES DE LA CROISSANCE

La croissance de la production dépend soit:
– De l’utilisation davantage de facteurs de production (=croissance extensive).
– De l’amélioration de la combinaison productive (=croissance intensive).

Selon Cobb-Douglas :
La croissance de la P° = augmentation du travail + augmentation du capital + augmentation du *facteur résiduel.

*Facteur résiduel = Progrès technique mesuré par l’augmentation de la productivité.

Dans les sociétés occidentales, une grande partie de la croissance vient du progrès technique ( = Augmentation de la productivité = Amélioration des moyens de production).

_ La productivité (Pé) du travail :

– Pé horaire du travail en valeur = VA / nbre d’hr de travail
– Pé du travail par tête en valeur = VA / nbre de salariés
– Pé horaire du travail en volume = Per en volume / nbre d’hr de travail
– Pé du travail par tête en volume = Per en volume / nbre de salariés (suite…)